Chevalier de la Légion d’Honneur (1881).
Notices documentaires
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
COSSON (Nicolas Lucien).- Né à Lunéville (Meurthe) le 2 février 1838, M. Lucien Cosson s’établit notaire à Raon-l’Étape, où il fut successivement adjoint au maire, maire de la ville et conseiller d’arrondissement. Il a été élu en 1879 à la mort d’Adrien Sadoul conseiller général du canton, et est membre du conseil départemental de l’enseignement primaire ; il est chevalier de la Légion d’honneur et officier d’Académie.
Son frère aîné, M. Maurice Cosson, né le 18 avril 1832, qui a été maire de Lunéville, fut élu, le 20 février 1876, député de Meurthe-et-Moselle ; il fut l’un des 363 et échoua aux élections du 14 octobre 1877. M. Maurice Cosson est aujourd’hui trésorier-payeur général du Doubs, après avoir occupé les mêmes fonctions dans la Vendée.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1890 —
Annuaire des Vosges / Léon Louis
COSSON Nicolas Lucien.- Né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) le 2 février 1838.
Ancien notaire et ancien maire à Raon-l’Étape, membre du conseil départemental de l’enseignement primaire.
A Nancy, rue Claude-le-Lorrain, 26.
Conseiller général du canton de Raon-l’Étape.
[
Léon LOUIS
, Annuaire des Vosges, 1890, p. 171. ]
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve
COSSON Nicolas Lucien.- Né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) le 2 février 1838.
Ancien notaire et ancien maire de Raon-l’Étape.
Suppléant du juge de paix.
Membre du conseil départemental de l’enseignement primaire.
M. Cosson représente, depuis 1879, au conseil général des Vosges dont il est un des vice-présidents, le canton de Raon-l’Étape. Il fut élu en remplacement de M. Adrien Sadoul.
Président de la commission cantonale de statistique agricole, de surveillance des chemins vicinaux.
Il est chevalier de la Légion d’honneur et officier d’Académie.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
COSSON Lucien (Nicolas)
(2 février 1838, Lunéville, Meurthe-et-Moselle – 22 avril 1920, Nancy, Meurthe-et-Moselle)
• Conseiller général du canton de Raon-l’Étape de 1879 à 1895.
• Maire de Raon-l’Étape de 1872 à 1883.
• Notaire.
• Marié.
Petit-fils de notaire, fils de notaire, c’est naturellement vers cette profession que se tourne Lucien Cosson, né à Lunéville en 1838, de l’union de François-Eugène Cosson et de Barbe-Élisabeth-Joséphine Perrin. À l’issue de ses études de droits, il achète à la fin du second Empire à Raon-l’Étape, le 18 avril 1866, l’étude de maître Luc-François Ferry. Pendant quatorze années, il exerce ce métier en cité raonnaise, avant de vendre son cabinet, le 24 avril 1880, à maître Félicien-Hubert Divoux.
Maire de Raon-l’Étape en 1872, il est l’ami et le collaborateur de Jules Ferry et de Jules Méline. Au décès de son compatriote, le brasseur Adrien Sadoul, Lucien Cosson pose sa candidature pour un strapontin à la chambre départementale et déclare : Quand la République a été définitivement assise par la nomination du président Jules Grévy, j’ai salué son avènement au pouvoir avec une entière confiance, parce qu’il répondait aux vrais besoins de la situation politique, en assurant la liberté et le progrès avec toutes les garanties d’ordre et de stabilité. En votant pour moi, vous affirmerez cette foi républicaine que notre canton a déjà consacrée par de nombreux suffrages. Maître Cosson est entendu par les électeurs qui le conduisent au conseil général jusqu’en 1895. Il occupe vite à cette assemblée une situation prépondérante, grâce à sa connaissance des affaires, à son expérience et en devient même vice-président. Ayant abandonné la mairie raonnaise au profit du marchand de bois Émile Haxo, il essaie de conquérir un fauteuil de député. Sa tentative se solde par un échec.
Quittant les Vosges pour revenir dans sa région d’origine, l’ancien maire raonnais s’installe à Nancy et met ses qualités au service du conseil d’administration de la Société Nancéienne de Crédit industriel et de Dépôt dont il devient rapidement un membre très actif. Louis Cosson décède à Nancy au 10, rue des Bégonias le 22 avril 1920. Par contre, ses anciens administrés vosgiens, et plus exactement ceux de Raon-l’Étape, ne l’oublient pas. Une rue de la ville porte encore son nom.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]