Les Loups sur la piste

 
 
 

Date et lieu

Automne 1865 (fin octobre ?), en Arkansas.

Sujet

Si les "calamiteux" du lieutenant Shane arrivent trop tard pour défendre une ville dont les habitants ont dû se débrouiller seuls, ils vont néanmoins servir d'escorte aux huit outlaws conduits vers Little Rock.

Pour le lieutenant Penk, son nouvel ami, et par curiosité, Dylan est du voyage. Mais les loups sont sur la piste. Ce sont les Indiens qui tendent des pièges et attaquent. Les Blancs, peu nombreux, s'ils tombent dans le "nid de guêpes", tiennent finalement bon et le convoi reprend son chemin sous des "promesses de neige". (Raymond Perrin, Dylan Stark 2, Lefrancq, 1998).

 

Éditions

Couverture de Pierre Joubert.

  • 1ère édition, 1967
  • Verviers (Belgique) : Gérard & C°, [III] 1967.
  • 18 cm, 151 p.
  • Illustrations : Pierre Joubert (couverture), Pierre Joubert et Henri Lievens (intérieures).
  • (Pocket Marabout ; 21 ; Dylan Stark 5).
  • Notes : "Cherokee strip", signées P.P. (pp. 153-154).
  • 4ème de couv. : Lentement, tandis que les autres surveillaient les alentours, Dylan mit pied à terre et s'avança, tenant son cheval par la bride. Là, dans l'herbe sèche, face contre terre, Fisher et Aeron étaient étendus. Ils n'étaient pas scalpés, mais chacun d'eux avait trois flèches plantées dans le dos et, sous le vent, les empennages tremblaient doucement...
  •  

    Couverture de Michel Blanc-Dumont.

  • 2ème édition, 1981
  • Paris : Castermann, II/1981 [impr. : mars 1981].
  • 18 cm, 179 p.
  • Illustrations : Michel Blanc-Dumont (couverture et intérieures).
  • (L'Ami de poche ; 20).
  • ISBN : 2-203-13620-0.
  • Notes : "Cherokee strip", signées P.P. (pp. 181-183).
  • 4ème de couv. : Aujourd'hui, Dave Shane a les yeux brillants : il est heureux. Avec sa troupe, il revient en ville, à Siloam, au triple galop. On l'attend, on l'espère. Tous ceux de sa bande sont pareils, transfigurés dans leurs vieilles défroques militaires... Avant la guerre, on leur faisait la charité et jamais personne ne se serait jamais dérangé d'un pas pour leur demander leur avis. Maintenant... maintenant, on avait parcouru des dizaines de miles pour les appeler au secours.
  • Prix : volume triple.
  •  

    Couverture de Michel Blanc-Dumont.

  • 3ème édition, 1997
  • in Dylan Stark.1.
  • Bruxelles (Belgique) : Lefrancq Littérature, 1997 [août].
  • 20 cm, 828 p.
  • Illustration : Michel Blanc-Dumont (couverture).
  • (Volumes)
  • Texte pp. 585-696.
  • Ce premier volume comprend :
    Quatre hommes pour l'enfer
    Le Vent de la colère
    La Couleur de Dieu
    La Horde aux abois
    Les Loups dans la ville
    Les Loups sur la piste
    Les Irréductibles
  • 4ème de couv. : En 1966, Pierre Pelot publie le premier de quelques 160 romans édités à ce jour : La Piste du Dakota, un "western" - mais il préfère dire un "roman situé dans le cadre historique de la conquête de l'Ouest". Et l'appellation vaut pour la série des Dylan Stark, dont le premier titre est publie en 1967 : Quatre hommes pour l'enfer.
    Les aventures du métis sudiste cherokee-français vont se succéder sur quelques années suivant la Guerre de Sécession, dans une vingtaine de titres, publiés aux éditions Marabout ou ailleurs, ainsi qu'en feuilleton ou nouvelles dans le journal Tintin.
    Les sept titres qui composent ce volume suivent la chronologie de ces aventures. Le Vent de la colère fut initialement publié en marge de la série, et Dylan Stark s'y cachait sous un autre nom.
  • Notes : "Cherokee strip", signées Pierre Pelot (pp. 697-699).
  •  

