1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
AUBRY (Claude Maurice), avocat, banquier, député des Vosges
(Mirecourt, 22 septembre 1820 - Paris, 2 août 1896)

Fils de Fourier Aubry-Febvrel (Mirecourt 1773-1853), bourgeois de Mirecourt, Claude Maurice Aubry, après ses études de droit à Nancy, revient dans sa ville natale où il s’installe comme avocat en 1845. En 1848, il collabore à des journaux et il contribue à la fondation du
Comptoir National d’Escompte à Épinal et en devient le directeur. Le 13 mai 1849, il est élu représentant du peuple à l’assemblée législative et se range parmi les conservateurs.
Arrêté lors du coup d’État du 10 décembre 1851 devant la mairie du 10° arrondissement de Paris, il est emprisonné à l’Abbaye avec plusieurs de ses collègues. Vite libéré, il se consacre désormais à la création à Paris de la banque
Aubry, Donon, Gautier et Cie, devenue
Société des Dépôts et Comptes Courants en 1882.
Comme candidat orléaniste, il échoue aux élections législatives de 1863 et 1869 dans les Vosges. Resté à Paris durant le siège, il est élu le 7 septembre 1870 adjoint au maire du VIIIe arrondissement. Aux élections du 8 février 1871, il revient à l’Assemblée nationale comme député des Vosges et, à Bordeaux, vote pour la paix et la séparation de l’Alsace-Lorraine.
Partisan déclaré d’une restauration monarchiste, c’est chez lui à Paris que se réunissent les comités qui militent pour le rétablissement de la royauté. En 1876, dans le journal
l’Union, il formule la doctrine économique et financière du parti royaliste.
Jusqu’à la mort du comte de Chambord, il est président du Comité royaliste des Vosges.
Il ne se représente pas aux élections législatives de 1876 et échoue aux sénatoriales de 1882.
En 1866, il avait fondé à Paris une association de solidarité et de bienfaisance pour les Vosgiens : l’
Association Vosgienne de Paris, dont il conserve la présidence jusqu’en 1882.
Il est l’auteur de plusieurs études sur l’économie politique et les banques.
Il avait épousé le 4 juillet 1849 Coraly Joséphine Irroy, née à Mortagne (Vosges), dont il eut deux fils. L’un d’eux, Pierre, sera également banquier.
Bibl. : Robert.-
Dictionnaire parlementaire français 1789-1889, tome I, p. 109-110.
Bouvier.-
Biographie générale vosgienne, p. 348-349.
D.B.F., tome III, col. 260.
[Albert Ronsin].