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Référence suggérée
ecriVOSGES, « Edmond Georges Alexandre BÉJOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=929 (consultée le 10 septembre 2026).
BEJOT Edmond.- Né à Nointel (Seine-et-Oise) le 20 mars 1863.
Licencié en droit de la faculté de Paris et avocat.
Membre du conseil général des Vosges où il représente le canton de Brouvelieures.
M. Béjot fait partie de l’Association vosgienne de Paris.
Il est officier de réserve de dragons.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
BÉJOT Edmond (Georges Alexandre)
(20 mars 1863, Nointel, Seine-et-Oise - 19 novembre 1912, Paris)
• Conseiller général du canton de Brouvelieures de 1892 à 1912.
• Avocat.
• Marié, quatre enfants.
Fils de Georges Béjot, agent de change, Edmond Béjot est né à Nointel (Seine-et-Oise), en mars 1863. Licencié en droit et avocat, administrateur de nombreuses sociétés, il est officier de dragons à Lunéville, est demeure lieutenant de réserve, puis de territoriale au-delà des limites imposés par les règlements. Très érudit, cet intrépide voyageur est persuadé que le Français a tout à gagner à étudier le fort et le faible des autres nations. Il visite l’Orient, l’Égypte, la Syrie, la Turquie, l’Europe dans son ensemble, la Tunisie ou l’Algérie, s’intéressant aux questions qui doivent attirer l’attention des Français soucieux de l’avenir de leurs colonies. Edmond Béjot épouse en premières noces mademoiselle Doublat native de Mortagne, dont le père est maître de forges dans le canton de Brouvelieures.
Devenu veuf, il se remarie avec mademoiselle d’Haudicourt de Tartigny, fille d’un colonel de cavalerie. Élu conseiller général des Vosges en 1892, comme son premier beau-père, son premier acte politique est de voter pour Jules Ferry comme président du conseil général des Vosges. Il est de nouveau sollicité en 1896 face à maître Dubach, ancien notaire. Huit ans plus tard, le résultat est identique face au même concurrent.
Le 24 juillet 1910, il est seul candidat. Cette même année, il se présente aux élections législatives de la deuxième circonscription de Saint-Dié, pour faire plaisir à son ami Louis Madelin, historien lorrain de renom. Mon cher ami, lui dit-il, je peux très bien parler au conseil général, très bien au milieu de mes bons amis de Brouvelieures, très bien dans une réunion de mon comité de chasse, mais je suis sûr que je ne pourrai pas parler dans une réunion où on m’interrompra. Vous voulez que j’aille à la bataille avec un fusil qui n’est pas chargé. Il y consentit cependant, quittant son confort à Paris pour de difficiles batailles électorales en Déodatie. Louis Madelin et lui-même subissent un cruel échec.
Edmond Béjot s’éteint le mardi 19 novembre 1912 en son domicile parisien au 7, rue de Montaigne. Il n’a que 48 ans. Ses obsèques sont célébrées à Saint-Philippe-du-Roule, suivies de l’inhumation au cimetière de Millemont (Seine-et-Oise).