Notices documentaires
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
FRICOT (François Firmin).- Né à Belfort (Haut-Rhin), le 11 octobre 1746, d’une famille lorraine, il fut d’abord avocat au conseil souverain d’Alsace, en 1767, puis devint en 1776 procureur du roi au bailliage de Remiremont. Le 31 mars 1789, il fut élu, le troisième sur 4, député du Tiers-État des bailliages des Vosges aux États-Généraux, devenus, deux mois après, l’Assemblée nationale Constituante. Il assista au serment du Jeu-de-Paume et vota avec le parti libéral.
En juin 1790, il fut élu administrateur du district, puis juge au tribunal de Remiremont et lorsque l’Assemblée Constituante eut terminé ses travaux, il devint, le 6 septembre 1791, l’un des administrateurs du département des Vosges. Élu par les Vosges haut-juré près la haute-cour nationale en septembre 1792, il devint, le 24 septembre, président du directoire des Vosges et le 11 novembre suivant, il était élu quatrième député suppléant des Vosges à la Convention. Le 2 juillet 1795, il devenait représentant du peuple à la Convention et remplit une mission en Alsace.
A la fin de la période conventionnelle il passa député au conseil des Cinq-Cents et y siégea jusqu’en 1797, où il redevint haut-juré le 12 avril. Consul de France à Ancône (Italie) le 20 mai 1797, il fut appelé, le 19 juillet suivant, aux importantes fonctions de secrétaire-général du ministère de l’intérieur et occupa ce poste jusqu’au 20 octobre 1797. Il fut alors nommé caissier de la loterie nationale et conserva cet emploi jusqu’au 22 mars 1802.
Il se retira dans le Loiret et devint maire de la commune de Saint-Firmin-des-Bois. A la Restauration, on le nomma procureur du roi à Sarreguemines, mais il n’accepta pas et, le 21 avril 1819, il fut nommé juge de paix du canton de Château-Renard (Loiret), qu’il habitait depuis longtemps et mourut en fonctions. Le 1er septembre 1818, il fut autorisé à changer de nom et à s’appeler Frécot.
Le conventionnel Fricot est mort à Château-Renard (Loiret), le 7 août 1829 ; il avait 84 ans.
Le capitaine Alexis Fricot, né à Saint-Etienne-lès-Remiremont le 2 juillet 1777, mort à Remiremont le 27 avril 1862, était son fils.
L’inspecteur général des ponts et chaussées Frécot, commandeur de la Légion d’honneur, mort à Nancy à 69 ans, le 30 mai 1884, était son petit-fils.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
FRICOT (François-Firmin), avocat, législateur et consul
Belfort, 11 octobre 1746 - Château-Renard (Loiret), 7 août 1829
Il est d’abord avocat au conseil souverain d’Alsace en 1767, puis devient en 1776 procureur du roi au bailliage de Remiremont. Aux élections primaires de mars 1789, il fait annuler la désignation de son rival Scipion Bexon qui avait pourtant rédigé le cahier de doléances de la ville. Le 31 mars, il est élu, à Mirecourt, le 3ème sur 4, député du Tiers aux États Généraux. Il assiste au serment du Jeu de Paume et vote avec le parti libéral. En juin 1790, il est élu administrateur du district, puis juge au tribunal de Remiremont. Le 6 septembre 1791, son mandat de constituant terminé, il est nommé administrateur du département.
Élu par les Vosges haut-juré près la haute cour nationale en septembre 1792, il devient, le 24 septembre, président du Directoire des Vosges et le 11 novembre suivant, 4ème député suppléant des Vosges à la Convention. Le 2 juillet 1795, il entre à la Convention en remplacement de Bresson mis hors la loi. Il remplit alors une mission en Alsace. Sous le Directoire, il passe au Conseil des Cinq-Cents et y siège jusqu’en 1797.
Consul de France à Ancône (Italie) le 20 mai 1797, il est appelé le 19 juillet de la même année aux importantes fonctions de secrétaire-général du ministère de l’Intérieur qu’il remplit jusqu’au 20 octobre. Il est alors nommé caissier de la Loterie nationale et quitte cet emploi en 1802 pour se retirer dans le Loiret où il devient maire de Saint-Firmin-des-Bois. En 1819, il est nommé juge de paix de Château-Renard et meurt dans cette fonction après avoir été autorisé en 1818 à changer son nom en Frécot.
Bibl. : Bouvier (F.).- Biographie générale vosgienne, p. 417.
Robinet.- Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l’Empire, tome I, p. 834.
[
Pierre HEILI
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
FRICOT François (Firmin)
(11 octobre 1746, Belfort – 7 août 1829, Château-Renard, Loiret)
• Maire de Saint-Firmin-les-Bois
• Député des Vosges de 1789 à 1791
• Avocat
Bien que né à Belfort où son père est receveur des revenus du comté belfortain, François Fricot est issu d’une famille lorraine. Avocat au conseil souverain d’Alsace en 1767, il devient procureur du roi au bailliage de Remiremont en 1776. Le 31 mars 1789, il est élu député du Tiers aux états généraux aux côtés de ses collègues Pierre Chantaire, Jean-Claude Cherrier et Charles Petitmengin. Les quatre élus vosgiens rejoignent Versailles et les 577 autres élus du tiers-état. Ceux-ci représentent le tiers de l’assemblée qui, avec le clergé et la noblesse, compte quelque 1200 membres.
Ne pouvant plus siéger à la nouvelle assemblée législative, selon la loi, François Fricot est nommé haut juré près de la Haute Cour en septembre 1792. Il devient président du directoire des Vosges, suite au départ de Jean-Baptiste Perrin pour la Convention. Après avoir été appelé à plusieurs fonctions au sein de divers ministères, François Fricot se retire dans les propriétés qu’il possède dans le Loiret et devient maire de Saint-Firmin-des-Bois. Il y reste jusqu’à la Restauration. De là, nommé procureur du roi à Sarreguemines, il n’accepte pas ce poste qui l’éloigne de son nouveau domicile. Par contre, François Fricot répond favorablement à sa nomination de juge de paix du canton de Château-Renard où il décède dans cette fonction, le 7 août 1829. Par ordonnance royale du 1er septembre 1819, François avait été autorisé à changer son nom péjoratif de Fricot en Frécot.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]