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Frédéric Ferdinand HENRION

[ Bois-de-Champ (88) , 13/06/1843 – Bois-de-Champ (88) , 26/09/1910 (67 ans) ]

maire , marchand de bois

Biographie vosgienne

Biographie

1868
Marié le 22 septembre, aux Rouges-Eaux avec Marie-Mathilde Thomas (1848-1906).
1877
Le 17 août, Le Mémorial des Vosges publie cette information :
Bois-de-Champ.— M. Henrion, maire de la commune de Bois-de-Champ, est suspendu de ses fonctions pour avoir manqué à ses devoirs en n ’affichant pas le Bulletin des communes. M. le sous-préfet, en costume officiel, est allé lui-même notifier ce décret préfectoral, comme dirait le Vosgien, à M. Henrion et lui a exprimé ses regrets de se priver de ses services.
- C’est la première suspension dans l'arrondissement de Saint-Dié, aurait dit M. le sous-préfet.
- Ce n’est pas la dernière, aurait répondu M. Henrion.
1877
Le 12 octobre, Le Mémorial des Vosges :
M. Henrion, maire de Bois-de-Champ, est révoqué par un décret de M. le maréchal-président.
Signe particulier : M. Henrion est républicain.
1889
Le 17 décembre, dans Le Mémorial des Vosges :
Accident.— Nous avons le regret d'annoncer que mercredi dernier, M. Henrion, maire de Bois-de-Champ et conseiller d ’arrondissement de Brouvelieures, en revenant de Bruyères, est tombé si malheureusement sur la glace qu’il s’est cassé une jambe.
1899
Le 18 juillet, toujours dans Mémorial des Vosges :
Maire suspendu.— Un de nos vieux maires républicains, un de ceux qui ont le plus lutté contre le 16 mai : M. Henrion, à Bois-de-Champ, est suspendu de ses fonctions pour refus d’affichage de l’arrêt de la cour de cassation relatif à l’affaire Dreyfus.
1899
Le 31 décembre, dans Le Mémorial des Vosges :
Bois-de-Champ.— M. Henrion, maire de Bois-de-Champ, a fait une quête dans sa commune, au profit des blessés boers. Il a réuni la somme de 102fr. 50. En nous faisant connaître ce beau résultat, si l’on considère que Bois-de-Champ n ’a que 314 habitants, M. Henrion émet le désir de voir l’exemple de sa commune suivi par toutes celles du département.
1904
Le 12 août, Le Mémorial des Vosges infirme ses lecteurs :
SAINT-DIE
Conseil d'arrondissement.— Le conseil d’arrondissement s’est réuni lundi matin à la sous-préfecture, et a élu pour président M. Henrion, conseiller du canton de Brouvelieures.
1910
Dans L'Est républicain du 16 novembre :
Election au conseil d'arrondissement.— M. Thomas est candidat à l'élection au conseil d'arrondissement qui doit avoir lieu le 20 novembre prochain dans le canton de Brouvelieures pour remplacer M. Henrion, décédé.
M. Thomas est maire des Rouges-Eaux.

Notices documentaires

1892 — Le Mémorial des Vosges

ARRONDISSEMENT DE SAINT-DIÉ.
Canton de Brouvelieures.— Conseil général.— Nous avons dit cette semaine que les républicains les mieux situés du canton et même de l’arrondissement avaient choisi comme candidat au conseil général M. F. Henrion, conseiller d ’arrondissement et maire de Bois-de-Champ, mais que cet honorable citoyen résistait. Nous avons le plaisir d’apprendre que, cédant enfin à de pressantes et flatteuses sollicitations, M. Henrion accepte de porter le drapeau. Il se présente cette fois entouré par tout ce que le canton compte de républicains dévoués, éprouvés, sincères.

Nos amis qui auraient pu hésiter encore quelque peu à lui donner leurs suffrages, n’hésiteront plus à porter son nom dans l’urne. La majorité est dès maintenant acquise à M. Henrion. Le canton de Brouvelieures, qui était représenté par un républicain ferme, d’opinion nette, que nous regrettons fort de ne plus voir siéger dans l’assemblée départementale, M. Ch. Ferry, continuera à être représenté par un républicain de convictions profondes et anciennes.

Nous remercions nos amis de l’arrondissement pour l’ insistance avec laquelle ils ont pesé sur les résolutions de M. Henrion. Nous remercions personnellement M. Henrion d’avoir enfin consenti à entrer en lice. Il est des heures où les plus modestes doivent faire violence à leur propre modestie, dans l’intérêt de la cause à laquelle ils sont attachés passionnément.

Donc, Républicains du canton de Brouvelieures, tous au scrutin dimanche pour assurer la victoire de ce brave et vieux démocrate si universellement estimé, qui administre Bois-de-Champ. Pas de tergiversations, pas d ’incertitudes. Les Vosges attendent avec confiance votre verdict. En élisant M. Henrion conseiller général, vous aurez bien mérité de la République !

[ Le Mémorial des Vosges , vendredi 29 juillet 1892. ]

1892 — Le Républicain des Vosges

CANTON DE BROUVELIEURES
M. Béjot n’a pas de chance. Il espérait que M. Henrion, le maire si estimé de Bois-de-Champ, dont le peu d’ambition est connu, ne se présenterait pas devant les électeurs. Aussi, lui qui grille d’être conseiller général, s’était-il mis en campagne, avait-il rédigé une profession de foi qu’il n’avait réussi à faire reproduire que dans le Vosgien, devenu par le fait garant de son républicanisme.

