[ Liège (Belgique) , 13/02/1903 – Lausanne (Suisse) , 04/09/1989 (86 ans) ]
/ pseudonyme s : Germain D’ANTIBES, ARAMIS, BOBETTE, Christian BRULLS, Georges CARAMAN, Jacques DERSONNE, Jean DORSAGE, Luc DORSAN, Jean DOSSAGE, Jean DU PERRY, Georges D’ISLY, Georges-Martin GEORGES, Gom GUT, KIM, Maurice PERTHUIS, PLICK & PLOCK, POUM & ZETTE, Jean SANDOR, Georges SIM, SIMMINGER, G. VIALIO, Gaston VIALIS, Gaston VIALLIS, G. VIOLIS
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Paul MERCIER, Le Relais-d’Alsace ou le cambriolage littéraire de Georges Commodore (in Traces 8, p. 87).
Le premier roman sans Maigret publié sous le patronyme de Georges Simenon avait surtout jusque-là retenu l’attention par son cadre géographique unique dans l’œuvre, le col de la Schlucht, reliant les Vosges et l’Alsace. Si cette fiction, par le personnage du Commodore, rappelle l’aventure des romans populaires et si M. Serge emprunte certains traits à un Stavisky non encore poursuivi par les affaires, la dimension poétique de ce roman est la plus intéressante.
En exploitant très largement les possibilités offertes par un site magnifique et les ressources d’une enquête ethnologique sur la vie quotidienne d’une pension hôtelière, Simenon prête au Commodore des ambitions et un destin... qui s’inspirent avant tout de l’univers du romancier et de son idéal littéraire : devenir en littérature un cambrioleur de génie. Ou comment suggérer, avec la manière : J’aurai le prix Nobel à 40 ans. Une exposition sur Le Relais d’Alsace a été réalisée, elle est encore disponible.
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Georges SIMENON », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3833 (consultée le 6 septembre 2026).