ecriVOSGES — Victor DE PRUINES Aller au contenu
Accueil
 

Victor DE PRUINES

[ Boisset (15) , 30/05/1809 – Xertigny (88) , 03/06/1889 (80 ans) ]

maître de forges , conseiller général

Biographie vosgienne

Outils pour la recherche Citer, imprimer et exporter cette fiche

Référence suggérée

ecriVOSGES, « Victor DE PRUINES », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4765 (consultée le 16 octobre 2026).

Imprimer la fiche complète / PDF

Bibliographie et sources

Pas de bibliographie structurée Voir les sources présentes

Notices documentaires

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

PRUINES (Victor de), industriel
Boisset (Cantal), 30 mai 1809 – Xertigny-Sémouse, 3 juin 1889

En épousant la fille du maître de forges André Hildebrand, il prend la direction d’un important groupe d’usines métallurgiques comprenant les forges de Sémouse et de la Forge Neuve et la manufacture de taillanderie et ustensiles de ménage de Plombières. En 1860, il est choisi comme un des sept représentants de l’industrie métallurgique pour les départements des Vosges, de la Franche-Comté, d’Alsace et de la Côte d’Or lors de l’enquête préliminaire à la signature du traité de commerce franco-anglais.

Il se montre farouchement hostile à l’abaissement des droits de douanes et continue à défendre le protectionnisme à travers la Chambre consultative des Arts et Manufactures de Remiremont qu’il contribue à mettre sur pied dès 1866. Seul propriétaire des usines de Sémouse et de Plombières à la mort de son beau-père en 1862, il leur adjoint en 1880 la tréfilerie du Blanc-Murger (commune de Bellefontaine), dont il relève l’activité chancelante.

Il fait construire au milieu de ses usines de Sémouse un magnifique château dans le style Renaissance, une chapelle privée, des cités ouvrières avec école. Il compte, à partir de 1856, parmi les administrateurs fondateurs de la Société d’exploitation des thermes de Plombières.

Sa carrière politique commence en 1848 avec une élection comme conseiller général du canton de Xertigny. Il conserve son siège jusqu’en 1871 et représente le parti conservateur à l’assemblée départementale. Candidat de droite aux élections législatives de 1849, il est battu et ne connaît pas plus le succès aux scrutins de 1850, 1877 et 1885. Favorable au clergé, il multiplie les legs pieux, fonde 6 lits en 1876 à l’hospice de Xertigny et finance en 1889 la construction de l’église des Aulnouzes (commune du Clerjus).

[ Pierre HEILI , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

PRUINES (de) Victor (Jean)
(30 mai 1809, Boisset, Cantal - 3 juin 1889, Semouse)

• Conseiller général du canton de Xertigny de 1848 à 1871
• Maître de forges
• Marié, deux enfants

La vie de Victor de Pruines est indéniablement liée à la vallée de Semouse, située entre Plombières-les-Bains et le chef-lieu de la Vôge, Xertigny. À un kilomètre en aval du Blanc-Murger, la forge de Semouse se trouve au confluent de la rivière du même nom et du ruisseau de Bramouse. Tous les bâtiments sont concentrés dans l'espace dégagé au carrefour des deux vallées. Autorisée par des lettres patentes en 1697, l'activité de la forge se poursuit sans interruption pendant deux siècles et demi, jusqu'en 1947. Elle a pour fonction, sans doute dés l'origine, d'affiner les fontes et de préparer les fers pour la tréfilerie plombinoise relevée en 1691. D'ailleurs, tout au long de leur existence, les deux usines ont le même propriétaire. En 1795, elle comprend deux feux d'affinerie, dont l'un chôme, deux martinets et deux tenailles pour le gros fil de fer de chaudronnier.

En 1833, le nouveau propriétaire André Hildebrand lui donne un regain de vigueur. D'abord par la création, en aval, de l'annexe de La Forge-Neuve, puis vers 1850 par la construction de nouveaux ateliers plus vastes. En 1870, Victor de Pruines, gendre d'André Hildebrand, y installe sa résidence principale, un véritable château construit dans le style néo-renaissance et une chapelle où il se fera enterrer ainsi que les membres de sa famille.

Victor de Pruines, natif du Cantal, est le fils d'Antoine de Pruines et de Françoise-Reinette-Julie de Conques. Officier de gendarmerie en garnison à Besançon, il rencontre dans cette ville une étudiante qui a pour nom Marie-Charlotte-Eléonore Hildebrand. Elle lui donne deux enfants, Albert, futur maître de forges et conseiller général du canton certiniacien (biographie précédente), et Claire, laquelle épouse Léon Viellard, industriel à Morvillars dans le Territoire de Belfort. Victor de Pruines, en donnant son nom à la fille d'André Hildebrand, prend la direction d'un important groupe d'usines métallurgiques, comprenant les forges de Semouse, la Forge Neuve et la manufacture de taillanderie et d'ustensiles de ménage de Plombières-les-Bains.

Au décès d'André Hildebrand le 9 mai 1862, les usines de Pruines à Semouse et à La Forge-Neuve valent 200 000 francs et font travailler 150 personnes. La manufacture de Plombières-les-Bains emploie 263 ouvriers dont 60 femmes et 72 enfants. C'est alors la plus importante entreprise métallurgique du département des Vosges. Devant sa grande réussite professionnelle, Victor de Pruines est sollicité pour représenter le canton de Xertigny au conseil général. Elu en 1848, il occupe son poste jusqu’en 1871 avant de le céder à son fils Albert. Victor de Pruines s'éteint le 3 juin 1889 dans son château de Semouse et repose dans le caveau de la chapelle familiale, aux côtés de son épouse décédée à Nancy à l'âge de cinquante-neuf ans.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Victor DE PRUINES », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4765 (consultée le 16 octobre 2026).

Nouvelle recherche