2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
MARMIER Gabriel (Philippe)
(20 juin 1783, Ray, Haute-Saône - 8 juillet 1845, Paris)
• Député des Vosges de 1828 à 1831
• Officier d'Infanterie
• Marié, trois enfants
Gabriel-Philippe, anobli comte, reçoit le marquisat avant d'accéder au titre de noblesse le plus élevé sous l'ancien régime,
duc de Marmier, naît à Ray en Haute-Saône. Elevé par sa mère, il reste avec son beau-père, âgé de quatre-vingts ans, sur le sol de la patrie malgré la tourmente révolutionnaire. Il fait de brillantes études à Paris et voyage en Angleterre et en Italie. À son retour, Gabriel-Philippe épouse, le 4 juin 1804, la fille du duc de Choiseul, Jacqueline-Béatrice-Gabrielle-Stéphanie, héritière des deux branches des Choiseul.
En 1806 naît un premier enfant, Alfred, quelques années après, une fille, Marguerite, puis en 1810, un second fils,
Etienne (biographie précédente). Un an avant la naissance de son dernier enfant, Gabriel-Philippe Marmier entre au service de l'empereur Napoléon, tandis que sa mère devient dame d'honneur de l'Impératrice Marie-Louise. Après la naissance du roi de Rome, il reçoit la mission d'aller à Mannheim annoncer cet événement à la grande duchesse de Bade.
Le 9 novembre 1813, Napoléon lève les gardes mobiles et Gabriel-Philippe Marmier prend le commandement de la première légion de la Haute-Saône, en mettant sa fortune personnelle au service du recrutement et équipement de cette légion. Napoléon dit à sa cour en parlant de Philippe Marmier :
Le pays doit être fier d’un tel homme, il se conduit comme un héros. Il rentre cependant malade du siège de Huningue. Napoléon, aux Cent-Jours, lui confère la pairie et le titre de comte de l'empire français en 1816. Après l'exil de l'empereur, le duc de Marmier devient colonel, puis général, après nomination du célèbre Lafayette.
En 1828, il est à nouveau élu député (auparavant à Gray) par le grand collège des Vosges puis, pendant de nombreuses années, par celui de Jussey, toujours en Haute-Saône. Jouissant de l'entière confiance de Louis-Philippe, son épouse devient dame d'honneur de la reine Amélie et partage l'exil des souverains. La famille est appréciée et reconnue à la cour royale. Philippe-Gabriel Marmier disparaît à Paris, le 8 juillet 1845.