Biographie
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1807
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Naissance le 20 mai à Belmont-devant-Darney. Il est le fils de Louis Léopold Chapia, originaire de Marey, cultivateur, maire du village sous la Restauration, et de Anne de Fournier, descendante des barons Fournier de Neydeck. Il est le cadet d’une famille de quatre enfants.
Études classiques auprès d’un prêtre de Relanges, l’abbé Martin, originaire de Darney.
Il entre au séminaire de Senaide, puis étudie la théologie à Saint-Dié.
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1827
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Professeur de lettres au séminaire de Senaide.
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1828
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Professeur de littérature et de rhétorique au collège religieux de Charmes, dirigé par l’abbé Matsuque, ancien professeur de théologie au grand séminaire de Saint-Dié.
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1831
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Il est ordonné prêtre et devient vicaire à Neufchâteau, sous les auspices d’un vieillard vénérable, ancien aumônier des armées de Condé, M. Prin, qui allait trop tôt se retirer et confier le reste de ses jours aux soins des charitables hospitalières du Saint-Esprit. Ainsi allait peser sur nos jeunes épaules le fardeau de l’administration, en attendant la venue de son successeur, abbé Remy, de Sainte-Hélène [...]. Pourquoi fallut-il qu’une longue et dangereuse maladie, résultat de fatigues excessives, vînt nous forcer à quitter enfin cette ville aimée ? (Voyages dans les Vosges, 1881, p. 403).
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1832
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Curé de Damas pendant dix-huit ans, jusqu’en 1850.
C’est un ardent missionnaire dans toute la région, son talent oratoire est bien connu. Il donne des missions dans une trentaine de paroisses du secteur, et ses sermons sont courus.
De passage à Bordeaux, il refuse de s’expatrier à Madrid où l’abbé Noaille, fondateur de l’ordre de la Sainte-Famille, lui propose la direction d’un collège qu’il veut y fonder pour les enfants nobles.
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1841
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Il publie en souscription un recueil de poèmes pieux et reçoit les félicitations de Lamartine.
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1844
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Le jeune Hubert Ponscarme (17 ans, né en 1827 à Belmont-les-Monthureux) est alors au séminaire de Châtel. L’abbé Chapiat, voyant son manque de dispositions pour l’état ecclésiastique, et jaugeant ses capacités artistiques, l’encourage à aller chercher fortune à Paris et lui en fournit les moyens. Plus tard, avec l’aide d’une bourse du Conseil Général des Vosges, le jeune homme entre à l’École des Beaux-Arts, devenant le grand sculpteur et graveur de médailles que l’on connaît.
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1850
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Il est nommé curé de Vittel, où il reste jusqu’à la fin de sa vie. Il publie la première édition de son principal ouvrage consacré à Pierre Fourier, curé du proche village de Mattaincourt.
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1854
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L’abbé Chapiat manifeste le plus grand dévouement auprès de ses ouailles, lors de l’épidémie de choléra à Vittel (120 décès en 17 jours, pour 1410 habitants). Il reçoit plus tard la Légion d’honneur pour cette action.
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1855
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Il achève le 8 décembre Le Saint de chaque jour, premier ouvrage du genre qui donne une biographie de tous les saints de la liturgie romaine. Dans une lettre dédicatoire à Monseigneur Louis-Marie Caverot, évêque de Saint-Dié, il écrit : L’idée de ce petit ouvrage est née d’une de vos oeuvres : c’est un corollaire du rétablissement de la liturgie romaine dans votre diocèse. Nous aurons à célébrer, presque tous les jours et même le dimanche, la fête d’un saint, trop souvent inconnu en France ; il fallait essayer d’en faire au peuple chrétien la merveilleuse histoire.
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1856-1857
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Il entreprend d’importants travaux de rénovation en l’église Saint-Rémy de Vittel.
