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Thierry Arnaud Laurent Beaudoin D’ALSACE HÉNIN LIÉTARD

[ Clingendael-Wassenav (Pays-Bas) , 05/08/1853 Paris (75) , 24/02/1934 (80 ans) ]

propriétaire , sénateur , député , maire , conseiller général

Député des Vosges (1894-1909), sénateur des Vosges (1909-1934).

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Thierry Arnaud Laurent Beaudoin D’ALSACE HÉNIN LIÉTARD », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=855 (consultée le 1 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

HÉNIN. Dans les actes notariés à Coussey, le nom s’écrit Hennin. - Gérard est un prénom.

Le prince d’Hénin (Gérard-Simon), marié à une hollandaise, la baronne de Brienen, habite Paris.

L’aîné de ses quatre enfants, le comte d’Alsace (Liétard), qui porte aussi le titre de prince d’Hénin [Thierry D’ALSACE], marié à la vicomtesse de Ganet, est propriétaire actuel du château de Bourlémont ; c’est aussi lui qui s’est présenté aux élections du conseil général contre M. de Ponlevoy ; il est officier de dragons démissionnaire et ancien officier d’ordonnance du général de Galliffet.

Ses deux sœurs ont épousé l’une le comte de Beaumont, l’autre un Carayon-Latour.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1894 — Annuaire des Vosges / Léon Louis

ALSACE Thierry Arno Beaudoin, comte d’, prince d’Hénin.- Né à La Haye (Pays-Bas) le 5 août 1853.

Maire de Frebécourt ; au château de Bourlémont.

Conseiller général du canton de Neufchâteau.

Annuaire 1894, p. 156].

[ Léon LOUIS , Annuaire des Vosges ]

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve

ALSACE Thierry Arno Beaudouin, prince d’Hénin, comte d’.- Né à La Haye (Pays-Bas) le 5 août 1853.

Député de l’arrondissement de Neufchâteau.

Maire de Frébécourt où il possède le château de Bourlémont.

M. le comte d’Alsace a été nommé député pour la première fois lors de l’élection qui eut lieu le 20 mai 1894, pour pourvoir au remplacement de M. Frogier de Ponlevoy, élu sénateur.

Il représente le canton de Neufchâteau au conseil général des Vosges.

M. le comte d’Alsace est membre de la commission de surveillance de la maison de Jeanne d’Arc et de l’Association vosgienne de Paris.

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

ALSACE (Thierry Arnaud Laurent d’), Prince d’Hénin
(La Haye, 5 août 1853 - Paris, 24 février 1934)

Fils de Simon Gérard d’Alsace, il est l’arrière petit-fils de Pierre Simon d’Alsace, mentionné plus avant. Il épouse le 21 avril 1884 Madeleine de Ganay, morte à Paris en 1943. Il embrasse tout d’abord la carrière militaire et devient notamment capitaine au 11ème régiment de cuirassiers. Sa conduite au cours de la Grande guerre lui vaut l’attribution de la croix de guerre. Il est nommé par ailleurs, chevalier puis officier de la Légion d’honneur.

Élu député des Vosges en 1894, il devient sénateur du même département à partir de 1909. Il conserve son siège jusqu’à sa disparition. Dernier prince d’Hénin de la famille d’Alsace, il repose près de ses ancêtres dans la chapelle castrale de Bourlémont.

Bibl. : Poull (G.).- Le Château et les seigneurs de Bourlémont, tome II, page 148.

[ Georges POULL , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

ALSACE (d’) Thierry (Arnaud Laurent Baudoin)
(5 août 1853, Clingendaeal, Pays-Bas – 24 février 1934, Paris)

© Le Grand Livre des élus vosgiens, B. Munier, 2003
Source : Sénat.
• Maire de Frebécourt de 1894 à 1934
• Conseiller général du canton de Neufchâteau de 1892 à 1934
• Député des Vosges de 1894 à 1909
• Sénateur des Vosges de 1909 à 1934
• Marié.

Héritier d’un des plus grands noms de France et de Lorraine, le comte Thierry-Arnaud Baudoin d’Alsace, est né en 1853 à Clingendaeal, commune de Wassenav près de La Haye aux Pays-Bas. Il est le dernier descendant de sa famille à « entrer » en politique dans le département des Vosges et plus particulièrement dans le canton de Neufchâteau où ses ancêtres sont propriétaires du château de Bourlémont, depuis le 24 décembre 1770.

