Officier d’Académie. Manufacturier, maire du Val-d’Ajol. M. Georges représente le canton de Plombières au conseil général des Vosges. Il est président de la chambre consultative des Arts et manufactures et de l’union républicaine du Val-d’Ajol et membre de l’Association vosgienne de Paris.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
GEORGES Edouard (Jean-Baptiste)
(4 avril 1837, Tholy - 29 septembre 1915, Val d'Ajol)
• Maire du Val d'Ajol
• Conseiller général du canton de Plombières-les-Bains de 1895 à 1907
• Manufacturier
• Marié, deux enfants
À l'instar de nombreux villages et villes de la Haute-Moselotte, Le Val d'Ajol est une cité industrielle textile très prisée. L'engouement pour cette commune située aux portes de la Franche-Comté, est à mettre au crédit d'Edouard Georges. Manufacturier de renom, il développe avec bonheur les deux tissages ajolais de Mereille et du Chêne. Fils de Jean-Nicolas Georges, aubergiste, et de Marie-Anne Houot, il naît le 4 avril 1837 au Tholy, où son grand-père, puis son père ont exercé la fonction de maire. Marié à Joséphine-Elisa André, l'industriel réside à la section du Laître, et sa famille s'agrandit avec les naissances de Maurice et d'Alfred. Le premier nommé se marie en 1922, mais meurt l'année suivante.
Devenu premier magistrat du Val d'Ajol, Edouard Georges est appelé à des fonctions départementales. Il se présente pour la première fois aux élections cantonales du 28 juillet 1895, afin de succéder à Louis Remy, conseiller général sortant. Ce dernier décide de ne pas se représenter en raison des fatigues qu'une campagne électorale et l'exercice de son mandat lui imposent, au moment où il sent le besoin de commencer à prendre quelques repos. Louis Remy persiste dans cette résolution, qu'expliquent seules les fatigues de l'âge et une santé un peu chancelante. Edouard Georges a contre lui Paul Zeller, Alsacien d'origine et maire de Ruaux. Cet ingénieur aux forges de Pruines à Semouse est soutenu par le parti conservateur. Les urnes rendent leur verdict et... Le Val d'Ajol donne largement sa préférence à son industriel. Le président de la chambre consultative des arts et manufactures reste en fonction durant deux mandats.
Au renouvellement cantonal du 28 juillet 1907, il s'adresse à ses électeurs : J'aurais désiré vous remettre le mandat dont votre confiance m'a honoré à deux reprises et rentrer dans le rang, mais je viens solliciter son renouvellement, sûr d'ailleurs de l'avoir rempli consciencieusement. Et l'élu ajolais de renchérir pour une région à vocation agricole : C'est ainsi que j'ai défendu vos droits de bouilleurs de crû, et que je défendrai encore les tabacs de zone... Son appel sincère n'aura pas l'écho escompté et le canton lui préfère son nouveau député, Maurice Flayelle. À la décharge d'Edouard Georges, la situation s'est quelque peu assombrie dans le canton, où les idées réactionnaires ont fini par prévaloir par suite de la fermeture des écoles congréganistes et de la nouvelle réglementation des bouilleurs de crû.
L'industriel ajolais s'éteint à son domicile le 29 septembre 1915. Sa sœur Claire, puis son petit-fils François, pérennisent son entreprise jusqu'en 1934. À cette période, François Georges est confronté à de nombreux problèmes et quitte la société. Engagé dans la Légion étrangère, il trouve la mort en mai 1943 devant Tunis. Toutefois, les deux tissages du Val d'Ajol perdurent. Par contre, seul le site du Chêne gardera sa vocation première en devenant la société Eugène Georges Confections.
Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve
1897 — Henri JOUVE — Dictionnaire biographique des Vosges
Le Grand livre des élus vosgiens
2003 — Bertrand MUNIER
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Édouard Jean-Baptiste GEORGES », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1320 (consultée le 20 septembre 2026).