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1869
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Il effectue une première randonnée de 16 jours dans les Vosges du 8 au 23 juin : Vittel, Lignéville, Saint-Baslemont, Relanges, Darney, Bonvillet, Jésonville, Les Vallois, Lerrain, Escles, Vioménil, Charmois-l’Orgueilleux, Uzemain, Uriménil, Dounoux, Dinozé, Arches, Pouxeux, Saint-Nabord, Remiremont, Le Val d’Ajol, Plombières, Xertigny, Bains-les-Bains, Fontenoy-le-Château, Saint-Loup-sur-Semouze, Luxeuil, Rupt-sur-Moselle, Ferdrupt, Le Thillot, Saint-Maurice-sur-Moselle, Bussang, Ventron, La Bresse, Sapois, Vagney, Tendon, Docelles, Cheniménil, Épinal, Les Forges, Darnieulles, Chaumousey, Girancourt, Harol, Ville-sur-Illon, Vittel.
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1870
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Nouvelle promenade dans les Vosges du 30 mai au 16 juin : Thuillières, Monthureux, Esley, Valfroicourt, Bainville-aux-Saules, Adompt, Dompaire, Bouzemont, Damas, Hennecourt, Gorhey, Gigney, Mazelay, Chavelot, Dogneville, Dignonville, Sercoeur, Dompierre, Girecourt-sur-Durbion, Grandvillers, Brouvelieures, Bruyères, Champ-le-Duc, Laveline, Granges-sur-Vologne, Gérardmer, Longemer, Retournemer, la Schlucht, Clefcy, La Croix-aux-Mines, Bertrimoutier, Provenchères, Saint-Dié, Moyenmoutier, Senones, Etival, Moussey, lac de la Maix, Le Ménil, Ban-de-Sapt, Saales, Plaine, Ban-de-la-Roche, Schirmeck, le Donon, Luvigny, Allarmont, Celles-sur-Plaine, Raon-l’Étape, Nossoncourt, Rambervillers, Autrey, Sainte-Hélène, Destord, Padoux, Domèvre-sur-Durbion, Badménil, Hadigny-les-Verrières, Châtel-sur-Moselle, Nomexy, Portieux, Essegney, Charmes, Chamagne, Ubexy, Gugney-aux-Aulx, Jorxey, Avillers, Villers, Mirecourt, Mattaincourt, Remoncourt, La Neuveville, Vittel.
Le 5 décembre, sa conduite courageuse lors de l’invasion de Vittel par les Prussiens sauve la ville du pillage et de l’incendie.
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1871
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Troisième randonnée vosgienne du 6 au 16 juin : Norroy, Paray, Domjulien, Girovillers, Offroicourt, Baudricourt, Juvaincourt, Rouvres-en-Xaintois, Saint-Menge, Le Ménil, Dombasle-en-Xaintois, Oëlleville, Biécourt, Gironcourt, Houécourt, Châtenois, Neufchâteau, Rollainville, Harchéchamp, Attignéville, Removille, Aouze, Vicherey, Autigny-la-Tour, Soulosse-sous-Saint-Elophe, Coussey, Domremy, Sionne, Bourlémont, Grand, Liffol-le-Grand, Bazoilles-sur-Meuse, Circourt-sur-Mouzon, Lemmecourt, Beauffremont, Hagnéville, Ollainville, Bulgnéville, Malaincourt, Médonville, La Mothe, Vrécourt, Saint-Ouen-les-Parey, Sauville, Robécourt, Blevaincourt, Damblain, Villotte, Martigny, Marey, Sérocourt, Frain, Morizécourt, Serécourt, Lamarche, Mont, Isches, Ainvelle, Senaide, Châtillon-sur-Saône, Les Thons, Fouchécourt, Flabémont, Monthureux-sur-Saône, Godoncourt, Martinvelle, Passavant-la-Rochère, Claudon, Droiteval, Attigny, Belmont-devant-Darney, Nonville, Bleurville, Provenchères, Viviers-le-Gras, Dombrot, Contrexéville, Vittel.
Les notes prises et les documents amassés lors de ces trois quinzaines de marche lui serviront à rédiger ses Voyages dans les Vosges, publiés en 1881.
