Charles Jean-Baptiste JACQUOT
[
Mirecourt (88)
, 19/11/
1812
–
Port-au-Prince (Haïti)
, 13/02/ 1880 (67 ans)
]
homme de lettres
/ pseudonyme
s :
Eugène DE MIRECOURT, Armel DE KERVANT
Homme de lettres.
Auteur vosgien
Biographie vosgienne
Sur Wikipédia ↗
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1812
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Naissance à Mirecourt, le 19 novembre, au sein d’une famille d’artisans de père en fils : maréchal-ferrant pour l’arrière-grand-père, aubergiste pour le grand-père et boulanger pour le père.
Charles Jacquot a une mère "au cœur royaliste et fidèle" qui le destine à la prêtrise. Après ses études au séminaire, il ne supporte pas cette perspective et, parti pour rejoindre le monastère de La Trappe, il s’installe en fait à Paris.
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1836
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Le 14 juin à Chartres, il se marie avec Alexandrine Mélanie Tabourier, née le 8 septembre 1814 à Paris, décédée le 29 mai 1871 à Paris. Ils auront trois enfants : Marie Joséphine Jacquot (1839- ), Hélène Jacquot (actrice d'opéra comique sous le nom d'Hélène Therval, 1844-1876), et Nicolas Émile Edgard Jacquot (lieutenant, décédé en 1866).
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1838
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Ses insuccès littéraires le poussent à prendre, à Cherbourg, une place de précepteur, qu’il quitte vite pour s’établir maître de pension à Chartres en 1838, où il épouse une fille du garde national Tabourier.
Grand lecteur de Hugo, il revend bientôt son institution pour revenir à Paris lors de la publication de son premier ouvrage Sortir d’un rêve (2 vol.) qui paraît sous le pseudonyme d’Eugène de Mirecourt.
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1839
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Le succès n’étant toujours pas là, c’est à Nancy qu’il vient s’installer et fonde avec Leloup de Charroy, alias Leupol, le Journal La Lorraine (1839-1840, 3 volumes), dans lequel il donne des notices sur les antiquités, les légendes, des descriptions de sites et des histoires des hommes célèbres.
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1840
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De retour à Paris en 1840, il publie La Famille d’Arthenay, en 1841 Le Lieutenant de la Minerve et bientôt ses romans paraissent en feuilletons dans Le Globe, Le Commerce, La Patrie, et retiennent l’attention des critiques.
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1845
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Il fait circuler deux textes contre la méthode de fabrication des romans d’Alexandre Dumas, ce qui le fit condamner à quinze jours de prison.
Il écrit notamment : "Dumas embauche des transfuges de l’intelligence et des traducteurs à gages, qui se ravalent à la condition de nègres, travaillant sous le fouet d’un mulâtre"... Dumas lui répond : "En effet, Monsieur, je suis un mulâtre, mon père était un nègre et mon grand-père un singe : ma famille commence où la vôtre s’arrête" !
C’est ainsi qu’est né le terme nègre, pour désigner le collaborateur d’un écrivain !
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1847
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Le Théâtre Français joue Mme de Tencin et les Variétés, en 1853, donne La Table tournante, expérience de magnétisme. Il écrit aussi pour les journaux des romans à thème historique : La Fille de Cromwell, Les Confessions de Marion Delorme (1849), Les Mémoires de Ninon de Lenclos (1854).
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1854
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Début de publication de la série Les Contemporains, à laquelle il doit son succès : 100 volumes publiés de 1854 à 1858, qui sont autant de biographies satiriques des célébrités de la politique, de la littérature et des arts. Les portraits sont simplement piquants lorsqu’il s’agit de personnalités conservatrices et ultras, et très féroces pour celles qui ont des tendances libérales. Cette série connaît plusieurs rééditions, dont la dernière de 1867 à 1872.
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1865
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La série des Contemporains constitue une peinture de mœurs du Second Empire et lui vaut souvent de grandes inimitiés et des procès qui le contraignent à quitter Paris pour Mirecourt où il publie Avant, pendant et après la Terreur (1865), nettement réactionnaire.
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1870
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Il est sous-lieutenant de la garde nationale à Mirecourt durant la guerre de 1870.
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1871
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Le 29 mai, décès à Paris de son épouse, Alexandrine Mélanie Tabourier.
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1872
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Il retrouve la vocation refusée pendant l’adolescence. Déjà auteur en 1865 d’un Dictionnaire des sciences catholiques, il se fait prêtre en 1872.
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1877
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Il publie sous le pseudonyme d’Ed. Armel de Kervant 1789 et son histoire et Voltaire, ses hontes, ses crimes, ses oeuvres et leurs conséquences sociales.
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1880
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Il meurt le 13 février, non pas à Paris ou à Ploërmel (Morbihan), mais bien à Port-au-Prince, à Haïti.
D’après la notice d’Albert Ronsin, parue dans Les Vosgiens célèbres, (Gérard Louis éditeur, 1990).
Bibliographie :
CORDIER(Marcel).- Eugène de Mirecourt.- in Cahiers Vosgiens, N° 42, 1980.
JACQUOT(Michel J.).- Un centenaire oublié, Eugène de Mirecourt, homme de lettres.- Bulletin de la Société Philomathique Vosgienne, 1981, vol. 84, p. 143-147.
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