Non content de cela, il avait écrit au Progrès de l’Est une longue lettre où il faisait adhésion complète à la République et à ses lois. Bien qui eut la maladresse de se recommander dans la première ligne du nom de son beau-père, un homme qui a laissé, hélas ! dans notre région de tristes souvenirs au point de vue politique, M. Béjot était en passe d’être pris au sérieux quand tout d’un coup on apprend que, cédant aux objurgations de ses nombreux amis, M. Henrion se présente. C’est ce qui s’appelle joué de malheur ; car, entre M. Henrion et M. Béjot, les électeurs ne peuvent hésiter.

M. Henrion est conseiller d’arrondissement sans avoir jamais fait ni appel aux électeurs, ni visites, ni affiches, ni démarches d’aucune sorte. Cette fois encore il refusait de se mettre en avant et ce sont les maires du canton, qui, dans la réunion pour le Conseil de révision, spontanément et à l’unanimité ont résolu de le présenter et de le soutenir. M. Henrion a résisté, mais il a dû céder devant le courant qui le porte malgré lui au Conseil général.

La raison de cette sympathie, c’est que M. Henrion est un républicain de vieille date, qui a donné des gages certains dans toutes les circonstances difficiles et s’est dévoué aux intérêts de ses concitoyens. Le républicanisme de M. Béjot au contraire, est toujours, malgré ses déclarations, quelque peu suspect : il a une occasion unique de forcer les plus incrédules à y ajouter foi : ce serait de retirer sa candidature si malencontreusement mise en avant. Son intérêt même l’y engage ; en agissant ainsi, il s’assurerait la bienveillance du parti républicain pour l’avenir. Le fera-t-il ? Nous en doutons.

Quoiqu’il en soit, M. Henrion sera nommé à une forte majorité. Pauvre M. Béjot ! ! !

[ Le Républicain des Vosges , 31 juillet 1892. ]

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve

HENRION.- Maire de Bois-de-Champ.
Membre du conseil d’arrondissement et de la chambre consultative d’agriculture de Saint-Dié pour le canton de Brouvelieures.
Président de la commission cantonale de surveillance des chemins vicinaux.

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges ]

1907 — Le Mémorial des Vosges

Dans son édition du mardi 8 janvier 1907, le journal informe ses lecteurs, en bas de la 2e page :
Bois-de-Champ.— Décès. M. Henrion, conseiller d’arrondissement pour le canton de Brouvelieures, maire de Bois-de-Champ, vient d’être cruellement éprouvé par la mort de sa femme, qui a succombé le 28 décembre, à l'âge de 59 ans.

[ Le Mémorial des Vosges , mardi 8 janvier 1907. ]

1907 — Le Nouvelliste des Vosges

Le dimanche 30 juin 1907, le journal dirigé par Pierre Buffet (15 rue des Forts à Epinal) :

Canton de Brouvelieures.— Nous constatons avec regret que, dans le canton de Brouvelieures, personne ne se présente contre M. Henrion, le conseiller sortant blocard. Ce porte-truelle, usé par les luttes politiques ou autres, mériterait cependant bien d’être mis à la retraite et d’être renvoyé à la culture de ses choux.

S il se présentait un concurrent, tous les électeurs auraient ainsi l’occasion de se prononcer sans retard, principalement sur les deux questions suivantes, lesquelles intéressent au plus haut degré le pays tout entier :

1° M. Henrion a soutenu de toutes ses forces le député blocard Schmidt. Or, Schmidt a inauguré son mandat en se votant sans vergogne un traitement annuel de quinze mille francs, et cela, tandis que les viticulteurs du Midi, crevant de faim, se préparaient à la révolte, et pendant que les ouvriers âgés attendaient en vain la retraite qu’on leur avait promise.

Les électeurs approuvent-ils tout cela, ce serait une chose à connaître.

Le grand maître de la Franc-Maçonnerie française, le trop fameux député Lafferre, a pris sous sa haute protection les gros fraudeurs du Midi et les a soustraits aux poursuites des Tribunaux. De là, cette révolte de quatre départements, révolte qui va coûter des millions à la France, sans compter que le sang français a coulé et que la discipline est fortement ébranlée dans notre armée.

Or, M. Henrion, au su de tous, est l’humble subordonné du Frère-Trois-Points Lafferre. Il serait intéressant de savoir ce qu’en pensent les électeurs et s’ils ne sont pas d’avis qu’il est urgent de renvoyer à leurs loges ces tas de bonshommes qui ruinent et déshonorent la France.

Encore une fois, nous regrettons que personne ne prenne le drapeau anti-blocard contre le blocard Henrion.

[ Le Nouvelliste des Vosges , dimanche 30 juin 1907. ]

Sources structurées

  1. Le Mémorial des Vosges 1892 — vendredi 29 juillet 1892.
  2. Le Républicain des Vosges 1892 — 31 juillet 1892.
  3. Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve 1897 — Henri JOUVE — Dictionnaire biographique des Vosges
  4. Le Mémorial des Vosges 1907 — mardi 8 janvier 1907.
  5. Le Nouvelliste des Vosges 1907 — dimanche 30 juin 1907.
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Frédéric Ferdinand HENRION », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1399 (consultée le 16 octobre 2026).

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