Pressenti pour l’évêché de Nantes, il aurait décliné l’offre. Chanoine de la cathédrale, il était membre de plusieurs sociétés savantes, dont l’Institut historique de France, l’Académie Stanislas de Nancy, la Société d’émulation des Vosges, etc.
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1882
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Décès à Vittel le 5 mars, d’une longue et douloureuse maladie, à près de 75 ans.
Notices documentaires
1886 —
L’Abbé Chapiat
L’Abbé Chapiat, curé de Vittel / Ch. Pierfitte
1. Paris : Victor Palmé, 1886.
1997 —
L’Abbé Chapiat
L’Abbé Chapiat, curé-doyen de Vittel de 1850 à 1882 / Pierre Moine et René Thivet
1. Vittel : Ville de Vittel, septembre 1997.- 50 p. : ill. ; 22 cm.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
CHAPIAT (Charles), curé de Vittel, historien
(Belmont-devant-Darney, 20 mai 1807 - Vittel, 5 ou 6 mars 1882)
Professeur de lettres au séminaire de Senaide en 1827, il enseigne l’année suivante la rhétorique à Charmes. En 1831, il est ordonné prêtre et devient vicaire à Neufchâteau, puis curé de Damas en 1832. C’est un ardent missionnaire dans toute la région dont le talent oratoire est bien connu.
Il refuse de s’expatrier à Madrid où le fondateur de l’ordre de la Sainte-Famille, l’abbé Noaille, lui propose la direction d’un collège qu’il veut y fonder pour les enfants nobles.
Nommé, en 1850, curé de Vittel, il y reste jusqu’à son décès.
Après avoir commis quelques poésies réunies dans un recueil de Mélopées de la solitude en 1841, qui reçoit les félicitations de Lamartine, il publie une Lettre à M. Génin, où il prend le parti de Montalembert. En fait, c’est surtout son oeuvre d’historien et de liturgiste qui occupe désormais tous ses loisirs :
- Histoire du bienheureux Père Fourier, 1850, 2 vol. in-8°, appréciée par Montalembert et Müller, réédité en 1863.
- Histoire des martyrs du Tonkin.
- Abrégé de l’histoire du B. P. Fourier, 4 éditions.
- Vie de la vénérable Mère Alix Le Clerc, 1858.
Adepte de Lammenais comme ses collègues Remy Marchal et surtout Claude-François Thibaut, Chapiat traduit Les Visites au S. Sacrement et à la Sainte Vierge de S. Liguori, et il compose Le Saint de chaque jour et La Sainte de chaque jour, après l’épidémie de 1854 à Vittel, pour la consolation des malades.
Enfin, la Société d’Émulation des Vosges couronne son Histoire de Vittel et de ses eaux, 1877. Il publie ensuite Voyage dans les Vosges (1881), guide touristique à empreinte religieuse, et puis une Histoire universelle de l’Église catholique en 1 vol., abrégé dans son esprit d’une oeuvre définitive qui aurait compté 10 vol.
Il aurait été pressenti pour l’évêché de Nantes, mais aurait décliné l’offre. Il était membre de plusieurs sociétés savantes, dont l’Académie de Stanislas de Nancy. Il avait été également chanoine de la cathédrale et il avait reçu la Légion d’honneur.
Bibl. : Pierfitte (Ch.).- L’Abbé Chapiat, curé de Vittel, Paris, V. Palmé, 1886.
[Albert Ronsin].
2009 —
Vosges Matin - Vittel
Charles Chapiat, rassembleur des Bans

Charles Chapiat est né à Belmont-lès-Darney le 20 mai 1807, fils de Léopold Chapiat, cultivateur et longtemps maire de Belmont, et d’Anne Fournier de Niedeck, descendante des barons du saint Empire germanique. Il est le cadet des quatre enfants de Léopold et Anne. Il fait ses études au petit séminaire de Senaide, puis étudie la théologie à Saint-Dié.
