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Jack Mathieu Emile LANG

[ Mirecourt (88) , 02/09/1939 ]

maire , conseiller général , député , ministre

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ecriVOSGES, « Jack Mathieu Emile LANG », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4445 (consultée le 26 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

LANG Jack (Mathieu, Émile)
(2 septembre 1939, Mirecourt)

• Conseiller de Paris de 1977 à 1989
• Ministre de la Culture de 1981 à 1983 et de 1984 à 1986
• Ministre délégué à là Culture de 1983 à 1984
• Ministre de la Culture et de la Communication de mai à juin 1988
• Ministre de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire de juin 1988 à 1989
• Ministre de la Culture, de la Communication et des Grands Travaux de 1989 à 1991
• Ministre de la Culture et de la Communication, porte-parole du gouvernement de 1991 à 1992
• Ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la culture de 1992 à 1993
• Maire de Blois de 1989 à 2001
• Conseiller général du canton de Blois IV de 1992 à 1993
• Député du Loir-et-Cher de mars à décembre 1993 et de 1997 à 2000
• Député européen de 1994 à 1997
• Ministre de l’Éducation nationale de 2000 à 2002
• Député du Pas-de-Calais depuis 2002
• Marié, deux enfants

Enfant terrible de la culture, Jack Lang est né à Mirecourt où se sont réfugiés, au début de la Seconde Guerre mondiale, son père Roger et sa mère, née Marie-Luce Bouchet. Comme tous les séducteurs, Jack Lang a ses admirateurs qu'il fascine et ses adversaires qu'il irrite. Mais où qu'il soit, cet agitateur d'idées sait créer l'événement par son dynamisme, sa passion et parfois ses provocations. L'événement, c'est d'abord chaque printemps à Nancy, du début des années 60 à la fin des années 70, le festival de théâtre dont Jack Lang est l'infatigable animateur.

C'est en 1963 que ce jeune assistant en droit à l'université de Nancy fonde le Festival international du théâtre universitaire qui deviendra, en 1968, le Festival mondial du théâtre. Il se fait connaître au grand public en devenant, en 1972, directeur de l'ancien Théâtre national de Paris (devenu Théâtre du Palais de Chaillot), après avoir abandonné la direction du théâtre de Nancy. Cinq ans plus tard commence pour lui une nouvelle activité.

Élu au Conseil de Paris, Jack Lang intervient principalement sur les questions d'urbanisme, et devient, en 1978, conseiller auprès de François Mitterrand. Pourtant, c'est son entrée au gouvernement de Pierre Mauroy, au lendemain des élections présidentielles de mai 1981, qui le propulse sur l'échiquier politique hexagonal et international. Diplômé de l'institut d'études politiques de Paris, agrégé de droit public, docteur en droit, Jack Lang suit dans ses ascensions François Mitterrand, à qui il voue une profonde admiration. Ce dernier devient président de la République et cette élection entraîne de nombreux bouleversements dans le paysage politique français où Jack Lang sera un acteur probant.

La victoire du nouveau chef de l’État est également l'occasion d'un renouveau dans le domaine culturel. Très proche de François Mitterrand, le Mirecurtien est l'unique artisan de cet ambitieux programme. De son ministère de la Culture, il fait une véritable administration dont il parvient à faire doubler le budget pour en étendre considérablement le champ d'action (la cuisine, le rock ou la mode deviennent ainsi son affaire). Novateur, il lance la fête de la musique qui reçoit un accueil populaire considérable chaque année le 21 juin, il impose le prix unique du livre qui préserve l'avenir de l'édition et des librairies, il subventionne les artistes d'avant-garde et matérialise les projets mitterrandiens en matière de grands travaux.

Ministre chéri des intellectuels et des artistes de son courant politique, il veut promouvoir au sein de tout le gouvernement, une politique permanente de créativité et s'impose comme le spécialiste et l'exégète de la pensée présidentielle. Farouche adversaire, dans un premier temps, de l'impérialisme culturel américain, il retourne en sa faveur l'ensemble des expressions culturelles nationales et internationales. De nouveau ministre après les deux ans de la cohabitation, il est chargé de superviser toutes les manifestations du bicentenaire de la Révolution française. Inspirateur des cérémonies du 14 juillet 1989, il développe, selon son habitude, une activité en tous sens pour ce projet.

Plus discret dans son activité proprement culturelle, il poursuit pendant des années son action en faveur de la création et espère ainsi être, avec Malraux, un des seuls ministres de la Culture qui aient compté depuis la Libération. Porte-parole du gouvernement, ministre également de l’Éducation, Jack Lang quitte son cabinet ministériel en 1993, mais n'abandonne point la vie publique. Au contraire... Tandis que la France s'est donnée un nouveau président, nommé Jacques Chirac, Jack Lang se fixe dans sa mairie de Blois qu'il détient depuis 1989, tout en siégeant au Palais-Bourbon en tant que député du Loir-et-Cher. Un fauteuil qu'il obtient brillamment en 1993, mais son élection est invalidée par le Conseil constitutionnel pour dépassement de frais de campagne. Durant cette parenthèse, l'ancien ministre est parlementaire européen au sein de la liste L'Europe solidaire, avant de retrouver un siège législatif en 1997.

Chevalier de la Légion d'honneur, commandeur des Palmes académiques, ce Vosgien d'origine scrute attentivement l'arrivée de Lionel Jospin à la tête du gouvernement français. À la surprise générale, il n'est pas retenu dans la formation menée par le nouveau pensionnaire de Matignon. Toutefois, Lionel Jospin ne peut éluder le ministre Jack Lang. Celui-ci retrouve l’Élysée et le Conseil des ministres, ainsi que le ministère de l’Éducation nationale. Deux années après cette nomination, la France est en pleine tourmente électorale. Jacques Chirac est reconduit à ses fonctions présidentielles et Lionel Jospin annonce son retrait de la vie politique. Battu à la mairie de Blois, Jack Lang est pressenti sur ses terres natales pour les législatives de juin 2002, dans la circonscription de Neufchâteau détenue par Christian Franqueville. Après plusieurs semaines de réflexion de sa part et de supputations des différents médias, son port d'attache est finalement Boulogne-sur-Mer, et il rejoint de nouveau le Palais-Bourbon. Dans ses différentes tâches, Jack Lang manifeste la même ardeur inventive, la même énergie tourbillonnante, le même art des relations publiques, fait d'un peu de rouerie et de beaucoup de ténacité. Art dans lequel il est efficacement secondé par son épouse Monique et leurs deux enfants, Caroline et Valérie.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Quelques contemporains

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