TOUSTAIN DE VIRAY ou VIREY (Joseph Maurice, comte de).- Né au château de Buttenémont, près Nancy, le 22 septembre 1728, il fut, le 15 septembre 1742, cornette, puis, le 8 décembre 1753, capitaine au régiment de cavalerie de la Reine.
Le 28 avril 1768 il devint lieutenant-colonel du 1er carabiniers et eut rang de mestre-de-camp (colonel) le 21 mai 1771. Mestre-de-camp de la Reine-cavalerie le 18 avril 1776, il passait, le 13 avril 1780, au 1er chevau-légers, qui tint garnison à Épinal ; il était depuis le 1er mars 1780 brigadier de dragons.
Maréchal de camp le 1er janvier 1784 (général de brigade), il fut bailli d’épée du bailliage de Darney, puis admis à la retraite dès 1784. Il était chevalier de Saint-Louis depuis 1760 et avait combattu en Bohême de 1743 à 1748, avait été fait prisonnier à Berg-op-Zoom, et en Allemagne en 1757.
En mars 1789, il fut élu député aux Etats-Généraux par la noblesse des bailliages des Vosges séant à Mirecourt et siégea ensuite à l’Assemblée Constituante. Après la session, il ne reparut plus sur la scène politique.
Le comte de Toustain de Viray est mort à Buttenémont, le 4 avril 1809.
Son frère, Remy Charles de Toustain, fut de 1762 à 1770 colonel de Royal-Lorraine, et devint aussi maréchal de camp.
TOUSTAIN DE VIRAY ou VIREY (Joseph Maurice, comte de) , général de cavalerie, député aux Etats généraux
Buttenémont près Nancy, 22 septembre 1728 – Buttenémont, 4 avril 1809
Engagé comme cornette au régiment de Reine-Cavalerie en 1742, il participe à la campagne de Bohème de 1743 à 1748. Il a le grade de capitaine lorsqu’en 1753, il entre dans les carabiniers où il est promu lieutenant-colonel en 1768, mestre de camp en 1771.
Il est à nouveau à Reine-Cavalerie comme mestre de camp en 1776, puis brigadier en 1780 au 1er régiment de chevau-légers en garnison à Épinal.
Enfin, nommé maréchal de camp en 1784, il est admis à la retraite la même année.
Ayant obtenu la charge de bailli d’épée du bailliage de Darney, il est en 1789 élu député aux États généraux par la noblesse du bailliage de Mirecourt, puis siège à l’Assemblée constituante durant la première session. Chevalier de Saint-Louis depuis 1760, il décède dans son château de Buttenémont.
Rémy Charles de Toustain, frère de Joseph Maurice, colonel de Royal-Lorraine de 1762 à 1770, acheva également sa carrière avec le grade de maréchal de camp.
Bibl. : Bouvier : Biographie générale vosgienne, p. 521.
Robinet.- Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l’Empire, tome II, p. 790.
Né au château de Buttenémont près de Nancy, le comte Joseph de Toustain de Viray devient capitaine au régiment de cavalerie de la Reine. Mestre de camp de la Reine-Cavalerie, il est depuis le 1er mars 1780, brigadier de dragons. Maréchal de camp le 1er janvier 1784 (général de brigade), il est bailli d'épée du bailliage de Darney, puis admis à la retraite dès 1784. Chevalier de Saint-Louis depuis 1760, Joseph de Toustain de Viray combat en Bohême de 1743 à 1748. En pleine action et par deux fois, le comte Toustain de Viray est fait prisonnier à Bergopzoom et en Allemagne, en 1757.
À l'heure de la Révolution française, ce noble soldat est élu député des Vosges aux états généraux par la noblesse des bailliages des Vosges, séant à Mirecourt. Le 31 mars 1789, c'est dans cette ville un encombrement total, un va-et-vient incessant de chevaux, de voitures venus de Bruyères, Saint-Dié, Châtel, Charmes, Remiremont, Darney et Neufchâteau. En descendent des hommes tous biens mis. On se les désigne, ou bien on cherche à savoir qui est qui ou quoi parmi eux. Les uns portent un habit religieux, d'autres un habit à parements brodés, un chapeau à plumes. Vingt-huit ont un aspect moins rutilant. Ce 31 mars à Mirecourt, ils viennent élire les huit députés qui représenteront les Vosges aux états généraux qui s'ouvriront à Versailles, un mois plus tard : deux pour le clergé, quatre pour le tiers états et deux pour la noblesse. Joseph Toustain de Viray fait partie de cette dernière catégorie. Siégeant ensuite à l'Assemblée constituante, il ne reparaît plus sur la scène politique après la session. Le comte meurt dans sa propriété de Buttenémont, le 4 avril 1809.
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Joseph TOUSTAIN DE VIRAY », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3430 (consultée le 16 octobre 2026).