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Alfred Louis BOURGEOIS

[ Épinal (88) , 20/07/1859 Blois (41) , 20/05/1898 (38 ans) ]

archiviste , enseignant , conseiller général , écrivain , journaliste

/ pseudonyme : Richard AUVRAY

Auteur vosgien Biographie vosgienne

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ecriVOSGES, « Alfred Louis BOURGEOIS », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=329 (consultée le 5 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

BOURGEOIS (Louis Alfred).- Né à Épinal le 20 juillet 1859, archiviste départemental à Blois ; il fut successivement professeur au collège d’Épinal, au collège Rollin à Paris, puis élève à l’école des chartes d’où il sortit archiviste-paléographe.

Il a publié plusieurs études historiques, notamment sa thèse sur Le Domaine des évêques de Metz. Il a écrit pour le présent ouvrage [Le Département des Vosges / Léon Louis] l’Archéologie gallo-romaine.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne, 1889 ]

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

BOURGEOIS Louis Alfred.- Né à Épinal le 20 juillet 1859.
Conseiller général des Vosges.
Rédacteur en chef du Républicain des Vosges, journal hebdomadaire fondé à Épinal en 1891.
Officier d’Académie.

Destiné à suivre la carrière de l’enseignement, M. Bourgeois, après avoir fait ses études à l’École normale supérieure, fut nommé professeur au collège d’Épinal qu’il quitta ensuite pour professer au collège Rollin, à Paris.

Il fut admis à l’École des Chartes d’où il sortit avec le diplôme d’archiviste-paléographe, après avoir soutenu une thèse sur Le Domaine des évêques de Metz. Il fut nommé archiviste du Loir-et-Cher.

M. Bourgeois est membre de la commission départementale des richesses d’art de la France, du comité d’histoire vosgienne, de l’Association vosgienne de Paris et membre titulaire de la société d’émulation des Vosges.

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges, 1897 ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BOURGEOIS (Louis Alfred), archiviste, rédacteur en chef du Républicain des Vosges
(Épinal, 20 juillet 1859 - Blois, 20 mai 1898)

Entré à l’École des Chartes, il en sort diplômé archiviste paléographe en 1888 avec une Étude sur l’organisation du domaine des évêques de Metz. Il est nommé aux archives du Loir-et-Cher et il écrit Les Métiers de Blois, 2 vol., car il s’intéresse particulièrement à l’histoire du travail. Il donne également de nombreuses études dans les publications des sociétés savantes.

Sous le pseudonyme de Richard Auvray, il est l’auteur du roman historique : Les Gens d’Épinal (1891). Il occupe un moment le poste de rédacteur en chef du Républicain des Vosges. Il a rédigé pour l’encyclopédie Les Vosges dirigée par Léon Louis, la partie sur l’archéologie gallo-romaine.

Conseiller général pour le canton d’Épinal de 1895 à 1898, il met toute son ardeur à faire triompher ses idées de justice sociale et de solidarité humaine, ce qui l’amène à se lier d’amitié avec Maurice Pottecher. C’est lui qui suggère à son fondateur le nom, devenu célèbre de Théâtre du Peuple. Dans Le Diable marchand de goutte (1895), il se montre un acteur excellent. En collaboration avec Maurice Pottecher, il écrit en 1897 Le Sotré de Noël.

Bibl. : Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 362.
D.B.F., t. VI, col. 1468.
Poull (G.).- Les Vosges, p. 322.
Jeanclaude (G.).- Maurice Pottecher et le Théâtre du Peuple, 1960, p. 238-239.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres, 1990 ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

BOURGEOIS Alfred (Louis)
(20 juillet 1860, Épinal - 30 mai 1898, Bois-le-Roi, Seine-et-Marne)

• Conseiller général du canton d’Épinal de 1895 à 1898.
• Professeur.

Bien que décédé à Blois, Alfred Bourgeois est avant tout un enfant d’Épinal où il voit le jour en juillet 1860. Fils unique d’un commandant qui lors de la guerre de 1870 a perdu une de ses jambes, Alfred Bourgeois fait ses études au pensionnat de La Flèche et au collège d’Épinal. Après avoir conquis le diplôme de licence ès lettres, il débute dans l’université comme professeur d’histoire au collège de la cité des Images. Nommé ensuite au collège Rollin à Paris, il ne peut se satisfaire de sa profession. Il veut être lui-même historien et s’inscrit à l’École des Chartes pour étudier les méthodes de la critique historique. C’est alors qu’Alfred Bourgeois écrit sa thèse sur le Domaine des évêques de Metz.

Afin de mener à bonne fin ce travail, il n’épargne ni temps ni peine et fait de nombreux séjours à Metz et dans d’autres villes de la région. Un nouveau livre Les Gens d’Épinal sort sous le pseudonyme de Richard Auvray. C’est un roman attachant, une étude attendrie sur le passé, les gloires et les malheurs des anciens spinaliens. Tour à tour professeur, archiviste dans le Loir-et-Cher, journaliste à la Tribune des Vosges, Alfred Bourgeois est même artiste sur la scène pittoresque du Théâtre du Peuple à Bussang et devient l’ami du fondateur Maurice Pottecher. C’est même lui qui propose à son ami Pottecher d’appeler ce haut-lieu estival bussenet, le Théâtre du Peuple, ce qu’admit le Padre après quelques réticences.

Par-dessus tout analyste à l’excès, ce lutteur de la pensée cherche en réalité sa voie. Attaché à sa terre natale, rédacteur en chef du Réveil des Vosges devenu l’un des principaux chefs du parti radical à Épinal, il pose sa candidature aux élections cantonales de 1895 sur le canton spinalien. Le poste laissé libre par le maire et vice-président de la chambre de commerce d’Épinal, Arthur Florion, suscite de nombreuses convoitises. Tout laisse supposer un duel face au député et industriel Auguste Krantz. Ce dernier, pour ne pas déplaire à certaines notabilités locales, refuse de se présenter.

La voie de l’assemblée départementale est désormais ouverte pour Alfred Bourgeois, qui triomphe facilement. Cette victoire lui permet d’envisager une importante carrière politique, tant au niveau communal qu’à l’échelon national. Malgré cela, Alfred Bourgeois descend rapidement de son piédestal. Aux élections municipales de 1896, il a tort d’accentuer son programme et son opposition contre Jules Méline (enfant du pays au faîte de sa gloire) et ses amis. En tout cas, il est mal inspiré en voulant diriger l’opposition contre la municipalité républicaine d’Épinal. Sa liste subit un échec considérable et ses chances sont fort diminuées.

En même temps, les électeurs voient grandir chaque jour la situation d’Auguste Krantz au Parlement et chacun se demande si Alfred Bourgeois oserait se présenter contre lui, quand un cancer est malheureusement venu l’atteindre à l’âge de trente-huit ans. Selon son souhait, Alfred Bourgeois repose en terre spinalienne.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens, 2003 ]

 

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