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Charles Camille Julien KRANTZ

[ Dinozé (88) , 24/08/1848 – Paris (7e) , 30/04/1924 (75 ans) ]

ingénieur , conseiller général , député , ministre

Officier de la Légion d’Honneur (1894).

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ecriVOSGES, « Charles Camille Julien KRANTZ », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1470 (consultée le 16 octobre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1892 — Annuaire des Vosges / Léon Louis

KRANTZ Charles Émile Julien Camille.- Né à Dinozé, commune de Saint-Laurent, le 24 août 1848.
Ancien élève de l’École polytechnique, ancien maître des requêtes au Conseil d’État, professeur à l’École nationale des Ponts et Chaussées.
A Paris, 24 rue de Turin.
Siège à gauche.
Élu député de la 1re circonscription (cantons de Bains, Épinal, Xertigny) de l’arrondissement d’Épinal, le 22 février 1891.
[Annuaire 1892, p. 157].

Commissaire général de la France à l’exposition de Chicago en 1893, membre de la commission supérieure de l’exposition universelle de 1900.
A Paris, boulevard Saint-Germain 226.
Siège à gauche.
[Annuaire 1894, p. 151].

[ Léon LOUIS , Annuaire des Vosges ]

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve

© Dictionnaire H. Jouve, 1897

KRANTZ Charles Camille Julien.- Né à Dinozé le 24 août 1848.
Député de la première circonscription d’Épinal.
Professeur à l’École des ponts et chaussées.
Officier de la Légion d’honneur.

M. Krantz était élève à l’École polytechnique depuis le mois d’octobre 1868, lorsque la guerre contre l’Allemagne fut déclarée. Il fut nommé lieutenant auxiliaire d’artillerie et fit la campagne avec ce grade. La guerre terminée, il abandonna la carrière militaire et se fit recevoir ingénieur des manufactures de l’État. Pendant l’Exposition universelle de 1878, il exerça les délicates fonctions de chef de cabinet du commissaire général. Il devint maître des requêtes au Conseil d’État l’année suivante et conserva ces fonctions jusqu’en 1891.

En 1891, M. Krantz posa pour la première fois sa candidature à la députation, lors de l’élection qui eut lieu dans la première circonscription d’Épinal afin de pourvoir au remplacement de M. Brugnot, nommé sénateur. Élu par une assez forte majorité, il se représenta aux élections législatives de 1893 et fut réélu par 6 936 voix contre 458 qui furent attribuées à M. Parisot, son concurrent.

M. Krantz fut nommé commissaire général de la section française à l’Exposition universelle de Chicago. Depuis 1886, il est professeur-adjoint de droit à l’École nationale des ponts et chaussées et fait partie de la commission supérieure de l’exposition de 1900. Il est président du comice agricole d’Épinal, membre de l’Association vosgienne de Paris et rapporteur général du budget de 1897.

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

KRANTZ Charles-Camille-Julien, homme politique
Dinozé, 24 août 1848 - Paris, 30 avril 1924

Charles Camille Julien Krantz - Page d’un trombinoscope de 1898.
© Les Vosgiens célèbres, 1990
Fils de Charles Dieudonné [1818 – 1885]. Il entre à l’École polytechnique en 1868. Lorsque la guerre contre la Prusse est déclarée, il est nommé lieutenant auxiliaire d’artillerie et fait la campagne avec ce grade. Après le conflit, il abandonne la carrière militaire pour celle d’ingénieur des manufactures de l’État.

Pendant l’Exposition Universelle de 1878, il exerce, auprès de son oncle J.-B. Sébastien, les fonctions de chef de cabinet du commissaire général. Il devient maître des requêtes au Conseil d’État en 1879 et conserve cette fonction jusqu’en 1891, date à laquelle il se fait élire député de la 1ère circonscription d’Épinal en remplacement de M. Brugnot nommé sénateur. Élu par une assez forte majorité, il se représente aux élections législatives de 1893 et est réélu par 6936 voix contre 458 à son concurrent. Il est élu vice-président dé la Chambre en 1898. Il reste député d’Épinal jusqu’en 1910. Entre-temps, il représente le canton d’Épinal au Conseil général de 1898 à 1913.

Nommé commissaire général de la section française à l’Exposition Universelle de Chicago de 1893, il fait encore partie de la commission supérieure de l’Exposition en 1900. Rapporteur général de la commission du budget de la Chambre des Députés en 1897, il fait voter les fonds secrets qui permettent de construire en série le fameux canon de 75 sous le cabinet Méline. Après la chute de celui-ci, il devient ministre de la guerre (1899) et des travaux publics (1898-1899).

Il exerce par ailleurs un poste de professeur de droit à l’École nationale des Ponts et Chaussées depuis 1886 et de président du Comice agricole d’Épinal.

