Conseiller général du canton de Bulgnéville (1848-1871). Président du Conseil Général des Vosges (1852-1870). Député des Vosges (1852-1869).
Notices documentaires
1879 —
Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim
AYMÉ Jules Gabriel.- Ancien député, né à Hédouville (Vosges) le 14 juin 1806 ; reçu avocat, il devint substitut du procureur du roi, puis juge d’instruction à Neufchâteau.
Maire de cette ville et membre du Conseil général du département, il fut élu en 1852 député au Corps législatif comme candidat du Gouvernement.
Il a été nommé officier de la Légion d’Honneur en 1859.
[
A. Cerfberr de Médelsheim
, Biographie alsacienne-lorraine ]
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
AYMÉ.- L’avocat Aymé, député des Vosges, était né à Médonville.
[
Charles CHAPIAT
, Voyages dans les Vosges ]
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
AYMÉ (Jules Gabriel).- Député des Vosges pendant 17 ans, Aymé est né à Médonville le 14 juin 1806. Étudiant en droit à Paris, avocat à Neufchâteau, substitut du procureur du roi à Lunéville, il fut ensuite juge au tribunal civil de Neufchâteau en 1840. Il avait été adjoint au maire de Lunéville, il devint maire de Neufchâteau en 1851.
Conseiller d’arrondissement en 1841, il fut élu conseiller général du canton de Bulgnéville en 1848 et constamment réélu jusqu’en 1870. Désigné comme candidat officiel par l’empire, il fut élu en 1852, par 20 125 voix, député au Corps législatif par la 2e circonscription des Vosges.
Réélu en 1857, il le fut encore en 1863, par 16 088 voix, contre 13 856 à M. Maurice Aubry. Mais aux élections générales de mai 1869, il échoua contre le lieutenant-colonel de Dommartin, qui fut élu au second tour de scrutin, pour lequel Aymé s’était retiré ; il avait eu, au 1er tour, 9 883 voix contre 12 630 à de Dommartin, 7 793 à M. Maurice Aubry, 1 196 à M. Contaut, 64 à divers.
Aymé fut alors nommé officier de la Légion d’honneur, le 12 août 1869. Il se tint désormais à l’écart des affaires publiques. Toutefois, il se présenta comme candidat conservateur, dans l’arrondissement de Neufchâteau, le 20 février 1876, et n’obtint que 5 000 voix environ contre 6 227 à M. Frogier de Ponlevoy et 2 000 à M. Contaut. Au 2e tour de scrutin, le 5 mars 1876, il échoua définitivement avec 5 558 voix contre 8 354 voix à M. de Ponlevoy.
Après l’acte du 16 mai 1877, Aymé entreprit de nouveau la lutte en faveur des idées conservatrices ; il échoua de nouveau le 14 octobre 1877, ne groupant que 5 270 voix contre 8 905 obtenues par le même concurrent, M. de Ponlevoy, député sortant.
Depuis, Aymé se retira complètement de la vie politique.
Il est mort subitement en son château de Médonville, le 10 avril 1887.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
AYMÉ DE LA HERLIERE (Jules-Gabriel), magistrat, député des Vosges
(Médonville, 14 juin 1806 - Médonville, 10 avril 1887)
Après ses études de droit à Paris, il se fait recevoir avocat à Neufchâteau, puis entre dans la magistrature : substitut à Lunéville, juge au tribunal civil de Neufchâteau en 1840. Adjoint au maire de Lunéville durant son séjour dans cette ville, il est conseiller d’arrondissement de Neufchâteau dès 1841, puis conseiller général du canton de Bulgnéville de 1848 à 1870. En 1851, il est nommé maire de Neufchâteau.
Il est le candidat officiel du gouvernement pour les élections et il est élu le 29 février 1852 au corps législatif. Nommé par décret impérial en 1852, il préside le Conseil Général jusqu’en 1870. Réélu en 1857, 1863, il échoue aux élections de 1869. Il vote toutes les lois proposées par le gouvernement impérial.
Le 20 février 1876, puis le 4 octobre 1877, il se représente dans la circonscription de Neufchâteau mais échoue à chaque fois contre Frogier de Pontlevoy. Il se retire alors de la vie publique.
Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome I, p. 130.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 350-351.
[
Albert RONSIN
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
AYMÉ Jules (Gabriel)
(14 juin 1806, Médonville - 10 avril 1887, Médonville)
• Maire de Neufchâteau.
• Conseiller général du canton de Bulgnéville de 1848 à 1871.
• Président du conseil général des Vosges de 1852 à 1870.
• Député des Vosges de 1852 à 1869.
• Avocat.
• Marié.
Député des Vosges pendant dix-sept ans, Jules Aymé est né le 14 juin 1806 à Médonville. Un petit village vosgien situé à quelques kilomètres de Neufchâteau, patrie également de deux autres illustres parlementaires, Albert et Hubert Voilquin. Étudiant en droit à Paris, avocat à Neufchâteau, substitut du procureur du roi à Lunéville en Meurthe-et-Moselle, Jules Aymé est ensuite juge au tribunal civil de Neufchâteau en 1840.
Sa carrière politique suivant son parcours professionnel, il est premier adjoint au maire de Lunéville où il entre en fonction suite à son mariage avec Marguerite Barbier, il devient après maire de Neufchâteau. Hormis son mandat de conseiller d’arrondissement en 1841, il souhaite entrer au conseil général des Vosges. Son désir est exaucé en 1848. Il remplace Jacques Tupin comme conseiller général du canton de Bulgnéville, et est constamment réélu jusqu’en 1871. Parallèlement, Jules Aymé est porté à la présidence du conseil général succédant au Dompairois Victor Résal et cela pour une durée de dix-huit années.
Désigné candidat officiel par l’Empire, il est élu, en 1852, député au Corps législatif par la deuxième circonscription des Vosges.
Réélu en 1857, il l’est encore six ans plus tard contre le banquier mirecurtien, Maurice Aubry. Cependant, aux élections générales de mai 1869, il échoue contre le lieutenant-colonel Charles de Dommartin du Pasquier, ancien officier de cavalerie, venu se fixer dans sa propriété de Dommartin-sur-Vraine. Jules Aymé se tient désormais à l’écart des affaires publiques. Toutefois, la fièvre électorale le reprend. Il se présente comme candidat conservateur dans l’arrondissement de Neufchâteau, le 20 février 1876, face à Paul Frogier de Pontlevoy.
Après l’acte de mai 1877, il reprend la lutte en faveur des idées conservatrices et échoue de nouveau face au député sortant. Alors, l’ancien maire néocastrien se retire complètement de la vie politique.
Il décède subitement en son château de Médonville, le 10 avril 1887. Son fils Alfred, sous-préfet de Mamers en 1866, puis de Commercy en 1870, meurt de la typhoïde lors de la guerre contre la Prusse, en soignant des malades.
[
Bertrand MUNIER
]
Sources structurées
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Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim
1879 — A. Cerfberr de Médelsheim — Biographie alsacienne-lorraine
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Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
1881 — Charles CHAPIAT — Voyages dans les Vosges
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Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
1889 — Félix BOUVIER — Biographie générale vosgienne
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Dictionnaire des Vosgiens célèbres
1990 — Albert RONSIN — Les Vosgiens célèbres
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Le Grand livre des élus vosgiens
2003 — Bertrand MUNIER