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Hubert VOILQUIN

[ Médonville (88) , 07/05/1923 – Vittel (88) , 02/08/2015 (92 ans) ]

enseignant , maire , conseiller général , conseiller régional , député

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ecriVOSGES, « Hubert VOILQUIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5526 (consultée le 3 octobre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

VOILQUIN Hubert (Louis Joseph)
(7 mai 1923, Médonville)

© Le Grand Livre des élus vosgiens, éd. Gérard Louis, 2003
• Adjoint au maire de Vittel de 1971 à 1977
• Maire de Vittel de 1977 à 1995
• Conseiller général du canton de Vittel de 1982 à 2001
• Conseiller régional de Lorraine de 1978 à 1981
• Député des Vosges de 1978 à 1981
• Marié, quatre enfants

Comme son cousin Albert, Hubert Voilquin est une figure médiatique incontournable de la vie politique vosgienne. Personnage truculent, il est le second enfant du couple Léon Voilquin et Germaine Morizot, agriculteurs à Médonville. Une famille Voilquin qui tire ses racines du sergent Voilquin, défenseur de l'ancienne ville de la Mothe et qui émigre, vers 1645, au premier village voisin, c'est-à-dire à Médonville. Depuis quatre siècles, le nom rare de Voilquin (seulement 120 recensés à travers la planète) est indissociable de ce petit village vosgien.

Délaissant les bancs de son école communale, Hubert Voilquin poursuit sa scolarité au cours complémentaire du collège de Mirecourt, en 1935. Cinq ans plus tard, il entre à l'École normale d'Épinal et se destine à une carrière d'enseignant. À cette date, la France est sous l'autorité allemande et comme nombre de ses compatriotes, Hubert Voilquin est un actif résistant au sein des F.F.I. Il sera le compagnon d'armes d'Albert Voilquin. De la 1re armée française, il rejoint le corps expéditionnaire en Extrême-Orient et reçoit, pour sa bravoure, la croix de guerre. À la fin des hostilités, Hubert Voilquin occupe son premier poste d'instituteur à La Neuville-sous-Monfort. Une première expérience professionnelle qu'il poursuit, en 1948, à l'école du Centre à Vittel. Ses compétences reconnues, l'enseignant devient directeur de cet établissement.

Quittant au début des années 1970 l'Éducation nationale, il est nommé à la présidence de la station thermale vittelloise. Bien que cadre retraité depuis 1983, il continue son action de premier magistrat de la cité. Une carrière politique qu'il débute aux municipales de 1971, en devenant l'adjoint de Guy de La Motte Boulournié. Au terme de ce mandat, il est installé maire de Vittel, un poste qu'il perd en 1995 au profit de son prédécesseur. Par contre, il conserve son fauteuil de conseiller général du canton, acquis de haute lutte en 1982 face à son collègue contrexévillois, Serge Beltrame.

Représentant de la 4e circonscription des Vosges au Palais-Bourbon de 1978 à 1981, Hubert Voilquin siège d'office au conseil régional de Lorraine sous la présidence de Jean-Jacques Servan-Schreiber. Dès mai 1981, le visage politique français est modifié et Hubert Voilquin abandonne son mandat de député. Vice-président de l'assemblée départementale vosgienne, il représente dignement l'image de sa ville dont la réputation sportive n'est pas usurpée. L'édile vittellois peut être fier d'avoir été champion de Lorraine du 800 mètres en athlétisme ou d'avoir porté avec succès les couleurs du S.A.S. (stade athlétique spinalien) et du CS. Vittel.

