Albert Louis Joseph Félix BLONDIN

[ Saint-Dié (88), 31/05/1828 – Saint-Dié (88), 30/05/1902 ]

avocat, préfet

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

BLONDIN (Albert Louis Joseph Félix).- Fils d’un maire de St-Dié, il naquit dans cette ville le 31 mai 1828. Élève de l’École d’administration en 1848, il fut reçu avocat et s’établit à Saint-Dié.

Sous-préfet de Péronne, le 10 septembre 1870, il se conduisit courageusement pendant le siège de cette place par les Prussiens et fut décoré de la Légion d’honneur le 5 mai 1871. Le 19 avril précédent, il avait quitté l’administration et n’y rentra que le 24 mai 1876 comme sous-préfet d’Avesnes (Nord), où il fut révoqué le 20 mai 1877 ; sous-préfet de Cambrai le 30 décembre suivant, il devint préfet de la Corrèze le 1er novembre 1878.

Préfet des Ardennes le 3 septembre 1879, il est devenu préfet de la Mayenne en 1884. M. Blondin est officier de la Légion d’honneur depuis le 30 décembre 1884, officier de l’instruction publique et commandeur du Nicham.

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

BLONDIN Albert Louis Joseph Félix.- Né à Saint-Dié le 31 mai 1828.

Préfet honoraire.

Officier de la Légion d’honneur et de l’Instruction publique.

Grand officier du Nicham-Iftikar.

M. Blondin entra, en 1848, dans l’administration, comme élève de l’École spéciale fondée par le Gouvernement provisoire, sous l’inspiration de M. Hippolyte Carnot. Après le licenciement de cette école, voté par l’Assemblée législative de 1849, sur la proposition de M. de Falloux, M. Blondin se trouvant à Strasbourg au 2 décembre 1851, essaie, avec M. Flocon (du Gouvernement provisoire), d’organiser la résistance au coup d’État.

Il fut emprisonné puis condamné, par la commission mixte du Bas-Rhin, à l’internement.

A la chute de l’Empire, il rentra dans les fonctions publiques comme sous-préfet de Péronne et il fut fait chevalier de la Légion d’honneur sur la proposition du général Faidherbe, pour sa conduite pendant le siège de cette place par les allemands.

Remplacé à Péronne le 19 avril, il ne reprit du service qu’après les élections républicaines de 1875-1876 et il alla comme sous-préfet à Avesnes le 21 mai 1876.

Remplacé de nouveau au 16 mai 1877, il fut réintégré le 20 décembre de la même année comme sous-préfet de Cambrai et poursuivit sa carrière sans autre interruption jusqu’à son admission à la retraite, le 29 juillet 1894.

Il fut successivement : préfet de la Corrèze le 1er novembre 1878 ; des Ardennes le 3 septembre 1879 ; de la Mayenne le 28 novembre 1885 avec la 2e classe personnelle.

Chevalier de la Légion d’honneur le 5 mai 1871 et officier de cet ordre le 30 décembre 1884.

Officier d’Académie le 13 juillet 1881 et officier de l’instruction publique le 31 décembre 1885.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BLONDIN (Albert Louis Joseph Félix), avocat, préfet
(Saint-Dié, 31 mai 1828 - Saint-Dié, 30 mai 1902)

Fils unique d’Albert Blondin, avoué d’idées libérales, qui fut maire de Saint-Dié de 1837 à 1852, Albert Louis Blondin fait ses études à l’École d’Administration, puis à la faculté de droit à Strasbourg. Lors du coup d’État de 1851, il anime le mouvement de révolte des étudiants. Il est condamné à la transportation en Algérie, puis sa peine est commuée en résidence surveillée à Saint-Dié, eu égard à son jeune âge.

Il s’inscrit comme avocat au barreau de Saint-Dié, mais ne plaide pas et s’emploie dans la chimie industrielle.

Le 10 septembre 1870, il est nommé sous-préfet à Péronne. Démissionnaire le 19 avril 1871, il est réintégré le 24 mai 1876, affecté à Avesnes. Révoqué le 20 mai 1877 pour ses opinions par le gouvernement d’ordre moral, il est rétabli le 30 décembre suivant à Cambrai, puis est nommé préfet de la Corrèze le 1er novembre 1878, des Ardennes (1879), puis de la Mayenne (1884). En retraite le 29 juillet 1894, il se retire à Saint-Dié, rue d’Hellieule.

Fait chevalier de la Légion d’honneur le 5 mai 1871 en raison de sa conduite courageuse durant le siège de Péronne par les Prussiens en 1870-1871, il est fait officier de la Légion d’honneur le 30 décembre 1874.


Bibl. : D.B.F., tome VI, col. 711.
Bouvier.- Biographie générale des Vosges.
Bulletin de la Société Philomatique des Vosges, 1902-1903, p. 371-376.


[Albert Ronsin].

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