Élève du lycée Bonaparte devenu ensuite Condorcet et du lycée de Nancy, il devient bachelier ès sciences et bachelier ès lettres. Entré au service en 1873, en Algérie, le cavalier d’Alsace fait, avec son régiment, partie de la colonne d’expédition qui, partant de Sidi-Bel-Abbès, opère dans la région des Hauts-Plateaux afin de châtier Silloman, chef des dissidents du sud. Il tient ensuite garnison à Oran, Mostaganem, Alger et y gagne le grade de maréchal des logis-chef et la médaille coloniale avec agrafe « Algérie ». Le régiment étant rentré en France, à Fontainebleau en 1875, il est envoyé à l’École de cavalerie de Saumur. Il en sort numéro un, avec le grade de sous-lieutenant et, est affecté en garnison à Versailles. Après plusieurs missions en Autriche, Allemagne et Angleterre, il démissionne mais ne reste pas inactif et s’adonne aux œuvres économiques et sociales.

Il épouse le 21 avril 1884, Madeleine de Ganay, née le 29 juillet 1865 et décédée à Paris en 1942.

Conseiller municipal de Frebécourt depuis 1884, il est nommé maire dix ans plus tard, avec le titre honorifique du plus jeune magistrat de France, perpétuant ainsi la tradition politique familiale. Son grand-père, Charles-Louis-Albert, marquis d’Alsace, est longtemps parlementaire et son père, le comte Gérard d’Alsace, est conseiller général du canton de Neufchâteau de 1865 à 1871. Élu conseiller général en 1892, Thierry d’Alsace est nommé candidat républicain aux élections législatives du 20 mai 1894 et rejoint à la Chambre Jules Méline. Député de l’arrondissement de Neufchâteau pendant quinze années, il siège ensuite au Sénat. Venu se fixer dans son château de Bourlémont, qui domine la vallée de la Meuse au nord de Neufchâteau, il est propriétaire d’un immense domaine. Le comte d’Alsace est également président de la fédération de toutes les sociétés agricoles de l’arrondissement.

Durant un temps, atteint d’une grave maladie qui le tient éloigné de tout et de tous, il restreint son activité politique. Pourtant il guérit rapidement. N’ayant pu prendre part (étant trop jeune) à la guerre de 1870, et sans être astreint à aucune obligation militaire, il rejoint le 5 août 1914, son poste de mobilisation et remplit les fonctions de chef d’État-major, à l’arrivée des armées anglaises et belges à Rouen. Il se trouve ensuite successivement en Argonne, dans les secteurs de Champagne, de la Somme, de Saint-Mihiel, de Verdun... Seize ans de services militaires et dix campagnes, lui vaudront deux citations, la croix de guerre et la Légion d’honneur.

À côtés de ses élogieux faits d’armes, il reçoit la première présidence de la chambre d’agriculture des Vosges, en 1927. Son successeur à cette chambre est le docteur-vétérinaire darnéen, André Barbier. Le comte d’Alsace meurt à Paris, le 24 février 1934, dans sa 81e année, emporté en quelques jours par une broncho-pneumonie dont il a ressenti les premières atteintes à son retour du Sénat où il a encore travaillé toute la soirée du 14 février.

Malgré sa volonté d’obsèques dans la plus stricte intimité, l’église de Frebécourt s’avère trop petite pour accueillir les personnalités politiques et ecclésiastiques. La messe est dite par le chanoine Émile Pinel, archiprêtre de Neufchâteau. Monseigneur Marmottin, évêque du diocèse de Saint-Dié donne l’absoute, assisté des abbés Litaize d’Épinal et Chotel, aumônier du couvent de Rouceux. Après la cérémonie religieuse, le corps est remis dans le fourgon funéraire que suit le deuil conduit par le député Montaigu de la Loire-Inférieure, les comtes de Rohan-Chabot et Villeneuve, la parenté du défunt. L’inhumation a lieu ensuite dans la chapelle Saint-Vincent du château où monseigneur Marmottin donne la dernière bénédiction en présence seulement de la famille. Sans descendance, Thierry d’Alsace est le dernier prince d’Hénin de la famille d’Alsace.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens, p. 10-11. ]

 

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