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Sigisbert Étienne COSTER

[ Nancy (54) , 1734 Nancy (54) , 1825 ]

ecclésiastique

Biographie vosgienne

1829 — Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel

COSTER Sigisbert Étienne, frère du précédent, ancien curé de Remiremont, chanoine de la cathédrale de Nancy, où il était né en 1734. A peine admis dans les ordres sacrés, en 1758, où il était déjà considéré comme prédicateur distingué : un débit heureux, une voix facile et sonore, attiraient la foule à ses sermons, qui sont restés manuscrits. Son Oraison funèbre de Stanislas, prononcée devant le cardinal de Choiseuil, archevêque de Besançon (Nancy, 1766, in-4°), fait honneur à son talent. On a encore imprimé de lui, une Oraison funèbre de la reine Marie Leczinska, prononcée devant la cour, à Versailles, en 1781.

Appelé à Verdun, l’abbé Coster fut successivement grand vicaire de ce diocèse, chanoine et dignitaire du chapitre. Le roi le désigna en 1787 pour présider les assemblées de district des trois évêchés du Clermontais, qui devaient se tenir à Verdun ; et en 1789, il fut élu député du bailliage de cette ville aux États généraux. On croit que durant son séjour à Paris il secondait l’abbé Royou dans la rédaction de l’Ami du roi.

Étant à Verdun en 1792, il fut nommé l’un des commissaires chargés de l’administration provisoire du pays conquis par les Prussiens ; mais lorsque ces derniers se retirèrent, la tête de l’abbé Coster fut mise à prix ; et ce n’est qu’avec peine qu’il parvint à sortir de France. Il se rendit à Rome, où il professa la théologie ; et, au concordat de 1801, il revint à Nancy, où il est mort chanoine du chapitre en 1825. Cet estimable ecclésiastique a écrit une notice sur J.-B. Salle, de Vézelise [Note].

 

Note : On sait que l’abbé Coster n’était pas dans l’aisance à son arrivée à Nancy ; on sait aussi qu’il voyait assez souvent l’original et avare Sirejean, que tout le monde a connu ; et qui dit un jour de l’abbé : C’est le plus honnête homme que j’aie jamais connu ; il y a 30 ans que nous sommes liés d’amitié, il ne m’a jamais demandé un sou.

 

[Frère de Joseph François, Jean Louis, et Charles Nicolas COSTER].


 

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