Élève brillant il est nommé professeur de lettres au séminaire de Senaide en 1827, puis professeur de rhétorique au collège de Charmes l’année suivante : il devint, en 1831, vicaire à Neufchâteau, ville où il venait d’être ordonné prêtre, avant de devenir le curé de Damas (1832) pour dix-huit années.
C’est en 1850 qu’il vint à Vittel, en qualité de curé doyen, où il officia jusqu’à sa mort, survenue le dimanche 5 mars 1882, après une longue et douloureuse maladie. Il reçut le 13 avril 1870 l’insigne de la Légion d’Honneur.
Historien, liturgiste et poète, orateur et écrivain de talent, Charles Chapiat a laissé une oeuvre importante d’historien (histoire du bienheureux Père Fourier, en 1850, vie de la vénérable Mère Alix Le Clerc, en 1858, histoire de Vittel et de ses eaux, en 1877, et même un guide touristique,
Voyage dans les Vosges, en 1881). Il avait aussi un talent certain pour la poésie, à telle enseigne que son recueil intitulé
Mélopées de la solitude lui valut l’éloge d’Alphonse de Lamartine lui-même (1841). Il écrivit également des recueils destinés à consoler les malades des suites de l’épidémie de choléra de 1854.
Réunion des paroisses du Petit Ban et du Grand Ban
Si son prédécesseur, l’abbé Noël, s’était évertué en vain de fusionner les deux paroisses ennemies durant ses 40 années de sacerdoce à Vittel, Charles Chapiat fit dès sa nomination des pieds et des mains pour y parvenir et se heurta au début à un refus catégorique des deux parties qui tenaient à leur autonomie civile et religieuse. Il eut l’idée de déclarer que les deux églises étant dans un triste état, il fallait célébrer les offices dans l’une pendant qu’on réparait l’autre. C’est celle du Petit Ban, Saint-Privat, qui est remise en état la première avec des travaux qui durèrent deux années. Les fidèles vittellois prirent de ce fait l’habitude de se réunir dans le même lieu de culte et c’est ainsi que l’église du Grand Ban, Saint-Remy,
agrandie par l’adjonction d’un porche, devint l’église paroissiale où ont lieu les grandes cérémonies’, précise Pierre Bouloumié. Vittel n’était plus qu’une seule commune et une seule paroisse, grâce à l’abbé Chapiat.
Un nouveau choeur
Les modifications architecturales dans les églises Saint-Privat, réparée en 1856-1857, verra son chevet détruit et le nouveau choeur comprendra trois pans, le portail d’entrée passera du prétendu grec au néogothique. Saint-Remy, en travaux en 1858-1859, aura ses chapelles Sud et Nord restaurées voire remaniées ; Charles Chapiat fera surtout abaisser le sol de l’église de 70 cm
pour donner de l’élévation aux nefs, note René Thivet dans son livre sur l’abbé. Ceci a une conséquence fâcheuse, c’est de fragiliser l’ensemble de l’édifice qui devra être consolidé par la suite, mais l’église s’était considérablement agrandie. Pour plus de détails, lire la brochure
L’abbé Chapiat, de Pierre Moine et René Thivet.
Vittel lui doit aussi de ne pas avoir été incendiée, en 1870, en représailles à la suite du meurtre de deux Uhlans tués par des francs-tireurs. En effet, le curé vittellois fit valoir son titre venant de
l’Empereur d’Allemagne le déclarant
noble du saint Empire germanique pour commander les Prussiens qui acceptèrent de percevoir une rançon.
L’abbé Chapiat est par ailleurs impliqué dans l’appellation d’une source dite
du Curé située à droite à l’entrée du parc thermal, près du Parc des Enfants. Sollicité par Pierre Bouloumié pour tester une source spéciale, il renonça au bout de cinq jours, déclarant que cette eau
ne convenait pas aux ecclésiastiques.
Personnage aux multiples facettes, l’abbé Chapiat a bel et bien marqué l’histoire de notre ville qui lui a rendu un hommage particulier le 14 septembre 1997 en lui dédiant une stèle visible sur le mur extérieur de l’église Saint-Remy du côté de l’école de musique.