  • 4ème édition, 2014
  • Paris : éditions Bragelonne, 17 février 2014.
  • (Bragelonne Classic).
  • Livre numérique.
  • 131 p.
  • ISBN : 978-2-8205-1414-1.
  • La petite ville de Siloam est désormais libérée du joug des soudards qui y faisaient régner la terreur. Désormais, il ne reste plus à Dylan Stark, accompagné d’un ex-lieutenant des Confédérés, Shane, qu’à escorter les prisonniers jusqu’au tribunal militaire qui les jugera. Une marche de plusieurs jours les attend, au cœur du territoire indien, où les esprits s’agitent plus que jamais...
  •  

    Première page

    Nebucad avait dit :

    - La pluie sur Siloam, par le diable ! rien de plus triste à voir !

    C'était juste avant de monter sur la charrette, devant le magasin de Tom Shiffy. Ils étaient quatre dans le General Store, plantés derrière les vitres des devantures, les mains aux poches. Il y avait Tom, avec sa longue face plate de poisson hilare, qui passait le temps de ses silences à préparer de nouvelle plaisanteries ; Sid Shoffender - ce sacré Sid ! - avec ses bras blessé et les souvenirs de la bataille du matin prêts à glisser à la moindre occasion sur ses lèvres gercées. Mais ces deux-là se taisaient la plupart du temps, et, quand ils parlaient, on savait d'avance de quoi il serait question. Ce qui fait qu'ils auraient aussi bien pu être absents.

    Le troisième, c'était Nebucad. De l'énergie concentrée, des cent pas, des gestes nerveux, des braillements et des éclats de rire énormes, Nébucad ! De tout l'après-midi il n'avait cessé une seconde. Comme une eau qui bout. Pour lui aussi, la diversité des propos était chose inconnue. Deux tremplins à sa hargne joyeuse et son exaltation : la fusillade du matin, avec la mort de Jéroham et des autres, et puis son retour à Unspeakable-Town.

    C'était toutefois au sujet de ce retour qu'il était le prolixe. Jeroham, six pieds sous terre maintenant, c'était le passé… c'était la métamorphose du passé en histoires bien dorées et palpitantes qu'il pourrait raconter des mois durant derrière son bar d'Unspeakable-Town.

    Et puis Dylan, le quatrième. Il avait, lui, partagé son temps entre les comptoirs ou il s'asseyait pour écouter parler Nebucad, et les carreaux de la fenêtre suant l'averse contre lesquels il collait son nez. Plus souvent derrière les carreaux. Là, les mains passées dans la ceinture de son pantalon, avec derrière lui les éclats de voix de Nebucad, les plaisanteries de Tom et les jérémiades déguisés de Sid. Plus souvent là, pour surveiller la pluie diluvienne qui battait la ville, qui s'écoulait en rideaux opaques, à croire que tout les cordages et les poulies, là-haut dans les cintres du ciel, étaient à jamais emmêlés par le vent rageur.

    C'avait d'abord été une pluie douce, une pluie de rien. Vers midi, la folie était venue dans le vent, hurlée à travers toute la forêt, la montagne ; on l'avait vue avant de l'entendre, ébouriffée comme par mille diables aux mains crochues qui brassaient les dernières rousseurs. Partout, les arbres avaient gémi, s'étaient tordus. A cet instant la pluie qui jusque-là n'avait été qu'une pluie ordinaire s'était enroulée sauvagement, à plaisir, dans les doigts de ce vent. A pleines bourrasques ! Et alors les nuages n'avaient pas attendu plus longtemps pour se déchirer totalement, se tordre en fumées grises et couler sur terre.

