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Joachim VAUTRIN

[ Parey-sous-Monfort (88) , ?? Rome (Italie) , 1673 ]

ecclésiastique

Biographie vosgienne

1842 — Biographie universelle ancienne et moderne / Michaud

VALTRIN* ou plutôt VAULTRIN (Joachim) fut du petit nombre de ces hommes que rien n’arrête et ne décourage, mais qui vont bravement à leur but sans s’inquiéter des difficultés et surmontent tous les obstacles qu’ils rencontrent sur leur chemin.

Né dans les premières années du 17e siècle, au sein d’une pauvre famille du village de Parey-sous-Monfort (Vosges), il ne reçut probablement d’autre instruction que celle que pouvait donner le magister, si toutefois il y en avait un alors dans l’endroit.

Suivant dom Calmet, les guerres qui affligèrent la Lorraine sous le règne orageux du duc Charles IV déterminèrent Vaultrin à quitter le toit paternel et à s’en aller chercher fortune à la grâce de Dieu [Notice de la Lorraine, édition in-fol., tome 2, col. 183). Par quel motif se dirigea-t-il vers la capitale du monde chrétien ? C’est ce qu’on ignore totalement.

Arrivé à Rome, il se trouva dénué de toute espèce de ressources ; mais il sut lutter contre la misère, et, après d’incroyables efforts, parvint à savoir parfaitement la langue latine. Il étudia ensuite la philosophie et la théologie avec un tel succès, que sa vénération s’étendit jusqu’à la cour pontificale, qui honora Vaultrin du sacerdoce et l’appela successivement à de hauts emplois. Il devint officier de la Daterie, préfet de la chancellerie romaine et porte-croix du pape. Ces charges lui procurèrent de grands biens dont sûrement ses parents profitèrent.

S’il ne revint jamais dans son lieu natal, il ne l’avait pas du moins oublié. Par son testament, daté du 26 avril 1662, il fonda à Parey-sous-Monfort un couvent de prémontrés qui subsista jusqu’à la révolution, sous le titre de prieuré dépendant de l’abbaye de Flabémont. Les bâtiments de cette maison religieuse appartiennent aujourd’hui à plusieurs particuliers. L’église qui y attient est un beau morceau d’architecture. ( Voyez la Statistique des Vosges, par MM. H. Lepage et Charles Charton, 2e partie, p. 371.)

Vaultrin mourut à Rome en 1673, on ne sait à quel âge. Vainement nous avons cherché son nom dans une Biographie des hommes marquants de la Lorraine (Nancy, Hissette, 1829, in-12). Ce qui est plus étonnant encore, il n’est fait aucune mention de Vaultrin, Vosgien d’élite, dans la Biographie vosgienne publiée par M. F. Vuillemin, membre de la société d’émulation des Vosges (Nancy, mademoiselle Gonet, 1848, in-8).
B—L—U.

* En Italie, Vaultrin aura traduit son nom par le mot Valtrino ; de là Valtrin.


[in Biographie universelle ancienne et moderne, etc., par une société de gens de Lettres et de savants (sous la direction de Louis Gabriel Michaud).- Nouvelle édition, Paris : Ch. Delagrave, 1842.- Tome 42, page 535].

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

VAUTRIN (Joachim), né à Parey-sous-Montfort, canton de Bulgnéville, de parents pauvres, devint successivement officier de la Daterie, préfet de la Chancellerie romaine, porte-croix du Pape.

Il avait fondé une maison de Prémontrés dans son village natal. Il est mort à Rome en 1673.

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

VAULTRIN Joachim.- La fondation du prieuré de Parey était due à un enfant du lieu, Joachim Vaultrin, né pauvre et parvenu par son mérite à la charge de préfet de la chancellerie romaine : il mourut à Rome en 1673.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

VAUTRIN (Joachim) , prêtre, préfet de la chancellerie romaine
Parey-sous-Montfort, XVIIe siècle – Rome, 1673


Issu d’une famille pauvre, Joachim Vautrin effectue toute sa carrière au service de la papauté. Il est officier de la Daterie, puis préfet de la chancellerie romaine et porte-croix du pape.

Ami de l’abbé Épiphane Louis, Joachim Vautrin, qui est aussi administrateur de la Componende ou chambre apostolique, lègue une somme d’argent afin de créer dans son village natal de Parey-sous-Montfort, en 1662, un prieuré de l’ordre de Prémontrés, dont l’érection est autorisée par le duc de Lorraine Charles IV et l’évêque de Toul.

Ce prieuré subsistera jusqu’en 1789 sous le vocable de Notre-Dame de Bethléem, desservi par quatre chanoines.


Bibl. : Le Vosgien.- Le général Humbert, notices biographiques, p. 535.
Martin.- Histoire des diocèses de Toul, Nancy, Saint-Dié, tome II, p. 262.
Michel (Jean-François).- Ermitages et monastères des Vosges, p. 10.


[ Albert Ronsin ]

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