L'image haute en couleur d'Hubert Voilquin a également dépassé le cadre de la ligne bleue des Vosges grâce à son sport favori, le ball-trapp. Il excelle avec dextérité dans cette discipline très proche de la chasse, et s'y distingue avec plusieurs titres de champion de France et d'Europe par équipes. Hubert Voilquin parcourt inlassablement les différents pays de la planète, épaulé efficacement par son épouse. Marié le 22 janvier 1949 à Ginette Bastien, il est père de quatre fils : Daniel, Gérard, Christian et Guy. Chantre incontestable de sa région et des Vosges, il est tout naturellement porté à la tête du CDT (comité départemental du tourisme). Une mission qu'il assure durant dix-neuf ans. Au renouvellement cantonal de mars 2001, Hubert Voilquin abandonne la vie politique et son héritage excite la convoitise de douze candidats. Jamais depuis 1833, le canton de Vittel n'a été autant prisé. L'année suivante, la République honore son ancien édile, et Hubert Voilquin est nommé chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère de l'Intérieur.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

2015 — Vosges Matin

Carnet
Vittel : l’ancien député-maire Hubert Voilquin nous a quittés dimanche

Une grande figure de la politique vosgienne s’est éteinte dimanche à son domicile vittellois. Hubert Voilquin, né le 7 mai 1923 à Médonville, qui a été maire de Vittel (1977-1995), député de la 4e circonscription des Vosges (1978-1981) et conseiller général (1981-2001) profitait d’une retraite paisible dans sa propriété depuis une dizaine d’années.

Au cours de son existence, l’homme de conviction n’a cessé de développer ses passions aussi bien en politique (1971-2001), au cours de sa carrière de maître d’école (1949-1971) ou encore à la direction de la station thermale (1971-1983). Hubert Voilquin est entré à l’école normale d’Epinal (1943-1944) avant d’intégrer le maquis début 44. Avec son cousin Albert (ancien député et sénateur des Vosges de 1958 à 1995), il a participé à la libération des villages de la plaine et s’engageait au sein de la section Rhin et Danube jusqu’en Allemagne. Il a également participé aux conflits en Indochine (1946-1948) pour finalement se marier en 1949 avec Ginette Bastien, décédée en juin 2012, qui était aussi maître d’école de formation.

De leur union sont nés 4 enfants : Daniel, 66 ans, orthodontiste ; Gérard, 64 ans, dentiste ; Christian, 60 ans, médecin et Guy, 48 ans, chef d’entreprise ; 7 petits-enfants et 11 arrière-petits-enfants. Surnommé affectueusement le chef dans sa famille, il faisait figure de leader naturel dans ses différentes missions. Très vite, il devient directeur d’école à Vittel après quelques postes à Ainvelle et La-Neuveville-sous-Montfort.

En 1971, le maire Guy de la Motte-Bouloumié le prend avec lui au poste de premier adjoint puis lui cède la place de maire de Vittel en 1977. Au cours de son passage municipal, il a assuré la réalisation de nombreux projets : les déviations autour du club Med, la place De-Gaulle, la zone de la Croisette, le golf du Hazeau… Les Vittellois lui doivent aussi le refus des grandes surfaces et de nouveaux immeubles HLM.

Comme son cousin Albert (1915-1999), il est décédé un 2 août. Comme lui, il a intégré le parti républicain et son chef Valéry Giscard d’Estaing. Comme lui, il cultivait le sens du bon mot et de la petite histoire capable de dérider une atmosphère parfois tendue. Comme lui, il appréciait un bon repas entre amis avec des produits soignés. Hubert cultivait son sens inné d’épicurien averti sans complexe. Son franc-parler était devenu légendaire dans l’assemblée départementale. Ses connaissances historiques avec un don extrême pour faire vivre les victoires napoléoniennes ont subjugué ses amis et ses élèves !

Chasseur invétéré, il collectionnait les trophées en appréciant avant tout la nature. Avec sa complice de toujours, son épouse Ginette, il partageait les mêmes passions s’offrant parfois un voyage à Marseille pour y suivre un match de l’OM. Trois années plus tard, il a décidé de la rejoindre pour l’éternité.

[ Vosges Matin , 3 août 2015. ]

 

Quelques contemporains

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Hubert VOILQUIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5526 (consultée le 3 octobre 2026).

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