[
Vosges Matin , dimanche 10 mai 2009 ]
Sources structurées
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L’Abbé Chapiat
1886
-
L’Abbé Chapiat
1997
-
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
1990
-
Vosges Matin - Vittel
2009 — Vosges Matin — dimanche 10 mai 2009
Bibliographie
Essais ↑ haut
Le Christ
(
1842 )
1. Mirecourt : impr. de Humbert, [1842].- In-8°, 16 p.
Lettre à M. F. Génin, par un chrétien de son village
(
1845 )
1. Nancy : Vagner, 1845.- In-18, 52 p.
Au sujet du livre de François Génin (enfant de Nonville, professeur agrégé à l’université de Strasbourg) intitulé : Les Jésuites et l’Université, qui prend le parti de Montalembert pour la liberté de l’enseignement religieux.
Histoire du Bienheureux Pierre Fourier, curé de Mattaincourt
(
1850 )
1. Nancy : Vagner, [1850].- 2 vol. in-8°.
Cet ouvrage, honoré d’un rapport très favorable de l’Institut historique de France, et, chose rare en ce genre, d’un article spécial, plein d’éloges, du Moniteur universel, alors qu’il était Journal officiel ; objet de comptes-rendus les plus flatteurs dans l’Université catholique, la Voix de la vérité, l’Ami de la religion, l’Univers, l’Union, l’Espérance de Nancy, l’Union franc-comtoise, etc. ; traduit en allemand par le Dr Müller, l’historien des Papes, est l’histoire d’un curé de village, que ses vertus et ses talents, dignes de saint François de Sales, ont élevé au rang des grands saints et des grands hommes. Sa vie, trop peu connue encore, malgré le beau panégyrique du R.P. Lacordaire, est le plus parfait modèle qui puisse être présenté à la classe, si intéressante et si nombreuse, des curés de campagne, ainsi qu’à tous les prêtres et aux fidèles (Catalogue de l’éditeur, placé en fin de volume de La Sainte de chaque jour, édition de 1877).
2. 3. Paris : Humbert, 1861.- 2 vol. in-12, portrait h. t.
Vie du Bienheureux Pierre Fourier
(
1851 )
1.
Titre complet : Vie du B. Saint Pierre Fourrier, curé de Mattaincourt, instituteur de la congrégation de Notre Dame, Réformateur et Général de la Congrégation de Notre Sauveur. "Ce volume offre un abrégé, non pas de la vie du saint, qu’il renferme tout entière, mais de l’ouvrage précédent. C’est la même vie, dégagée des accessoires qui la représentent dans ses rapports avec le siècle où il a vécu" (Catalogue de l’éditeur, placé en fin de volume de La Sainte de chaque jour, édition de 1877).
2. Nancy : Vagner, 1853.- 19 cm, VIII-380 p., portrait en frontispice.
3. 4. Paris : Humbert, 1863.- In-12, XII-387 p.
Le Saint de chaque jour (selon la liturgie romaine)
(
1856 )
1. Mirecourt : Humbert, 1856.- In-18, 672 p.
Cet ouvrage est un vrai complément liturgique pour les diocèses où est en vigueur la liturgie romaine. Il donne la vie de tous les saints de cette liturgie, une instruction sur chacune des fêtes de l’année, fixes ou mobiles, et les noms de tous les saints du martyrologe romain. L’auteur a su résumer toute la substance de chaque vie, de façon qu’on peut, en lisant ce résumé, connaître chaque saint dans sa grandeur et sa beauté. Une pensée pieuse, sortant du texte, comme une fleur de sa tige, placée après chaque légende, en forme le bouquet spirituel. Les Frères des Écoles chrétiennes ont dit que cet ouvrage était un petit chef-d’œuvre (Catalogue de l’éditeur, placé en fin de volume de La Sainte de chaque jour, édition de 1877).
2. Mirecourt : Humbert, 1859.- In-18, XII-620 p.
3. 4. Mirecourt, Paris : Humbert, 1865.- 18 cm ; 622 p.
