1882 —
Bulletin de la Société géographique de l’Est
Camille-Auguste FEBVREL, né à Saint-Dié en 1850, capitaine au long cours depuis 1876, fit, dans la marine marchande, en qualité d’aspirant, un voyage au cap Horn, à Valparaiso et aux iles Guanap (1868) ; puis, comme lieutenant, ceux de Buenos-Àyres (1869) et de Valparaiso (1870).
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Embarqué comme matelot pour le service de l’État en 1871, sur la frégate la Gauloise, il fait diverses stations dans la Méditerranée et, de 1873 à 1874, sur le Calvados, comme 1er matelot gabier, le service des transportés.
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Depuis cette époque en congé renouvelable, il rentre, deux ans plus tard, dans la marine marchande et, en qualité de second, sur le Gange, de la Compagnie Peulvey et Petitdidier, du Havre, il va dans la mer du Sud et au Chili pour revenir au Havre, par Falmouth.
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L’année suivante (1877), il est lieutenant auxiliaire dans la Compagnie transatlantique faisant le service du Havre à New-York.
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Enfin, de 1878 à 1881, il dirige les établissements de pêche de Leones (côte de la Patagonie) comme ancien participant de la maison Bossière du Havre.
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Il a profité de son séjour sur cette côte inhospitalière pour l’étudier plus complètement. Il pénétra quelque peu dans les terres en accomplissant un voyage de l’île Leones au Rio-Chapvit et consigna ses observations dans le récit de son exploration communiqué à la Société de géographie de l’Est et publié
dans son Bulletin.
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Les cinquante lieues de pays parcourus lui ont donné la certitude que cette région, absolument inhabitée, ingrate et stérile, n’offrira jamais à l’explorateur qu’un intérêt absolument négatif, si ce n’est pour combler les vides de nos cartes.
[
Bulletin de la Société géographique de l’Est , 1882, tome IV, p. 347-348 ]
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve
FEBVREL Camille Auguste.- Né à Saint-Dié en 1850.
Capitaine au long cours dans la marine française.
Entré dans la marine marchande à 18 ans, comme aspirant, M. Febvrel fit son premier voyage au Cap Horn, à Valparaiso, aux îles Guanape et à Callao.
En 1869, il devint lieutenant et fit une croisière à Buenos-Aires. L’année suivante, en cette même qualité, il en fit un autre au Chili, à la Plata et en Irlande. Appelé au service de la flotte en 1871, il fut embarqué comme matelot sur la frégate La Gauloise, de l’escadre du Nord qui, de concert avec l’escadre de la Méditerranée, alla visiter les principaux ports d’Algérie, de Tunisie, d’Égypte, de Syrie, de Grèce, de Sicile, etc...
Il passa ensuite sur Le Calvados, comme premier matelot gabier, en 1873, et en débarqua comme gabier breveté de première classe en 1874. Ce fut à bord de ce navire qu’il fit le tour du monde. Renvoyé dans ses foyers, avec un congé renouvelable, en 1874, il entra à l’école d’hydrographie, passa avec succès ses examens de pratique en 1875, et l’année suivante, ses examens de théorie.
Ainsi muni de son diplôme de capitaine, il reprit aussitôt du service dans la marine marchande et s’embarqua comme second capitaine à bord du trois-mâts, le Gange, sur lequel il partit dans les mers du Sud, au Chili, au Pérou et revint au Havre par Falmouth, Liverpool et Berkenhead. Il fut attaché ensuite à la Compagnie générale transatlantique comme lieutenant chef de quart, en 1877, et fit plusieurs fois le voyage du Havre à New-York par Plymouth, ainsi qu’aux Antilles, à la Guyane, au Venezuela et à la Nouvelle-Grenade. Il quitta cette compagnie pour prendre le commandement d’un navire et aller diriger les pêcheries de Leones, sur la côte de Patagonie, et exerça ces fonctions de 1878 à 1881.
C’est pendant son séjour dans ces régions inhospitalières, fermées au progrès et à la civilisation, que le capitaine Febvrel explora complètement les parages de l’île Leones au Rio Chaput. Le résultat de cette exploration fut envoyé à la société de géographie de Paris, qui l’a reproduit in extenso dans son Bulletin.