Bibl. : Jouve.- Dictionnaire biographique des Vosges.
Jolly.- Dictionnaire des Parlementaires français (1889-1940), tome VI, p. 2057-2058.

[ Pierre HEILI , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

KRANTZ Camille (Charles Emile)
(24 août 1848, Dinozé - 30 avril 1924, Paris)

• Conseiller général du canton d'Epinal de 1898 à 1913
• Député des Vosges de 1891 à 1910
• Ministre de la Guerre et des Travaux Publics de 1898 à 1899
• Ingénieur
• Marié

La carrière politique de Camille Krantz est celle d'un notable et d'un technicien, que ses activités successives et ses compétences amènent tout naturellement à un mandat parlementaire. Il appartient en outre à une vieille famille vosgienne, originaire de Sarrelouis, attachée depuis longtemps aux affaires publiques. Un ancêtre a été fontainier du roi Stanislas Leszczynski, un oncle Sébastien Krantz représentant à l’assemblée nationale de 1871 et sénateur inamovible, un cousin, le vice-amiral Jules Krantz, ministre de la Marine en 1889.

Ayant grandi dans un milieu industriel actif et prospère (son grand-père, ses oncles dirigent les papeteries vosgiennes de Dinozé, Docelles et Ranfaing que son père représente à Paris), Camille Krantz est destiné à l'Ecole polytechnique, d’où il sort dans les premiers en 1870. Suite au conflit franco-prussien, d’où il sort lieutenant, l'ingénieur Krantz entre aux Manufactures des tabacs de l’Etat. Rapidement, il adjoint une spécialisation de juriste à ses connaissances techniques pour devenir maître des requêtes au Conseil d'Etat, puis professeur de droit administratif à l'Ecole des ponts-et-chaussées.

C’est à la faveur d'une élection partielle que Camille Krantz obtient son premier mandat de député, le 22 février 1891. Sur les conseils de Jules Ferry, il pose sa candidature dans la première circonscription d'Epinal afin de remplacer Alfred Brugnot, élu sénateur le 4 janvier. Camille Krantz est fort mal accueilli par le petit clan radical qui s‘est formé à Epinal et qui compte sur ce siège de député pour l'un des siens, l'archiviste départemental des Vosges, Chevreux. Déroutant ses adversaires, Camille Krantz est élu.

En 1893, il passe sans difficulté et sans concurrent sérieux avec 6 935 voix sur 9 171 votants. Il lui reste cependant à compter, d'une part avec l'opposition réactionnaire représentée par Albert de Pruines, conseiller général du canton de Xertigny, important industriel de Semouse disposant d'une influence considérable, et d’autre part avec l'opposition radicale de quelques personnalités d'Epinal. Cette dernière après les élections de 1893 se montre disposée à reprendre la lutte car le siège de conseiller général du canton d'Epinal est devenu vacant en 1895.

Alfred Bourgeois, archiviste départemental du Loir-et-Cher, rédacteur en chef du Républicain des Vosges, l'un des principaux chefs du parti radical à Epinal, pose sa candidature. Auguste Krantz a le tort de ne pas suivre le conseil de ses amis qui l’engagent à se présenter lui-même. Il appuie la candidature d'un républicain modéré. Alfred Bourgeois est élu ; ce résultat est considéré comme un échec personnel pour le député vosgien. Ce succès encourage singulièrement les ambitions de l'archiviste qui, dès ce jour, se pose en concurrent direct d’Auguste Krantz pour les prochaines échéances électorales. Mais, entre la théorie et la pratique, il y a parfois un hiatus considérable. Les électeurs spinaliens révisent rapidement leur jugement et délaissent Alfred Bourgeois au profit d'Auguste Krantz. Ce dernier rejoint le conseil général des Vosges en 1898.

La même année, à la constitution du quatrième cabinet Dupuy, Camille Krantz est installé à la tête du ministère qu’il connaît le mieux, celui des Travaux publics. A la démission de Freycinet, quatrième ministre de la Guerre à résilier son portefeuille pour n’avoir pu concilier la révision du procès Dreyfus avec l'honneur de l'armée, Camille Krantz n'hésite pas, le 6 mai 1899, au moment où l'affaire est totalement politisée, à accepter le ministère de la Guerre. Passant pour anti-dreyfusard, sa nomination est diversement appréciée. Suite à un passage éphémère dans les ministères, Camille Krantz est battu aux législatives d'avril 1910 par Paul Cuny.

Sollicité plus tard pour un mandat sénatorial, il refuse la compétition avec son ami romarimontain Jules Méline. L'ingénieur-juriste se consacre dès lors à l'administration d'affaires privées. La fin de sa vie est assombrie par la mort de deux de ses fils, tués à l'ennemi en 1914 et en 1916. Camille Krantz décède le 30 avril 1924 dans le 7e arrondissement de Paris.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Charles Camille Julien KRANTZ », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1470 (consultée le 16 octobre 2026).

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