4. 6. Paris : Victor Palmé, 1875.- In 18, XII-762 p.
5. 7. Paris : Victor Palmé, 1879.- In-18, XII-762 p.
Excursion hagio-archéologique dans les Vosges
(
1857 )
1. Nancy : Vagner, 1857.- In-8° , 20 p.
Vie de la Vénérable Mère Alix Le Clerc, et histoire de la congrégation de Notre-Dame
(
1858 )
1. Mirecourt : Humbert, 1858.- In-12, VIII-320 p., portr.
Alix fut une fille digne du Bienheureux Pierre Fourier, dont elle exécuta la pensée en fondant la grande oeuvre de l’éducation des filles, alors entièrement négligée. Ce livre présente, dans cette vénérable mère et dans ses compagnes, des modèles admirables à toutes les sœurs vouées à l’éducation (Catalogue de l’éditeur, placé en fin de volume de La Sainte de chaque jour, édition de 1877).
Les Martyrs du Japon
(
1862 )
1. Paris : Veuve Poussielgue-Rusand, 1862.- In-16, X-204 p.
2. Histoire des saints martyrs du Japon.- Toulouse : aumônerie de l’Hôpital militaire, 1863.- In-32, 64 p.- (Extrait de l’ouvrage de l’abbé Charles Chapia.)
Les Martyrs du Tong-King
(
1863 )
1. In-8°, 15 p.
La Vie d’une sainte pour chaque jour de l’année
(
1864 )
1. Bar-le-Duc : Contant-Laguerre, 1864.- 2 vol. in-18.
2. La Sainte de chaque jour.- Paris, Victor Palmé ; Bruxelles, G. Lebrocquy, 1877.- 18 cm, XII-780 p.
Histoire de l’Église universelle depuis Adam jusqu’à Pie IX
(
1877 )
1. Paris : Victor Palmé, 1877.- In-8°, 734 p.
Cet ouvrage est un modèle d’unité, de précision et de clarté ; c’est une oeuvre incomparable de synthèse et d’analyse. L’histoire de l’Église universelle, depuis la création jusqu’à nos jours, s’y trouve, en un seul volume, tout entière, sans qu’il y manque rien d’une importance sérieuse ; et, comme cette histoire est mêlée à tous les grands évènements du monde, on peut dire que ce livre est un vaste coup d’œil d’ensemble sur l’histoire universelle, sacrée et profane. C’était une oeuvre presque impossible à réaliser, et cependant en voici la réalisation : lisez et jugez (Catalogue de l’éditeur, placé en fin de volume de La Sainte de chaque jour, édition de 1877).- L’œuvre définitive, interrompue au 5ème tome par le décès de son auteur, devait compter vingt volumes.
Vittel
(
1877 )
1. Nancy, Humbert, 1877.- 18 cm, 103 p.
Ouvrage couronné par la Société d’Émulation du département des Vosges.
Voyages dans les Vosges
(
1881 )
1. Paris, Victor Palmé ; Bruxelles, J. Albanel ; Genève, H. Trembley, 1881.- 18 cm, XVI-503 p.
Historique, religieux, scientifique, artistique, archéologique et pittoresque, cet ouvrage fera connaître cette vieille Thébaïde sous ses points de vue les plus intéressants (in A paraître, dans le catalogue de l’éditeur, placé en fin de volume de La Sainte de chaque jour, édition de 1877).
2. Voyages dans les Vosges : le Xaintois : promenade historique dans les communes.- Paris : Res universis, 1993.- 119 p. ; 20 cm.- (Monographies des villes et villages de France).- ISBN : 2-87760-948-0.
Fac-similé de la 2e partie de l’éd. de Paris : Victor Palmé, 1881.- L’auteur évoque, pour chacune des communes traversées, les événements saillants, telle la sanglante bataille qui se déroula à Bulgnéville en 1431, entre le duc de Lorraine et le comte de Vaudémont. Il nous relate les exploits de personnages légendaires, tel le courageux chevalier Barbazan, qui vécut au XVe siècle ; il évoque des personnalités peu communes, comme le géographe Poirson, natif de Vrécourt et dont le chef-d’œuvre se trouve au Louvre.
