L'Homme qui marche

 
 
 

Date et lieu

Juin 1866, en Alabama, sur la Tombigbee River.

Sujet

En suivant les rives de la Tombigbee River, les deux cavaliers prennent dramatiquement connaissance avec la tragédie de l'homme-qui-marche, un vieil Indien parti pour une mauvaise chasse contre les Blancs qui tuent sans jugement...

Ils le soignent, mais le vieillard est trop grièvement atteint pour qu'ils puissent l'aider davantage. Ils laissent l'homme "libre de ses actes". Que faire, sinon repartir, serrer les poings et cacher sa douleur ? (Raymond Perrin, Dylan Stark 2, Lefrancq, 1998).

 

Éditions

Couverture de Pierre Joubert.

  • 1ère édition, 1968
  • Publié à la suite de La Peau du Nègre, pages 115-154.
  • Verviers (Belgique) : Gérard & C°, [juin ?] 1968.
  • 18 cm, 114 p.
  • Illustrations : Pierre Joubert (couverture), Henri Lievens (intérieures).
  • (Pocket Marabout ; 47 ; Dylan Stark 9).
  • 4ème de couv. : Publicité pour les six autres séries publiées dans la même collection : Bob Morane, Doc Savage, Jo Gaillard, Kim Carnot, Gil Terrail, Nick Jordan.
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    Couverture de Michel Blanc-Dumont.

  • 2ème édition, 1998
  • in Dylan Stark 2.
  • Bruxelles (Belgique) : Lefrancq Littérature, 1998 [janvier].
  • 20 cm, 848 p.
  • Illustration : Michel Blanc-Dumont (couverture).
  • (Volumes).
  • ISBN : 2-87153-503-5.
  • Texte pp. 347-379.
  • 4ème de couv. : ...Pierre Pelot commence le cycle Dylan Stark, dont le premier tome sera publié à la fin de l'année 1967, avec un antihéros plongé dans la Guerre de Sécession et les troubles nés d'une paix précaire. En fait, c'est surtout pendant ces années de l'après-guerre qu'on le voit évoluer, de 1865 à 1867. Ce choix d'une époque faussement paisible, aux plaies encore béantes, est dû sans doute pour une part au fait que Pelot lui-même est né dès le lendemain de la deuxième guerre mondiale, au cœur des Hautes-Vosges particulièrement meurtries ou détruites et, pour longtemps, livrées à la pénurie et bientôt au déclin économique.
    Nul doute que, pour un enfant né en 1945, - c'est juste 80 ans après 1865 ! -, l'atmosphère, les privations, les cicatrices encore vives d'un âpre conflit lourd de conséquences durables, ont laissé des traces dont on retrouve aussi la marque parmi d'autres romans plus contemporains. Quant à Dylan Stark, personnage de fiction certes, mais inséré dans un cadre géographique et historique plausible, il subit d'autant plus les séquelles d'une telle période qu'il est un métis né de mère française et de père Cherokee... (Extrait de la préface de Raymond Perrin).
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  • 3ème édition, 2014
  • Paris : éditions Bragelonne, 24 mars 2014.
  • (Bragelonne Classic).
  • Livre numérique.
  • 41 p.
  • ISBN : 978-2-8205-1506-3.
  • Tandis qu’ils suivaient les rives de la Tombigbee River, Dylan Stark et Kija croisent la route de l’homme-qui-marche, un vieil Indien qui s’est lancé en chasse, décidé à faire payer tous les Blancs qui tuent sans jugement... Malheureusement, le vieillard est mourant : que pourront faire pour lui les deux compagnons... ?
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    Première page

    On sait à peine que c'est le milieu du jour. C'est vague. Mais on sait qu'avant le soleil était dur, et cru, et blanc. Avant, toute la plaine - une plaine, cette peau calcinée, boursouflée, tout encombrée de cannaies et de halliers. Une plaine, ça ? - avait sur le dos comme une grande couleur de brûlé. Voilà. Une couleur qui avait le même goût, la même odeur que ce sacré soleil planté haut dans le toit bleu du monde.

    On sait que des mamelons roux s'étiraient nonchalamment à cet endroit, que l'air était parfaitement immobile, aussi transparent que l'eau claire de la rivière. Que des oiseaux, quelque part, se démenaient tout ce qu'ils savaient pour attirer l'attention.

    On sait qu'il faisait chaud et que les chemises moites collaient aux creux des reins, que le pas du cheval avait un effet soporifique, que l'envie de parler était tombée depuis bien longtemps. Que les lèvres et la langue étaient sèches, les mains poisseuses de sueur, et que le chapeau ressemblait fortement à une sacrée petite étuve posée sur la tête.

    On sait tout cela, avant.

    On ne s'y arrête pas : on pense à tout autre chose.

    Puis, cassant le tout, ébranlant ce monde - on tire sur les rênes oubliées, les yeux se dessillent, la pensée s'éveille avec l'œil ouvert ou plissé -, se produit la rencontre.

    Aussi, lorsque plus tard Dylan Stark et Hilkija Britton raconteront ce moment, ils ne pourront dire avec exactitude à quel moment précis de la journée il se produisit, ni quel était le trajet parcouru depuis le matin, ni combien d'oiseaux chantaient dans les buissons que léchait la rive de la Tombigbee River.

     

    Revue de presse

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    Page créée le samedi 20 avril 2002.