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VUILLAUME

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luthiers

XVIIIe-XIXe siècles, Mirecourt et Paris.

Famille vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

VUILLAUME (Famille), luthiers


Seize luthiers exerçant à Mirecourt ou à Paris ont été recensés dans la famille Vuillaume.

Jean est luthier à Mirecourt avant 1750.

Claude (Mirecourt, 1772 – Mirecourt, 1834) travaille aussi à Mirecourt. Il a quatre fils qui, tous, deviennent luthiers.

Le plus célèbre est Jean-Baptiste (Mirecourt, 7 octobre 1798 – Paris, 19 mars 1875).

Il part à Paris en 1818 pour travailler chez Chanot, puis en 1825 il devint l’associé de Lété, facteur d’orgues et marchand de lutherie, rue Croix-des-Petits-Champs. Enfin, en 1828, il ouvre sa propre maison qui devient l’une des plus importantes de Paris. Ses instruments, exécutés d’après les modèles de Stradivarius, Guarnerius et Maggini, sont considérés comme des chefs-d’œuvre. Il crée des violons de formes variées, employant les meilleurs ouvriers dans la spécialité, dont certains venus de Mirecourt, et les meilleurs archetiers. Il est l’inventeur, vers 1850, d’un instrument, l’octobasse, haut de 4 m, destiné à compléter la gamme des instruments à cordes : muni de trois cordes, il est actionné par une pédale (il existe encore deux exemplaires connus). Il met au point aussi un alto à éclisses élevées, il crée un archet creux en acier : ces deux inventions n’eurent aucun succès. Il crée également une pédale-sourdine, actionnée par le menton sur le tire-cordes. Il réussit à faire entrer dans sa collection personnelle le Messie, violon intact fabriqué par Stradivarius. Ces fabrications obtiennent à Londres, à l’exposition universelle de 1851, la Grand Council Medal. Il étend son commerce et plusieurs centaines d’instruments sont vendus avec son étiquette, mais beaucoup sont, en fait, fabriqués par ces ouvriers ou ses anciens ouvriers, comme Dominique Peccatte pour les archets et Derazey pour les violons.

Son frère Nicolas Vuillaume, né à Mirecourt en 1800, travaille d’abord chez son frère à Paris puis revient à Mirecourt où il construit des instruments à bon marché.

Nicolas François, frère des deux précédents (Mirecourt, 13 mai 1802 – Bruxelles, 14 janvier 1876) quitte Mirecourt en 1828 et s’établi à Bruxelles.

Claude François, frère des trois précédents (né à Mirecourt en mars 1807), débute comme luthier à Mirecourt, mais il se spécialise bientôt dans la facture d’orgues.

Sébastien, fils de Claude François, s’établit à Paris et construit des archets selon le modèle mis au point par son oncle Jean-Baptiste.


Bibl. : Antoine (G.).- La Lutherie de Mirecourt au XIXe siècle, in Mirecourt et Poussay, journées d’études vosgiennes, 1982.- Nancy, 1984, p. 72.
Honegger (M.).- Dictionnaire de la musique, 1979, tome II, p. 1166.
Martin de Briey.- Les Vosges, choses et gens de chez nous, 1922, p. 82.


[ Albert Ronsin ]

 

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