M. Chapiat nous livre aussi de précieux détails sur les monuments : l’église de Malaincourt, sans doute un temple dédié à Apollon dans l’Antiquité, les verrières de l’église de Dombrot, peintes par Maréchal de Metz. Nous découvrons encore l’étonnante histoire du chêne des partisans à Saint-Ouen-lez-Parey, la seigneurie de la Malmaison à Norroy, célèbre au Moyen Age dans les annales de la sorcellerie.
3. Voyages dans les Vosges : le pays de la Vôge : promenade historique dans les communes.- Paris : Res universis, 1993.- 200 p. ; 20 cm.- (Monographies des villes et villages de France).- ISBN : 2-87760-948-0.
Fac-similé de la 3e partie de l’éd. de Paris : Victor Palmé, 1881.- D’une commune à un lieu-dit, nous découvrons les événements saillants. A Escles, l’auteur évoque le champ de la bataille, ainsi nommé au XIXe siècle en commémoration d’une bataille entre Gaulois et Romains. A Arches, nous visitons les vestiges du château fort, élevé en 1080 par le duc Thiéry. L’auteur évoque avec talent la romanesque existence d’Amé et Romaric, fondateurs du monastère de Saint-Mont. A Plombières-les-Bains, il nous relate la traditionnelle ouverture de la saison des eaux, telle qu’elle se déroulait autrefois. Son récit ranime des lieux aujourd’hui silencieux : le prieuré de bénédictins, fondé à Relanges en 1049 ; le couvent de Templiers, à Charmois-l’Orgueilleux ; le château de Perles à Docelles. Avec talent, il ressuscite d’étonnants personnages : le seigneur de Château-Lambert au Thillot, véritable Barbe bleue, qui vécut au XIVe siècle ; les Fleurot, célèbre famille de rebouteux au hameau de La Broche, qui s’instruisirent auprès du médecin du duc Charles IV.
Poésie ↑ haut
Amour à Dieu
(
1840 )
1. Mirecourt : impr. de Humbert, s.d.- In-8 ° , 307 p.
Préface datée de Damas (Vosges), mai 1840.
Dieu est amour, mélopées de la solitude
(
1841 )
1. Mirecourt : impr. de Humbert, [1841].- In-18, 18 p.
Le faux titre porte : Poésies religieuses. "Nous n’avons pas lu de vers, a dit dans l’Univers et l’Espérance, le poète si regretté, Désiré Carrière, où la foi, l’espérance et l’amour fussent si franchement et si catholiquement interprétés. Le caractère dominant de ce livre est un vif sentiment d’amour pur que l’auteur a fait passer de son âme dans ses chants. Il exprime en termes brûlants et respectueux, qui rappellent les beaux élans de David, de saint Augustin, de saint Bernard, l’amour qui surabonde dans ces poésies, et le fait souvent parler comme le saint troubadour François d’Assise ; ses chants sont comme un écho des chants de ce poète angélique, qui était fou d’amour pour son Dieu" (Catalogue de l’éditeur, placé en fin de volume de La Sainte de chaque jour, édition de 1877).
2. Mélopées, poésies pieuses.- Paris : Sagnier et Bray, 1846.- In-32, XIV-402 p.
3. Poésies pieuses.- Mirecourt, Humbert ; Paris, P. Lethielleux ; Tournai, H. Casterman, 1860.- In-12, 334 p.
Ode à Lamartine
(
1841 )
1. Mirecourt : impr. de Humbert, s.d.- In-8 ° , 16 p.
Traductions ↑ haut
Visites au Saint Sacrement et à la Sainte Vierge / saint Alphonse de Liguori
(
1847 )
1. Nancy : Thomas, 1847.- In-18.
Traduit de l’italien par M. l’abbé Chapia.