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Raymond BEIGUE

[ Sionne (88) , 04/06/1918 Neufchâteau (88) , 15/04/1999 (80 ans) ]

enseignant , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Raymond BEIGUE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5179 (consultée le 1 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

BEIGUE Raymond
(4 juin 1918, Sionne - 15 avril 1999, Neufchâteau)

• Maire de Maxey-sur-Meuse de 1947 à 1974.
• Conseiller général du canton de Coussey de 1970 à 1988.
• Directeur d’école.
• Marié, deux enfants.

Le 15 avril 1999, les habitants du canton de Coussey ont la grande douleur d’apprendre le décès de leur ancien conseiller général. Né le 4 juin 1918 à Sionne, Raymond Beigue ne connaîtra jamais son père tué aux terribles combats de la Grande Guerre, quelques mois avant sa naissance. Sa mère, issue d’une famille de dix-huit enfants, continuera à exploiter seule l’épicerie de Frébécourt.

Poursuivant ses études après l’école primaire au collège de Thaon-les-Vosges, puis au lycée d’Épinal, Raymond Beigue se destine à l’enseignement. Sa première affectation est à l’I.M.T. (institut médico-thérapeutique) de Rouceux à Neufchâteau. Le 26 août 1942, il épouse Madeleine Maury, une institutrice originaire du petit village meusien d’Ailly. Cinq années plus tard, ils se fixent à Maxey-sur-Meuse. De leur union naissent deux enfants, Françoise et Gérard, et rapidement le couple Beigue s’implique totalement dans la vie publique de cette commune vosgienne. Le nouvel instituteur est même porté au fauteuil de maire. Une fonction qu’il assure sans interruption pendant près de vingt-sept ans, après avoir exercé quelques années les fonctions de secrétaire de mairie à Jubainville.

En 1974, à l’heure de la retraite, il vient s’installer sur les terres familiales à Frébécourt. À cette date, il quitte son mandat municipal afin de se consacrer à celui de conseiller général. Le 8 mars 1970, il est présent au premier tour des élections cantonales. Opposé notamment à Roger Pergeot, maire de Coussey, et à Jean Loeffler, maire d’Autreville, il est élu d’emblée. Pour un premier coup d’essai, c’est un coup de maître.

Néophyte dans l’enceinte départementale, comme ses collègues Georges Colin, Marcel Hoffer et Alfred Legendre, Raymond Beigue assiste à un événement extraordinaire. Le troisième tour de ces élections cantonales ne doit normalement apporter aucune surprise et être marqué du sceau de la continuité. En préambule, c’est le cas avec la réélection à une forte majorité du président Vilmain. Par contre, une véritable révolution selon le docteur Poirot, élu de Corcieux, intervient à la chambre départementale. Les spécialistes de la pellicule obtiennent l’autorisation de prendre des photographies à l’intérieur de la salle des sessions. C’est la première fois qu’une telle faveur est accordée à la presse. Une date mémorable... c’est le mercredi 18 mars 1970.

Le mandat suivant, Raymond Beigue remporte un magistral succès avec 78 % des suffrages. Par contre, en 1982, son élection est âprement contestée. Toutefois, il enlève le siège à pourvoir pour seulement 51 voix, face à Pierre Milési, maire de Domrémy-la-Pucelle ; les communes de Coussey, Seraumont et surtout Midrevaux, lui demeurant fidèles. Au terme de ce mandat, il abandonne définitivement ses responsabilités électives.

Homme de campagne, Raymond Beigue est un chasseur émérite... Féru d’agriculture, il préside aussi aux destinées du Rucher néocastrien et défend ardemment la qualité du miel de la Plaine. Nommé conseiller général honoraire, l’ancien enseignant perd son épouse le 10 juin 1992 ; une disparition qui l’affecte énormément.

Sept ans plus tard, suite à une brève hospitalisation à Neufchâteau, Robert Beigue n’est plus. Toutes les personnalités départementales réunies autour du président Poncelet et de l’abbé Pétin, lui rendent un dernier hommage en l’église Sainte-Colombe de Frébécourt.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Quelques contemporains

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