A 45 ans, il commence alors à tailler des pierres avec un burin, avec même une lime à ongles. Ce sculpteur autodidacte retrouve par instinct la veine des tailleurs de pierre médiévaux. Il se passionne pour cette activité nouvelle et sculpte dans divers minéraux : marbre noir, lave, schiste, grès, silex, kersentine, des visages déformés, des personnages aux courbes étonnantes, des feuillages en ronde bosse ou en bas-relief où se rencontrent des types proches de la Polynésie et des figurines, des chapiteaux ou des stalles gothiques.
Il travaille aussi bien dans le monumental que dans les plus petites dimensions. Dans un grand nombre de ses sculptures apparaît un visage féminin : celui de sa mère pour qui ce célibataire avait une profonde affection. Une exposition de ses petites et moyennes sculptures est organisée à la bibliothèque de Saint-Dié en septembre et en octobre 1975, peu de temps avant son décès brutal trois mois plus tard. Il est inhumé au cimetière de Raon-l’Étape.
Sa soeur, avec laquelle il vivait, a fait don à la ville de Senones en 1986 de la totalité des oeuvres de André De Angeli qu’elle possédait encore.
Bibl. :Regards, N° 56, octobre 1975.
[Albert Ronsin].
Sources structurées
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
1990
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jean, dit André DE ANGELI », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4192 (consultée le 1 septembre 2026).