1879 —
Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim
BARDY Henri.- Né à Belfort, est pharmacien à Saint-Dié, auteur.
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
BARDY (Mathieu Henri).- Le président et fondateur de la Société philomatique vosgienne de Saint-Dié est né à Belfort (Haut-Rhin) le 28 mai 1829.
Reçu, en août 1856, pharmacien de 1ère classe à l’École supérieure de Paris, il se fixa à Saint-Dié en décembre 1856 où il succéda à Esther Noël. Il déploya, en dehors de sa profession, une rare et studieuse activité. C’est ainsi qu’il créa, en juin 1868, le Cercle de la Ligue de l’Enseignement à Saint-Dié ; en février 1869, la Gazette vosgienne, et en février 1875 la Société philomatique vosgienne dont il est le président depuis la fondation.
M. Bardy a publié, dans le Bulletin de la Société philomatique, dans la Revue d’Alsace et dans divers journaux de la région de l’Est, de nombreux et intéressants travaux historiques, scientifiques, météorologiques, sur l’Alsace et les Vosges, notamment un mémoire sur les eaux dans l’arrondissement de Saint-Dié, en 1874 ; Belfort sous le régime de la Terreur, en 1867 et 1868 ; Notice historique sur la ville de Belfort en 1859 et 1873, etc., etc.
M. Bardy a été longtemps secrétaire du Comice agricole de l’arrondissement de Saint-Dié, de décembre 1858 à octobre 1861, et de mai 1868 à octobre 1870. Il a été conseiller municipal de Saint-Dié de 1874 à 1882. Il est officier d’Académie.
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve
BARDY Mathieu Henri.- Né à Belfort le 28 mai 1829.
Pharmacien de 1re classe à Saint-Dié.
Fondateur et président de la société philomatique vosgienne et du musée de Saint-Dié.
Officier d’Académie. Lauréat des conseils d’hygiène de France.
Ancien élève et pharmacien de l’École supérieure de pharmacie de Paris, M. Bardy vint se fixer à Saint-Dié à la fin de l’année 1856.
Membre du conseil municipal de cette ville de 1874 à 1882, il fut secrétaire du comice agricole de l’arrondissement de 1858 à 1861 et de 1868 à 1871. Membre et secrétaire du conseil d’hygiène et de salubrité publique de 1872 à 1884.
On doit à M. Bardy la création du cercle de la Ligue de l’enseignement (1868), celle de la Gazette vosgienne (1869) et de la société philomatique en 1875.
Il est l’auteur des ouvrages suivants :
- Notice historique sur Belfort, 1859 et 1873 ;
- Belfort sous le régime de la Terreur, 1867 et 1868 ;
- Mémoire sur les eaux potables de l’arrondissement de Saint-Dié, in-12, 1874, et de nombreux articles, notes, documents et mémoires historiques, scientifiques et météorologiques sur l’Alsace et les Vosges.
- Gustave Dauphin, peintre d’histoire. Sa vie et ses oeuvres (1804-189), 1884 ;
- Les Eaux minérales de Saint-Dié. Étude historique et documents scientifiques, 1887 ;
- Napoléon Bardy, magistrat et représentant du peuple (1804-1884), 1894 ;
- La Marraine de l’Amérique, 1893 ;
- Le Général Nicolas Haxo (1749-1794), 1895 ;
- Saint-Dié pendant la guerre de 1870, 1895.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
BARDY (Mathieu-Henry), pharmacien, président fondateur de la Société Philomatique Vosgienne
(Belfort, 28 mai 1829 - Faulx (Meurthe-et-Moselle), 1er décembre 1909)
Mathieu-Napoléon Bardy, magistrat, représentant du peuple en 1848, puis président de tribunal à Wissembourg puis Montbéliard, est le père d’Henry Bardy. Celui-ci, ses études de pharmacie commencées à Paris et terminées à Strasbourg, s’installe à Saint-Dié en 1856 et s’y fait rapidement connaître par ses études sur les eaux de la région de Saint-Dié et les empoisonnements par les champignons.
De 1872 à 1884, il est membre puis secrétaire du Conseil de salubrité de l’arrondissement et s’applique aux questions d’hygiène. Il s’intéresse aussi à la météorologie et effectue des relevés systématiques qu’il publie dans le Bulletin de la Société Philomatique. Il est aussi sociétaire du Comice agricole de l’arrondissement de Saint-Dié de 1858 à 1861 et de 1868 à 1871 et inspecteur des pharmacies du département des Vosges.
Ayant des idées libérales et républicaines, attaché au développement de l’instruction, il est l’un des créateurs du Cercle de la Ligue de l’Enseignement à Saint-Dié en 1868 et l’un des fondateurs du journal La Gazette Vosgienne, qui prendra le parti de Jules Ferry. Il songe aussi à rassembler les érudits de la région dans une association savante dès avant 1870, mais ce n’est qu’en 1875 qu’il fonde la Société Philomatique Vosgienne dont le rôle est d’éveiller, réchauffer, entretenir... l’amour de la petite patrie, de chercher à les retenir sur le sol natal et la présidera durant 33 ans, jusqu’en 1908. Il choisit le nom de Philomatique pour garder en terre française ce nom qui était celui de l’Association Philomatique d’Alsace et de Lorraine, et qui fut germanisé en 1871. Il lance le Bulletin annuel de la société dès 1875. En 1876, avec l’aide des membres de la jeune société, il ouvre un musée à l’hôtel de ville.
Il est l’un des rédacteurs les plus prolifiques du Bulletin de la société. Ses recherches historiques centrées sur Saint-Dié sont sérieuses et nombreuses. Non content d’en publier dans le Bulletin, il en fait imprimer à son compte dans une série de fascicules intitulés Miscellanées. Il alimente aussi d’autres revues avec des sujets divers : au total, 160 études publiées dans la Revue d’Alsace de 1851 à 1897, le Pays Lorrain, la Revue Lorraine Illustrée, le Bulletin de l’association des Anciens Élèves du lycée de Belfort, le Bulletin de la Société belfortaine d’émulation, le Bulletin de la Section des Hautes-Vosges du C.A.F., le Bulletin médical des Vosges, la Revue mycologique, le Bulletin de la Société d’embellissement de Belfort, le Petit Montbéliardais, l’annuaire du territoire de Belfort et enfin le Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne.
En 1892, il laisse la direction de sa pharmacie à Mathieu-Philippe, le fils qu’il avait eu de son mariage le 5 juin 1861 avec Marie Julienne Arragain. Malheureusement, Mathieu-Philippe, né le 4 février 1867, meurt en 1902 et Henry Hardy devenu impotent doit aller vivre auprès de sa fille, épouse du Dr Lorber à Fesches-le-Châtel (Doubs) et ils l’emmènent avec eux lorsqu’ils s’installent à Faulx en 1908. C’est là qu’il meurt l’année suivante.
Bibl. : Ferry (René).- Notice nécrologique sur M. Henri Bardy, in Bulletin de la Société Philomatique, 35e année, 1909-1910, p. 209-215 et bibliographie de ses travaux, p. 228-234.
Revue d’Alsace, 1910, p. 197.
La Révolution dans les Vosges, tome III, p. 189- 191.
D.B.F., tome V, col. 426.
Carnoy (H.).- Dictionnaire biographique des hommes de l’est, p. 160.
Bulletin de la Société belfortaine d’émulation, 1910, p. XXX et XXXVIII.
Sitzmann.- Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l’Alsace, tome 2, supplément p. 1071.
[Albert Ronsin].