DÉTIEUX (Ferdinand Joseph).- Né à Vrécourt le 29 janvier 1841, il est notaire à Coussey et conseiller général du canton depuis août 1880 ; il est membre de la commission départementale.
DÉTIEUX Ferdinand Joseph.- Né à Vrécourt le 29 janvier 1841. Notaire à Coussey, maire de ladite commune. Membre du conseil général des Vosges. Délégué cantonal. Président de la commission cantonale des chemins. Président de la chambre des notaires. Suppléant du juge de paix. Ancien lieutenant de la compagnie des pompiers. Ancien président de la commission cantonale du comice agricole de Neufchâteau. Secrétaire du comité du monument national de Jeanne d’Arc, secrétaire de la commission départementale de la maison de Jeanne d’Arc et de ses annexes.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
DÉTIEUX Ferdinand (Joseph)
(29 janvier 1841, Vrécourt – 2 mai 1911, Coussey)
• Maire de Coussey de 1882 à 1908.
• Conseiller général du canton de Coussey de 1879 à 1911.
• Notaire.
• Marié, deux enfants.
Bien que né à Vrécourt le 29 janvier 1841, c’est à Coussey que Ferdinand Détieux effectue toute sa carrière professionnelle et politique. Personnage incontournable de la vie publique locale, il est parallèlement notaire, lieutenant de la compagnie des sapeurs-pompiers, maire et conseiller général. Tabellion à Coussey pendant quarante années, du 6 juin 1868 au 28 juillet 1908, il est père de deux enfants : Fernand et Marcel. Ce dernier, décédé à Hanoï en 1925 dans sa 45e année, est gouverneur des colonies et directeur des finances de l’Indochine. Rapatrié, il est inhumé auprès de son père.
Hormis son étude notariale, Ferdinand Détieux est conduit au poste de maire de Coussey en 1882, battant le premier magistrat sortant, le docteur Jean Lapanne. Son administration communale s’achève le 17 mai 1908, date à laquelle sa succession est assurée par l’agriculteur Émile Thouvenot. Comme nombre de ses collègues notaires vosgiens, il entre à l’assemblée départementale à une période difficile pour sa région. L’invasion allemande, la perte de cantons arrachés au versant des Vosges, ont laissé aux élus du département le soin de réparer les lacunes produites. C’est à cette tâche patriotique que Ferdinand Détieux se dévoue tout entier.
Membre de la commission des chemins, il contribue puissamment à refaire ou à créer le réseau nouveau que nécessite le remplacement des tracés anciens qui reliaient les Vosges à l’Alsace. Maître Détieux se voue à cette délicate mission quand une longue et cruelle maladie l’emporte le mardi 2 mai 1911. Il repose dans la sépulture familiale au cimetière de Coussey. Son épouse, Marie Poissonnier — mariage célébré le 11 octobre 1876 à Coussey —, le rejoint en 1928. Le nom de Ferdinand Détieux revient au-devant de la scène politique durant les élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale constituante. Son petit-fils, Georges Chaix, industriel à Coussey, est candidat à la députation, sans succès.
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Ferdinand Joseph DÉTIEUX », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1166 (consultée le 7 septembre 2026).