Jean-Jacques KIHM

[ Schirmeck (67) , 20/10/ 1923 – Troyes (10) , 1970 ]

/ pseudonyme s : Jean-Jacques KIM, Jacques PAJAK

Auteur vosgien

1923
Naissance à Schirmeck (Bas-Rhin) : il est le fils d’Augustin Kihm, libraire, et de Mme, née Renée Godey.

Reçu premier du canton au certificat d’études primaires à onze ans.
1935
En octobre, Jean-Jacques Kihm entre en 6° au collège de Saint-Dié, avant d’avoir douze ans. Il y reste jusqu’à la fin de la 3ème en juin 1939.

C’est sur les bancs du vieux collège de la rue Stanislas qu’il noue une amitié avec un autre élève demi-pensionnaire, venu lui de Deneuvre-Baccarat (54) : Jacques Hallez, né le 2 avril 1923. Tous deux fréquentent régulièrement la bibliothèque municipale, alors installée rue de la Meurthe. A cette époque, Auguste Pierrot, le conservateur des lieux qui vient d’être porté à la présidence de la Société Philomatique, collecte et met en forme les croyances et légendes populaires sur les fées et le diable. Jean-Jacques Kihm en gardera le souvenir, tandis que Jacques Hallez, devenu artiste peintre et graveur, sera très longtemps un fidèle abonné de la bibliothèque.
1939
Vient la déclaration de guerre. De nombreux Alsaciens quittent leur pays pour "l’intérieur". Jean-Jacques Kihm est interne au lycée de Vesoul d’octobre 1939 à mai 1940, puis, à cause de la percée allemande, il se retrouve à Aurillac (institution Saint-Eugène), et enfin, en 1942, au collège Massillon de Clermond-Ferrand, où il obtient son baccalauréat de philosophie.
1942
Une crise de mysticisme le conduit au grand séminaire de Strasbourg, replié à Clermond-Ferrand. Il est en même temps précepteur des enfants d’un officier français.
1943
Il abandonne la soutane au cours de l’été, et se retrouve appelé au S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne.

Réfractaire, il devient, dans la clandestinité, employé agricole.
1945
En novembre 1944 à Aix-en-Provence (faculté des Lettres), il poursuit ses études de lettres à la faculté de Nancy (1945-1947), puis à Strasbourg.
1947
Il passe un diplôme d’études supérieures de philosophie sur Rilke, se marie avec Gabrielle (mais le couple se défera rapidement), et obtient son premier poste de professeur de philosophie et français à Verdun, puis au collège de Bischwiller de 1947 à 1950.
1950
Il est nommé professeur de philosophie à l’École Normale de l’Aube, à Troyes, où il exercera jusqu’à son décès.

Auteur à l’ORTF depuis 1947, il sera producteur indépendant pour des émissions de France Culture, Inter-Variétés Ile de France, Nancy.

Il donnera également des conférences pour les Instituts français à l’étranger.

Il est également l’auteur de plusieurs films : Saint-Blaise-des-Simples (1960), Et la terre cessa d’enfanter (1961), La Farce du château (pour la télévision, 1961), Franz Stock (pour la télévision, 1965), L’Adolescent (pour la télévision, 1967).
1970
Jean-Jacques Kihm s’éteint à Troyes.

Poète dès son adolescence, c’est à Troyes qu’il a créé l’essentiel de son oeuvre, parallèlement à celle de son ami le poète Bernard Dimey. Il a également été l’ami de Jean Cocteau et de Marcel Béalu.

Jean-Jacques Kihm a eu le tort de mourir trop tôt, avant que sa notoriété soit suffisamment affirmée dans le monde des lettres pour rester dans la mémoire du grand public.

Cette page a été réalisée avec le concours d’Albert Ronsin, auteur d’un article intitulé Jean-Jacques Kihm (1923-1970), poète vosgien "oublié et retrouvé", paru dans la Lettre N° 11 (juillet-septembre 1996) du Bulletin de la Société Philomatique.

Selon une note insérée à la fin du texte, cet article était lui-même inspiré par une communication de Françoise Bibolet, Conservateur en chef honoraire de la Bibliothèque municipale de Troyes, intitulée Jean-Jacques Kihm, écrivain troyen vosgien, pour la Société académique de l’Aube, et publiée dans le tome CXVII des Mémoires de cette société.

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