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Philippe Gabriel DE MARMIER

[ Ray-sur-Saône (70) , 20/06/1783 – Paris (75) , 08/07/1845 (62 ans) ]

général , député

Pair de France. Chevalier de la Légion d’Honneur.

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ecriVOSGES, « Philippe Gabriel DE MARMIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3366 (consultée le 16 octobre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

MARMIER (Philippe Gabriel, comte, puis marquis, puis duc, de).- Né à Ray (Haute-Saône), le 20 juin 1783, il fut colonel de cohorte de gardes nationales ; il défendit Huningue et Belfort en 1814, fut député de la Haute-Saône à la Chambre des Représentants en mai 1815, puis pair de France quelques jours après, le 2 juin 1815. Gendre du lieutenant-général duc de Choiseul, en 1804, c’est en 1818 que le titre de duc de la maison de Choiseul-Stainville passa sur sa tête. Il succéda également à son beau-père, le 14 février 1819, comme colonel de la 1ère légion de la garde nationale parisienne, qu’il commanda jusqu’en 1822.

Conseiller général de la Haute-Saône, il fut élu député des Vosges en avril 1828, fut l’un des 221, et réélu député en juin 1830. Le 13 août 1830, il redevint colonel de la 1ère légion de la garde nationale de Paris, conserva ces fonctions jusqu’en 1844, et fut alors nommé général de brigade de la garde nationale de la Seine. Il était commandeur de la Légion d’honneur. Il a été en outre député de la Haute-Saône (pour la circonscription de Jussey), en juillet 1831, et réélu en juin 1834, en novembre 1837, en mars 1839 et en août 1842. Il est mort le 8 juillet 1845.

Son fils, Etienne Joseph Henri de Marmier, officier d’artillerie, a remplacé, le 11 septembre 1836, jusqu’en 1841, le duc de Choiseul comme conseiller général des Vosges pour le canton de Châtenois.

Un autre fils, Alfred Etienne Philippe Ferdinand, né le 7 mai 1805, fut député de la Haute-Saône de 1845 à 1848 et de 1863 à 1873 ; il avait été, de 1845 à 1848, chef de bataillon de la 1ère légion de garde nationale de Paris. Il est mort le 9 août 1873.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

MARMIER (Philippe-Gabriel, duc de), député de la Haute-Saône puis des Vosges, pair de France
Ray (Hte-Saône), 20 juin 1783 – Paris, 8 juillet 1845

Fils d’un mestre de camp en second au régiment de cavalerie Royal-Lorraine, il émigre avec sa famille pendant le Révolution, revient sous le consulat, est chambellan de l’empereur Napoléon 1er qui le crée comte de l’Empire le 22 octobre 1810. Il est ensuite colonel de cohorte de la garde nationale, défend Huningue puis Belfort lors de l’invasion étrangère en 1814. En mai 1815 il est député de la Haute-Saône à la chambre des représentants et fait pair de France le 2 juin 1815.

En 1818 il reçoit le titre de duc de la maison de Choiseul-Stainville et en 1819 il succède au duc Charles Antoine de Choiseul-Stainville – dont il avait épousé la fille, Jacqueline Béatrice, en 1804 – comme colonel de la 1ère légion de la garde nationale de Paris, dont il démissionnera en 1822.

Il est conseiller général de la Haute-Saône, échoue deux fois aux élections législatives dans son département en 1824 et 1827. Présenté dans les Vosges, il est élu député le 21 août 1828 et réélu le 23 juin 1830. Royaliste avec des idées libérales, il s’oppose au ministère Polignac, vote l’adresse des 221 au Roi, se rallie à la Monarchie de Juillet et est réélu régulièrement en Haute-Saône de 1830 à sa mort en 1845. Le 13 août 1830 il reprend son emploi de colonel de la 1ère légion de la garde nationale de Paris. En 1844 il est nommé général de brigade de la garde nationale de la Seine. Son fils Alfred le remplace à la chambre des députés et sera conseiller d’Etat puis maître de forges, tandis que son autre fils, Etienne-Joseph-Henri, officier d’artillerie, est conseiller général des Vosges pour le canton de Châtenois de 1836 à 1841, à la suite du duc Claude-Antoine de Choiseul-Stainville.

Le duc Philippe de Marmier était commandeur de la Légion d’honneur.

Bibl. : Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 467.
Robert.- Dictionnaire des parlementaires français, 1789-1889, tome IV, p. 275.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

MARMIER Gabriel (Philippe)
(20 juin 1783, Ray, Haute-Saône - 8 juillet 1845, Paris)

• Député des Vosges de 1828 à 1831
• Officier d'Infanterie
• Marié, trois enfants

Gabriel-Philippe, anobli comte, reçoit le marquisat avant d'accéder au titre de noblesse le plus élevé sous l'ancien régime, duc de Marmier, naît à Ray en Haute-Saône. Elevé par sa mère, il reste avec son beau-père, âgé de quatre-vingts ans, sur le sol de la patrie malgré la tourmente révolutionnaire. Il fait de brillantes études à Paris et voyage en Angleterre et en Italie. À son retour, Gabriel-Philippe épouse, le 4 juin 1804, la fille du duc de Choiseul, Jacqueline-Béatrice-Gabrielle-Stéphanie, héritière des deux branches des Choiseul.

En 1806 naît un premier enfant, Alfred, quelques années après, une fille, Marguerite, puis en 1810, un second fils, Etienne (biographie précédente). Un an avant la naissance de son dernier enfant, Gabriel-Philippe Marmier entre au service de l'empereur Napoléon, tandis que sa mère devient dame d'honneur de l'Impératrice Marie-Louise. Après la naissance du roi de Rome, il reçoit la mission d'aller à Mannheim annoncer cet événement à la grande duchesse de Bade.

Le 9 novembre 1813, Napoléon lève les gardes mobiles et Gabriel-Philippe Marmier prend le commandement de la première légion de la Haute-Saône, en mettant sa fortune personnelle au service du recrutement et équipement de cette légion. Napoléon dit à sa cour en parlant de Philippe Marmier : Le pays doit être fier d’un tel homme, il se conduit comme un héros. Il rentre cependant malade du siège de Huningue. Napoléon, aux Cent-Jours, lui confère la pairie et le titre de comte de l'empire français en 1816. Après l'exil de l'empereur, le duc de Marmier devient colonel, puis général, après nomination du célèbre Lafayette.

En 1828, il est à nouveau élu député (auparavant à Gray) par le grand collège des Vosges puis, pendant de nombreuses années, par celui de Jussey, toujours en Haute-Saône. Jouissant de l'entière confiance de Louis-Philippe, son épouse devient dame d'honneur de la reine Amélie et partage l'exil des souverains. La famille est appréciée et reconnue à la cour royale. Philippe-Gabriel Marmier disparaît à Paris, le 8 juillet 1845.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Philippe Gabriel DE MARMIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3366 (consultée le 16 octobre 2026).

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