Président du Conseil général des Vosges (1844-1847).
Notices documentaires
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
SIMÉON (Henri, vicomte).- Petit-fils du jurisconsulte Jérôme Siméon, qui fut membre du Conseil des Cinq-Cents, un des auteurs du Code civil, pair de France et ministre sous la Restauration ; fils du comte Siméon, qui fut ambassadeur, conseiller d’État, pair de France et directeur général des beaux-arts ; Henri Siméon naquit à Florence, où son père était ministre plénipotentiaire, le 16 octobre 1803.
Attaché d’ambassade en 1824, puis auditeur au Conseil d’État en 1826, il n’avait que 27 ans lorsqu’il fut nommé, après la Révolution de Juillet, le 14 septembre 1830, préfet des Vosges. Il témoigna dans ses fonctions de beaucoup de tact, d’activité, de vigueur et de travail pendant les cinq années qu’il y passa.
Le 12 novembre 1835, il passait à la préfecture du Loiret, puis à celle de la Somme. Conseiller d’État, il fut nommé directeur-général des tabacs, et commandeur de la Légion d’honneur.
Cependant les Vosges n’avaient pas perdu le souvenir de son administration et en 1843, à la mort d’Hector Bresson, Siméon fut élu député des Vosges par l’arrondissement de Remiremont et réélu en août 1846 ; il représenta jusqu’à la Révolution de 1848 les Vosges au Parlement.
En 1850, le Var, pays d’origine de sa famille, l’élut représentant du peuple à l’Assemblée Législative. Dès 1852, il était appelé à siéger au Sénat de l’Empire.
Henri Siméon consacra ses dernières années aux lettres et à la traduction en vers des oeuvres d’Horace.
Le comte Henri Siméon est mort à Paris le 21 avril 1874.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
SIMÉON (Henri, comte), préfet et député
Florence, 16 octobre 1803 – Paris, 21 avril 1874
Petit-fils du jurisconsulte Jérôme Siméon qui fut membre du Conseil des Cinq-Cents, un des auteurs du Code civil, pair de France et ministre sous la Restauration, fils du comte Siméon, ambassadeur et conseiller d’État, il est nommé attaché d’ambassade en 1824, puis conseiller d’État en 1826.
En 1830, il est envoyé dans les Vosges comme préfet, poste qu’il conserve jusqu’en 1835, avant de passer dans le Loiret puis dans la Somme.
Il devient directeur général des Tabacs en 1842 avant d’être élu, en 1844, député de la circonscription de Remiremont qu’il représente jusqu’en 1848, et conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte (1844-1848). Il préside le Conseil général des Vosges de 1844 à 1847.
Il fut encore membre de l’Assemblée législative pour le Var en 1850 et sénateur en 1852.
Bibl. : Bouvier, p. 512.
[
Pierre HEILI
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
SIMÉON Henry
(16 octobre 1803, Florence, Italie - 12 avril 1874, Paris)
• Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselle de 1844 à 1848
• Président du conseil général des Vosges de 1844 à 1847
• Préfet des Vosges de 1830 à 1835
• Préfet du Loiret de 1835 à 1840
• Préfet de la Somme de 1840 à 1841
• Député des Vosges de 1843 à 1848
• Député du Var de 1850 à 1852
• Directeur de l'administration des tabacs
Henry Siméon, né à Florence en Italie, appartient à une importante famille aristocrate et politique française. Son grand-père, le comte Jérôme Siméon, est député au conseil des Cinq-Cents, ministre, pair de France et prend une part importante à la rédaction du code civil. Son père, le vicomte Joseph Siméon, natif d'Aix-en-Provence, est attaché à Joseph Bonaparte au congrès de Lunéville, puis nommé à ses côtés secrétaire du roi de Naples à Florence. C'est donc en terre italienne que voit le jour Henry Siméon. Après avoir étudié le droit, il entre en 1826 au Conseil d'État. Partisan de la monarchie de Juillet, il la sert en devenant préfet des Vosges le 23 septembre 1830, du Loiret le 7 décembre 1835, et de la Somme le 21 juin 1840.
Un an plus tard, Henri Siméon est appelé à la direction générale des tabacs, et le 10 juin 1843 il est élu député des Vosges pour la circonscription de Remiremont en remplacement du maire romarimontain Hector Bresson, décédé. À cette même période, le parlementaire cumule les mandats. Il succède à la tête du canton de Saulxures-sur-Moselotte au maire counehet Claude Valdenaire, dans une élection qui s'effectue à deux reprises. En effet, aucun électeur ne se rend au bureau de vote le 17 décembre 1843. Les électeurs de la partie haute du canton saulxurons sont disposés à nommer Henry Siméon mais les électeurs de la partie basse se rangent aux côtés du maire de Vagney, Flageolet. Aussi, le scrutin est reporté à l'année suivante avec le succès final d'Henry Siméon.
Commandeur de la Légion d'honneur, il est facilement réélu à son poste de parlementaire vosgien, le 1er août 1846. Mais la révolution de février 1848 le rend à la vie privée, déchargé de ses mandats politiques. C'est l'avènement de la seconde République et de l'Assemblée nationale constituante, où siègent désormais onze nouveaux députés vosgiens, dont Louis Buffet, Henri Boulay de la Meurthe, Jules Falatieu et Léopold Turck.
Le 10 mars 1850, le département du Var ayant à donner un successeur à Ledru-Rollin condamné par la Haute Cour de Versailles pour sa participation à l'affaire du 13 juin 1849, le comte Siméon est désigné candidat par les monarchistes et devient représentant de ce département. Rallié au parti de l'Élysée, il approuve le célèbre coup d'État de 1851. Son approbation lui vaut d'être intégré aussitôt dans la première promotion de sénateurs. Il opine favorablement pendant toute la durée du règne, conformément aux vœux du pouvoir, et quitte la vie politique en 1870. Henry Siméon décède le 12 avril 1874 à Paris. Le département des Vosges, dont il a été président de l'Assemblée départementale, lui doit les premières expositions des produits de l'industrie vosgienne. Elles sont ouvertes à Épinal dans les bâtiments du musée en 1831 et 1833. Si la vie politique l'a beaucoup fasciné, la littérature l'attire et il se permet de traduire en vers des œuvres d'Horace.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]
Sources structurées
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Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
1889 — Félix BOUVIER — Biographie générale vosgienne
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Dictionnaire des Vosgiens célèbres
1990 — Pierre HEILI — Les Vosgiens célèbres
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Le Grand livre des élus vosgiens
2003 — Bertrand MUNIER