1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
BEAUCOLIN (Famille), imprimeurs à Neufchâteau
BEAUCOLIN (Jean-Jacques-Christophe)
(Luxembourg, 23 juin 1781 - Neufchâteau, 1853)
En 1809, ce fils d’un imprimeur luxembourgeois s’établit imprimeur-libraire à Neufchâteau. Il travaille avec une seule presse et trois ouvriers et imprime des livres d’église, des almanachs et des grammaires qu’il vend lui-même. Il est noté comme étant de bonne moralité et attaché au gouvernement. Le 14 août 1811, il est initié dans la loge La Paix, Orient de Neufchâteau, en devient garde des portes à l’intérieur du temple en 1812, chevalier en 1813 et deuxième surveillant en 1820.
Très populaire, il est nommé commissaire lors de l’invasion en 1814 et c’est lui qui organise la garde nationale néocastrienne en 1830. Il fonde le 1er décembre 1836 Les Annonces judiciaires et commerciales, journal qui se transforme le 7 décembre 1837 en Abeille des Vosges, le plus ancien titre de la presse vosgienne actuelle. Beaucolin est à l’origine d’une longue lignée d’imprimeurs établis à Neufchâteau.
BEAUCOLIN (Victor)
(Neufchâteau, ? - Neufchâteau, 1876)
Fils de J.-J.-Christophe, c’est un esprit cultivé, poète, musicien, franc-maçon, républicain et tolérant. En 1848, il lance Le Propagateur républicain, mais ne pouvant financer le cautionnement il est contraint à renoncer, poursuivant la publication de L’Abeille et devient conseiller municipal. A sa mort, il laisse deux fils. L’imprimerie est poursuivie par sa veuve, puis par Léon Beaucolin.
BEAUCOLIN (Victor)
(Neufchâteau, ? - Neufchâteau, 1926)
Il prend la direction de l’Abeille, dès le 20 avril 1879. Conseiller municipal, chasseur, pêcheur, il rédige des traités de chasse, un dictionnaire de patois et des études sur les champignons.
BEAUCOLIN (Georges)
(Neufchâteau, ? - Neufchâteau, 1944)
Dès 1919, il prend la tête de l’imprimerie et la conserve jusqu’à son décès.
BEAUCOLIN (Charles)
(Neufchâteau, ? - Neufchâteau, 22 janvier 1953)
Frère de Georges, il le remplace à la direction de l’entreprise en 1944 date où L’Abeille prend le titre de L’Abeille de Neufchâteau. Il se distingue dans la cité par son activité sportive dès 1900. Il est également un philatéliste passionné. Ancien combattant de 1914-1918, il entre dans la résistance en 1941. A la Libération, il est désigné par le comité de libération et prend ses fonctions le 1er septembre 1944 à la sous-préfecture... réoccupée par les Allemands jusqu’au 12 septembre.
Sa veuve dirige le journal jusqu’en 1972, date à laquelle il est racheté par M. Alain Thirion.
Bibl. : Bossu (J.).- Les Origines de la Franc-maçonnerie dans les Vosges, 2ème partie, 1804-1847, p. 3-4.
Alexandre (Ph.).- La Presse dans les Vosges (1821-1871).
Jacquot (Jean).- Sesquicentenaire de l’Abeille..., in L’Abeille, 31 décembre 1987.
[Pierre Heili].