Fils de Marcel Virot et de Simone Laurent, Jean Virot reste fidèle toute sa vie à sa terre natale de Châtenois. C'est là que s'écoule toute son existence et se déroule tout son itinéraire politique, au sein du Pôle industriel et économique de la Plaine. Après des études à la faculté de pharmacie de Nancy, il reprend l'officine de son père, rue de Lorraine. Marié le 30 juillet 1952 à Jacqueline Forget, originaire de Lalœuf (Meurthe-et-Moselle), le couple a le grand bonheur d'avoir deux enfants, Dominique et Frédérique. Sept années après son installation professionnelle, il est propulsé maire de Châtenois, succédant à Georges Boudière.
En juin 1961, il est appelé à remplacer le marbrier Henri Binot au poste de conseiller général du canton. Pour Jean Virot, son action se résume ainsi : Administrer une collectivité implique au départ une volonté de servir et une volonté d'action, faute de quoi on ne peut rien entreprendre. Servir, c'est ma loi professionnelle. Agir, c'est mon tempérament. Et, justement, parce que je connais toutes ces familles et que vous me connaissez, je crois posséder ces relations humaines indispensables, hors desquelles rien de durable se bâtit. Indépendant par nature, mais respectueux des croyances de chacun, je sollicite vos suffrages pour m'atteler à cette tâche ardue d'une action cantonale renouvelée et efficace. Ses deux mandats, il les conserve jusqu'à sa disparition, c'est-à-dire pendant trente-quatre années. Président de la commission des finances, ses collègues de l'assemblée départementale le surnomment amicalement le grand argentier des Vosges. Cette élection lui permet également d'entrer au sein du conseil régional de Lorraine. Jean Virot décède le 8 mai 1993, à l'hôpital de Vandœuvre-Brabois.