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Georges Jean Marie GAILLEMIN

[ Cornimont (88) , 09/09/1919 Neuilly-sur-Seine (92) , 17/05/1958 (38 ans) ]

médecin , député

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Georges Jean Marie GAILLEMIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4300 (consultée le 20 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1958 — Le Pays lorrain

M. Georges Gaillemin, député des Vosges, adjoint au maire de Cornimont, est décédé des suites d’une crise cardiaque au moment où il s’apprêtait à prendre l’avion à Orly pour se rendre à Formose.

G. Gaillemin, âgé de 38 ans, père de 4 enfants, avait eu une vaillante conduite pendant la guerre : il fut attaché comme médecin au maquis de la Piquante Pierre, près de La Bresse. Blessé, il fut décoré de la Croix de Guerre.

Il avait été élu député des Vosges en 1953 sur la liste RPF et fut réélu en 1956 en qualité d’indépendant.

[ Le Pays Lorrain , 1958, N° 4, p. 166 ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

GAILLEMIN (Georges Jean Marie), médecin, député des Vosges
Cornimont, 9 septembre 1909 – Orly, 17 mai 1958

Georges Gaillemin.
© Les Vosgiens célèbres, 1990
Fils du docteur Louis Gaillemin, maire de Cornimont et député des Vosges, Georges Gaillemin fréquente l’école communale de Cornimont puis, comme son père, le collège secondaire de la Malgrange près de Nancy et la faculté de médecine. Comme son père également, il s’installe médecin à Cornimont, se fait élire au Conseil municipal et devient adjoint au maire.

En 1944, il aide les maquisards de la région et il reçoit la croix de guerre. Il est élu député des Vosges le 6 mars 1952 en remplacement de Tacnet-Ducreux, décédé. Inscrit aux Indépendants et Paysans, il est réélu le 2 janvier 1956. Président du groupe d’amitié parlementaire France-Chine, il meurt à l’aéroport d’Orly au moment de prendre l’avion pour Formose.

Bibl. : Dictionnaire de biographie française, publié sous la direction de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris : Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XV, col. 110-111.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

GAILLEMIN Georges (Jean-Marie)
(9 décembre 1919, Cornimont - 17 mai 1958, Paris)

• Conseiller municipal de Cornimont de 1945 à 1947 et de 1953 à 1956 • Adjoint au maire de Cornimont de 1956 à 1958
• Député des Vosges de 1952 à 1958
• Médecin
• Marié, quatre enfants

Né à Cornimont, Georges Gaillemin, très tôt orphelin de mère, le 3 janvier 1920, est le quatrième enfant du couple Gigout-Gaillemin. Fréquentant la faculté de médecine de Paris, il présente devant celle-ci, en 1946, sa thèse Leptospirose à leptospira canicola pour le doctorat en médecine. Devenu médecin, Georges Gaillemin prend pour épouse en 1944 Jeanine Payelle. De cette union naissent quatre enfants, Jean-Louis (1944), Claude (1946), François (1949) et Sabine (1953).

Durant la drôle de guerre, son père Louis est déporté en Allemagne. Aussi se présente-il aux élections municipales de Cornimont en candidat libre. Elu au premier tour de scrutin, Georges représente la famille Gaillemin au sein de l'assemblée municipale. Deux ans plus tard, son père revenu des camps de concentration redevient premier magistrat de Cornimont. Evidemment, le père et le fils ne peuvent siéger en même temps. Georges Gaillemin s'efface au profit du patriarche de la famille. Puis arrive l'année 1952 et le décès accidentel du député vosgien de Wisembach. La place est vacante. Les 23 mars et 6 avril, tous les électeurs vosgiens sont de nouveaux convoqués aux urnes pour élire un remplaçant à Jacques Ducreux-Tacnet , député spectaculaire dont le curriculum-vitae a défrayé scandaleusement la chronique politique française des années 1950.

C'est un record impressionnant de candidats, quatorze pour seulement un siège, qui se présentent à ces élections législatives partielles. Au second tour de scrutin, Georges Gaillemin est élu député des Vosges, devenant à l'Assemblée nationale le plus jeune député. Il est également le premier élu dont on exige un casier judiciaire vierge. L'élection, puis la disparition, sous une double identité de son prédécesseur, ne sont pas étrangères à cette procédure. La politique l'emporte bientôt sur sa profession. Réélu en 1956, le docteur Gaillemin mène une vie trépidante et on songe à lui afin d'occuper un poste de sous-secrétaire d'Etat.

Au lendemain de la communion solennelle de son fils Claude, il regagne Paris. Georges Gaillemin fait partie de la délégation du groupe Amitié France-Chine de l'Assemblée nationale qui, sur l'invitation du gouvernement Tchang-Kaï Chek, doit partir par avion pour Formose. Au bar de l'aéroport parisien, victime d'un malaise, le député vosgien s'écroule. Son état étant jugé extrêmement sérieux, il est transporté à l'hôpital américain de Neuilly où il s'éteint le samedi 17 mai 1958. Georges Gaillemin repose au cimetière de Vagney dans la sépulture familiale.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Quelques contemporains

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