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Prosper Marie Auguste GEHIN

[ Xertigny (88) , 15/08/1833 Provenchères-sur-Fave (88) , 20/12/1899 (66 ans) ]

notaire , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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ecriVOSGES, « Prosper Marie Auguste GEHIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1308 (consultée le 20 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

GÉHIN (Prosper), notaire et conseiller général du canton de Provenchères-sur-Fave depuis 1883 et auparavant du canton de Saâles de 1866 à 1870, né à Xertigny le 15 août 1833, n’est pas de la même famille [que Nicolas Christophe GÉHIN].

Il est membre et secrétaire de la Commission départementale des Vosges, président de la chambre des notaires, président de différentes sociétés, officier d’Académie et chevalier du mérite agricole.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve

GEHIN Prosper Marie Auguste.- Né à Xertigny, le 15 août 1833.
Notaire à Provenchères-sur-Fave (prestation de serment du 1er août 1873).
Notaire à Saâles, du 19 novembre 1860 jusqu’à l’annexion. Il avait succédé à :
- MM. Didion, du 17 mars 1855 au 24 mai 1860 ;
- Vauvray, du 28 mai 1846 au 17 mars 1855 ;
- Jacquemin, du 27 février 1838 au 28 mai 1846 ;
- Bastien, du 11 septembre 1823 au 27 février 1838 ;
- Balland, de 1813 au 11 septembre 1823.

Chevalier du Mérite agricole et officier d’Académie.
Président de la chambre des notaires de l’arrondissement de Saint-Dié et de la commission cantonale de statistique agricole.
Membre de la chambre consultative d’agriculture de Saint-Dié.
Ancien conseiller général des Vosges où il représenta d’abord le canton de Saâles de 1867 à 1870, puis celui de Provenchères.

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

GÉHIN Prospère (Marie Auguste)
(14 août 1832, Xertigny - (---)

• Conseiller général du canton de Saâles de 1865 à 1870
• Maire de Provenchères-sur-Fave de 1881 à 1884
• Conseiller général du canton de Provenchères-sur-Fave de 1883 à 1889
• Notaire
• Marié

Prospère Géhin, licencié en droit, vient exercer la profession de notaire, tout d'abord à Saâles le 3 novembre 1860, succédant à maître Jean-Claude Didion. Le 7 octobre 1871, il est autorisé à transférer son étude à Provenchères-sur-Fave, jusqu'au 29 novembre 1893, date à laquelle il la cède à maître Henri Georgeon. Prospère Géhin, expulsé de Saâles, vient à Provenchères-sur-Fave après avoir passé devant un conseil de guerre prussien. Contraint, le notaire liquide son étude et de ce chef subit une perte de trente mille francs. À la liquidation des offices, le prix du remboursement de son étude est fixé à trente deux mille francs environ. Ce prix est réduit à vingt mille car Prospère Géhin, seul de tous les fonctionnaires d'Alsace-Lorraine dans ce cas, a emporté ses archives avec lui. Son séjour sur le territoire annexé lui est donc sévèrement interdit.

Prospère Géhin, que les notaires ont antérieurement choisi pour leur président, que la commune de Saâles avait nommé au conseil municipal, que le canton de Saâles avait élu pour le représenter au conseil général, reste membre de l'assemblée départementale. Ensuite, ses collègues du conseil général le désignent pour faire partie de la commission départementale. Il est aussi maire de Provenchères-sur-Fave, et de plus, suppléant du juge de paix. Pour tous les observateurs politiques de l'époque, Prospère Géhin est le candidat perpétuel de toutes les élections. Il est élu une première fois, dans les derniers temps de l'Empire, conseiller général du canton de Saâles, et ce, à défaut d'autres candidats. Il succède alors à l'avocat Louis Febvrel, décédé, et ne fait qu'achever le mandat de ce dernier. Maître Géhin se dit un candidat impérialiste. Le 2 mai 1870, il signe à lui tout seul, au titre de membre du conseil général, une adresse aux électeurs dans laquelle il se congratule avec eux de l'insuccès d'un complot tramé contre l'Empire. Huit jours après, il a vécu... comme conseiller général et, Paul Champy est appelé à le remplacer avec une majorité de 800 voix.

En 1871, l'industriel de Framont est réélu dans la circonscription de Provenchères-sur-Fave, devenue canton à la suite des événements de l'annexion. Quelques années plus tard a lieu une nouvelle élection ; il s'agit simplement du conseil d'arrondissement. Prospère Géhin s'empresse de se présenter et, cette fois ci, est battu par le Déodatien Houel. En 1877, en lutteur infatigable, il se représente contre Paul Champy et connaît une nouvelle fois la défaite. Le mandat suivant, ce dernier est obligé de consacrer tout son temps à ses intérêts personnels à Gisors dans l'Eure, et ne peut s'occuper de son élection. Prospère profite de l'aubaine et trouve l'aile protectrice de Jules Ferry, alors ministre de l'instruction publique. C'est une victoire et une revanche personnelle pour maître Géhin.

Au renouvellement de 1889, Paul Champy a définitivement abandonné les Vosges ; c'est alors que Prospère Géhin se présente aux élections cantonales de juillet 1889. Il s'adresse une énième fois aux électeurs de son canton : Il y a six ans, vous me faisiez l'honneur de me nommer votre représentant au conseil général des Vosges. Je viens vous demander le renouvellement de mon mandat. Vous faire une profession de foi serait vous faire injure ; mes actes ont été publics, à vous de les juger... ! À ceux qui vous disent que le mandat de conseiller général n'étant pas un mandat public, le candidat n'a point à faire de déclaration de principe. Répondez : qui êtes vous, quels sont vos patrons, à bas les masques, arborez votre drapeau, n'êtes-vous point de droit électeur sénatorial ? Quant à moi, tel j'ai été depuis 1871, lorsque expulsé de Saâles, je suis venu demander asile à Provenchères, tel je suis aujourd'hui.

Pourtant président de nombreuses associations, il est battu par Charles Claudel notaire à Saint-Dié. Le mandat après, le combattant Géhin repart en campagne contre le même candidat, après bien des hésitations. Dans sa nouvelle quête du canton de Provenchères-sur-Fave, il dit aux électeurs qu'il a été douze ans conseiller général et que c'est par surprise qu'on lui a retiré son siège. Tout comme la consultation électorale précédente, maître Géhin est défait par Charles Claudel. Ce nouveau revers met un terme à sa vie politique. Enfant de Xertigny, au cœur de la Vôge, où il naît le 14 août 1832, Prospère Géhin ne pouvait se soustraire aux différentes joutes électorales de sa région. Son arrière-grande-père, Joseph Vuillemin, a été le premier maire de Xertigny ; son grand-père, François Mantrand, et son oncle, Nicolas Mantrand, ont siégé à l'assemblée départementale vosgienne... chacun conseiller général du canton de Xertigny.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Prosper Marie Auguste GEHIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1308 (consultée le 20 septembre 2026).

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