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Donat VOSGIEN

[ Epinal (88) , 12/03/1762 – Paris (75) , 31/08/1800 (38 ans) ]

avocat , maire , maire d'Epinal , député

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Donat VOSGIEN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3435 (consultée le 5 novembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

VOSGIEN (Donat).- Il était avocat au bailliage d’Épinal lorsqu’il fut élu maire d’Épinal en février 1790.

Le 3 septembre 1791 il fut élu député des Vosges à l’Assemblée Législative, le 7e sur 8, par 309 voix contre 101 à Lepaige. Après la clôture de la session il rentra dans la vie privée et ne reparut plus sur la scène politique.

Il fut nommé ensuite juge au tribunal civil de la Meurthe.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1891 — Dictionnaire des Parlementaires Français

VOSGIEN (Donat), député en 1791, né à une date inconnue, mort à Paris en août 1800, était avocat au bailliage d'Epinal à l'époque de la Révolution. Partisan des idées nouvelles, il devint président de l'administration de son district, et fut élu, le 3 septembre 1791, député des Vosges à l'Assemblée législative, le 7e sur 8, par 309 voix (398 votants). Il ne prit qu'une fois la parole pour combattre le cérémonial adopté lors des réceptions du roi, fut membre du comité des pétitions, vota en faveur de La Fayette, mais rétracta ensuite son vote. Après la session, il rentra pour quelque temps dans la vie privée, et fut nommé sous le Directoire juge au tribunal civil de la Meurthe.

Dictionnaire des Parlementaires Français comprenant tous les membres des Assemblées Françaises et tous les Ministres Français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, publié sous la direction de MM. Adolphe ROBERT Edgar BOURLOTON & Gaston COUGNY.

[ Adolphe ROBERT, Edgar BOURLOTON, Gaston COUGNY , Dictionnaire des Parlementaires Français, p. 549. ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

VOSGIEN Donat
(---)- (août 1800, Paris)

• Maire d'Épinal de 1790 à 1791
• Député des Vosges de 1791 à 1792
• Avocat

Donat Vosgien est avocat au bailliage spinalien, lorsqu'il est élu maire d'Épinal en février 1790. C'est sous son administration qu'Épinal est élue chef-lieu du département des Vosges. En effet, le corps électoral vosgien se réunit le 1er juin 1790 pour un événement extraordinaire. Par 311 voix contre 127, la ville d'Épinal est préférée pour chef-lieu à Mirecourt qui se voit attribué le tribunal, alors que Saint-Dié demeure évêché. Cet aboutissement est le fruit de la ténacité des officiers et adjoints du bailliage d'Épinal qui ont envoyé, quelques mois auparavant, une supplique à l'Assemblée nationale. Mirecourt, disent-ils, est la seule ville qui dispute à celle d'Épinal l'emplacement du siège du département, quoiqu'elle ne puisse pas disconvenir qu'Épinal soit plus à la portée de tous les cantons qui composent le département des Vosges ; mais Mirecourt réclame que dès la haute antiquité, elle a toujours été le siège du grand bailliage des Vosges. Ce moyen n'est rien moins que concluant dès qu'il s'agit d'un nouvel ordre des choses pour le plus grand bien des sujets. D'ailleurs, elle n'a dû cet avantage qu'à la circonstance qu'Épinal ne faisait point partie des possessions des ducs de Lorraine. C'était une république qui se gouvernait elle-même. Il est sensible que le souverain ne pourrait y placer son grand bailliage des Vosges. On peut y ajouter que Mirecourt n'est qu'à huit lieues de Nancy où il y aura un département, c'est un motif de plus pour donner la préférence à Épinal qui en est distant de quinze lieues.

Les citoyens actifs, c'est-à-dire ceux qui payent une contribution directe d'au moins trois livres, se réunissent le 3 février 1790 en deux assemblées : l'une pour la grande ville dans l'église du collège, l'autre pour la petite ville dans celle des Minimes, afin de choisir les neuf membres qui doivent composer le corps municipal y compris le maire, de nommer un procureur de la commune et dix-huit notables, tous devant constituer le conseil municipal de la commune d'Épinal. Le résultat des votes est l'élection comme maire de Donat Vosgien.

Fils de l'avocat Charles-François Vosgien est de Anne-Madeleine Masson, le premier édile spinalien reste en fonction une année seulement. Sa succession revient à Pierre Guilgot. En 1791, Donat Vosgien devient député de son département. Son élection à l'Assemblée législative est obtenue de manière assez cocasse. Tout d'abord, sur proposition de monseigneur Jean-Antoine Maudru (évêque des Vosges jusqu'au Concordat de 1801), une messe est célébrée à Épinal dans l'église des Minimes le 30 août 1791. Ce même jour, une députation d'électeurs assiste à la distribution des prix du collège, puis les collégiens défilent devant l'assemblée électorale. On décide de nommer d'abord les députés. Ce premier jour, il y a 426 votants et aucun résultat ne sort des urnes. Le lendemain, Joseph Mengin, ancien maire de Saint-Dié, est élu le premier député vosgien à l'Assemblée législative. Le 3 septembre seulement, le nom de Donat Vosgien sort de l'urne. Ce qui distingue cette élection, c'est l'embarras des électeurs pour choisir parmi tous les hommes nouveaux, qu'aucun service exceptionnel ne désigne alors plus particulièrement à leurs suffrages. Aussi faut-il chercher un peu au hasard, et tous les députés des Vosges à l'Assemblée législative sont élus après deux et parfois trois tours de scrutin. Cette brève assemblée (1791-1792) cède la place à la Convention. De ce fait, les huit députés vosgiens à la législative reviennent de Paris après un an de mandat, sans prestige. Aucun d'eux n'est réélu… sauf un, François de Neufchâteau. Quant à Donat Vosgien, il ne s'est guère fait remarquer que pour avoir combattu la suppression des mots Sire et Majesté. Toutefois, il rétracte son vote émis en faveur de La Fayette. Après la clôture de la session, il rentre dans la vie privée et ne reparaît pas dans le milieu politique. Il est nommé juge au tribunal civil de la Meurthe. Retiré de la vie publique, Donat Vosgien décède en août 1800 à Paris, sans que l'on sache sa date de naissance. Un incendie a ravagé les archives de Paris en 1871.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Donat VOSGIEN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3435 (consultée le 5 novembre 2026).

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