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Alcide Melchior FEBVREL

[ Saint-Dié-des-Vosges (88) , 11/03/1803 Jarménil (88) , 21/11/1877 (74 ans) ]

notaire , maître de forges , avocat , agriculteur , conseiller général , député , maire

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Alcide Melchior FEBVREL », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=2773 (consultée le 11 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

FEBVREL (Alcide Melchior).- Né à Saint-Dié en 1803, il y exerça la profession de notaire jusqu’en 1840 ; il était devenu agriculteur à Saint-Nabord.

Il se présenta aux élections pour l’Assemblée Constituante, en avril 1848 et obtint 18 639 voix sans être élu. Élu représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative, le 13 mai 1849, le quatrième sur 8, par 28 970 voix, il vota avec la droite et au Coup d’État de décembre 1851 rentra dans la vie privée ; il fut aussi de 1848 à 1851 conseiller général des Vosges pour le canton de Plombières.

Alcide Febvrel est mort à Jarménil le 21 novembre 1877.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1890 — Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889

FEBVREL Melchior Alcide. Représentant des Vosges en 1849, né à Saint-Dié (Vosges) le 11 mars 1803, mort à Jarménil (Vosges) le 21 novembre 1877, propriétaire-agriculteur dans son pays natal, y exerça les fonctions de notaire, et entra dans la vie politique, le 13 mai 1849, par suite de son élection comme représentant des Vosges à l'Assemblée législative, le 4e sur 9, avec 28,970 voix (71,000 votants et 116,982 inscrits . D'opinions conservatrices, il siégea à droite, vota pour les crédits de l'expédition de Rome, pour les poursuites contre les représentants compromis dans l'affaire des Arts et Métiers, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi restrictive du suffrage universel, etc., et appuya la politique de l'Élysée. Il ne fit point partie d'autres législatures.

[ Adolphe ROBERT, Gaston COUGNY , Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, tome 2, page 625 ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

FEBVREL (Melchior Alcide), propriétaire, notaire, député des Vosges
Saint-Dié, 11 mars 1803 - Jarménil, 21 novembre 1877

Propriétaire d’un domaine agricole à Saint-Dié, il devient notaire. En 1849, il est élu représentant des Vosges à l’assemblée législative. Il siège à droite, approuve l’expédition de Rome, vote la loi Falloux sur l’enseignement et celle sur la restriction du suffrage universel. Il est un partisan déclaré du prince président Louis Napoléon Bonaparte.

Il ne se représente pas aux élections suivantes. De 1848 à 1852, il représente le canton de Plombières au Conseil général qu’il préside de 1848 à 1849.

Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome II, p. 625.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

FEBVREL Alcide (Melchior)
(11 mars 1803, Saint-Dié - 21 novembre 1877, Jarménil)

• Maire de Jarménil de 1867 à 1870
• Conseiller général du canton de Plombières-les-Bains de 1848 à 1852
• Président du conseil général des Vosges de 1848 à 1849
• Député des Vosges de 1849 à 1852
• Maître de forges
• Marié, onze enfants

La famille de Febvrel est une ancienne famille de tanneurs qui a donné de nombreuses personnalités à Saint-Dié dont Louis Febvrel, président du Tribunal sous l’Empire, Alcide Febvrel, président du conseil général des Vosges, etc... Une de ses branches, convertie à la religion réformée, s’établit en Suède et donne à ce pays deux évêques et un amiral. Ont épousé des descendants de cette famille, François Noirat qui joue un rôle dans l’exécution du duc d’Enghien, François-Marie Brevet, un des premiers maires de Saint-Dié, Aimé-François Poncaré, défenseur de Thionville contre les Autrichiens en 1792, etc... et d’elle descendent par filiation féminine de nombreuses personnes illustres tant sur le plan régional que national, Louis Phulpin, maire et conseiller général de Saint-Dié, les trois généraux Zeller, etc...

La famille Febvrel est installée dans les Vosges depuis fort longtemps. Une vieille tradition orale, transmise par le général Febvrel, prétend que cette famille aurait suivi Marie Stuart (fille de Marie de Lorraine-Guise) en Ecosse, lorsque celle-ci quitte la France après son premier veuvage pour revenir se fixer à Corcieux, lorsque cette reine est internée par Elisabeth d’Angleterre.

L’un de ses membres, Alcide Febvrel, fils aîné de Georges-Melchior Febvrel et de Catherine Masson, est né à Saint-Dié le 11 mars 1803. Son père, issu d’une famille de douze enfants, est négociant en région déodatienne. D’abord notaire à Remiremont, puis agriculteur à Saint-Nabord où il exploite le domaine de Montaigu, Alcide Melchior fonde l’usine du Saut-du-Broc près de Jarménil-Pouxeux, au bord de la Moselle. En 1848, après ses multiples déplacements et métiers, il entre en politique. L’industriel succède au maire de Plombières-les-Bains au poste de conseil général, et préside seulement une année l’assemblée départementale. Au terme de son éphémère présidence, il devient député et administre ensuite pendant trois ans sa commune de Jarménil près d’Eloyes.

Marié en 1830 à Anne-Marie-Césarine Berguam, née le 1er septembre 1813, de Bernard et de Marguerite Parisot, et qui meurt le 18 mars 1887, Alcide Febvrel a onze enfants : Charles, mort-né à Remiremont en 1831, Madeleine qui prend pour époux en 1861 François-Xavier Gentilhomme, pharmacien à Luxeuil-les-Bains, Jean-Baptiste (1834), Léopold (1835), Léonie (1836), Claire (1838), Charles (1839), Marie (1841), Jules, né en 1845, Jules, né en 1847 après le décès de son précédent frère, et Marthe, née en 1851. Léopold, le fils puîné d’Alcide et Césarine Febvrel donne son nom, à Roville-aux-Chênes en 1872, à Jeanne Olry originaire de Lunéville et leur fille Marguerite unit sa destinée au célèbre brasseur de Nancy, Henry Greff. Alcide Febvrel s’éteint à Jarménil, où il est maître de forges, le 21 novembre 1877. Trois de ses fils, Léopold, Charles et Jules, lui succèdent et fondent la société en commandite par actions Febvrel Frères, qui devient Febvrel et Cie puis Etablissement Febvrel avant d’être absorbée, le 30 juin 1955, par le groupe textile Victor Tenthorey.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Alcide Melchior FEBVREL », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=2773 (consultée le 11 septembre 2026).

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