    C'était le premier jour de pluie à Siloam, la première vraie marque de l'automne, et c'était ce signe révélateur que Dylan avait regardé courir dans la rue. Sans presque dire un mot de tout l'après-midi. Il n'avait rien à dire. A un moment, quand Hennik s'était amené pour parler charrues avec Tom, Nebucad avait bien essayé de lancer quelques banalités. Trop banales, justement, pour déclencher l'envie de leur donner du poids en écoutant. Ils n'avaient plus rien à se dire. Indifférents chacun aux préoccupations de l'autre. Ils l'avaient toujours été, peut-être, même lorsqu'ils marchaient côte à côte contre Jeroham. Hey !… Maintenant, c'était fini, allez ! Nebucad était encore ici, mais il brûlait de repartir pour Unspeakable-Town. Sa vie, c'était là-bas.

     

    Épigraphes

    Le couard, c'est celui qui, dans une situation périlleuse, pense avec ses jambes (Ambrose Bierce).

    Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger (J.-P. Richter).

     

    Revue de presse

    Fiche Marabout

    Les loups, ce sont les soldats devenus hors-la-loi qui faisaient régner la terreur à Siloam dans Loups dans la ville. Aujourd'hui, le cauchemar est terminé, la petite cité respire. Mais il reste une tâche difficile à remplir : escorter les prisonniers jusqu'au tribunal militaire qui les jugera. Cette lourde responsabilité est confiée à Shane, ex-lieutenant des Confédérés, et à Dylan Stark, lui aussi ancien officier.

    Le lieutenant Mallow, des troupes régulières, a-t-il bien choisi ces hommes ? On peut en douter : lorsque Shane, appelé à la rescousse, est arrivé à Siloam avec dix soldats fidèles, tout était terminé. Il ne l'a jamais pardonné à Stark. C'est une longue marche de cinq jours qui commence pour ce petit contingent désuni. Le chariot transportant les outlaws est lent et, si les Indiens ne sont pas loin, les choses ne sont pas facilitées par Mallow qui ne veut pas se rendre compte de la situation explosive. Deux squaws ont été volées aux Indiens, disent ceux-ci. Shane prétend qu'elles ont été régulièrement achetées, mais l'attaque est inévitable : il ne suffit pas que l'on ait rendu les deux femmes à leur peuple ; l'honneur veut la punition des coupables.

     

    Pilote

    N° 419, 2 novembre 1967

    Il va bientôt avoir 22 ans et c'est déjà un phénomène. Comme Simenon, il fait ses débuts littéraires en Belgique. Comme Simenon, il a l'inspiration et la plume fécondes. Comme Simenon, il a le don de narration et de l'intrigue romanesque. Il a déjà écrit une dizaine de romans, il s'appelle Pierre Pelot et il est une des fiertés de la collection Marabout. Spécialiste du western, ses récits ont le souffle des grands espaces. Son dernier personnage : Dylan Stark (il a dû penser à Bob et à Johnny). Ses deux derniers titres : Les Loups dans la ville et Les Loups sur la piste. Les règles du genre sont respectées : chevauchées, violences, colt au saloon, sens de l'honneur et de l'amitié, et le marshal qui aura quand même la peau de l'outlaw. Pierre Pelot qui trempe sa plume dans du bourbon et tue les mouches au colt, va sans doute devenir le grand romancier européen du Far-West.

     

    Feuille d'avis de Neuchâtel

    Suisse, 17 février 1968

    Lentement, tandis que les autres surveillaient les alentours, Dylan mit pied à terre et s'avança tenant son cheval par la bride. Là, dans l'herbe sèche, face contre terre, Fisher et Aeron étaient étendus. Ils n'étaient pas scalpés, mais chacun d'eux avait trois flèches plantées dans le dos. Sous le vent, les empennages tremblaient doucement…

     

    Magazine littéraire

    N° 174, juin 1981. Raymond MANUEL, page 86

    Voici le cinquième volume (il y en a déjà quatre nouveaux qui sont annoncés) de la série, ou plutôt du serial que Pierre Pelot a construit autour du personnage généreux de Dylan Stark, à travers qui il symbolise l'Ouest et la prairie, le jeu infatigable des Indiens et des cow-boys.

     

     

    Page créée le mardi 8 janvier 2002.