José GIOVANNI

[ Paris (75) , 22/06/ 1923 – Lausanne (Suisse) , 24/04/ 2004 ]

Auteur vosgien Passage vosgien

1923
Naissance à Paris, le 22 juin, d’une famille d’origine corse.

Ses études secondaires interrompues par la guerre, il est autodidacte et mène, jusqu’à l’âge de trente-cinq ans, une vie "aventureuse". Il en tirera souvent la matière de ses oeuvres.

1945
Entraîné dans une affaire de racket, il est condamné à mort, gracié, emprisonné pendant onze ans.

Son premier livre, Le Trou, est le récit d’une expérience personnelle : une tentative d’évasion de prison placée sous le signe de l’amitié. Il est porté à l’écran par Jacques Becker en 1959.
1961-1962
Écriture du roman Le Haut-fer, en partie dans un hôtel du Val d’Ajol, et publication chez Gallimard en avril 1962.

Ma foi, mais c’est bien sûr ce très beau roman de José Giovanni qui a été adapté au cinéma en 1965 par Robert Enrico (1931-2001) sous le titre : Les Grandes gueules, "le premier western français", avec Bourvil, Lino Ventura, Marie Dubois, Michel Constantin, Paul Crauchet, et le Vosgien Jean Grossier...

José Giovanni a écrit 20 romans (Le Deuxième souffle, Les Aventuriers...), deux livres de souvenirs, 33 scénarios, réalisé 15 films et 5 téléfilms.

Outre l’adaptation du Trou, il écrit les scénarios de Classe tous risques pour Claude Sautet (1960), de Symphonie pour un massacre pour Jacques Deray, ainsi que le dialogue des Grandes gueules (1965) et des Aventuriers (1967) pour Robert Enrico, du Clan des Siciliens (1969) pour Verneuil...

Au cinéma, il réalise : La Loi du survivant (1966, avec Michel Constantin), Le Rapace (1968, avec Lino Ventura), Dernier domicile connu (1969, avec Marlène Jobert et Lino Ventura), Deux hommes dans la ville (1973, avec Jean Gabin et Alain Delon), Le Gitan (1975, avec Alain Delon et Annie Girardot), Comme un boomerang, Les Égouts du paradis, Une robe noire pour un tueur, Le Ruffian (1983, avec Claudia Cardinale et Lino Ventura), Les Loups entre eux (1985, avec Claude Brasseur), Mon ami le traître, et Mon père il m’a sauvé la vie (2001).
2002
En mai, il fait paraître Mes Grandes Gueules (Fayard, qui reçut en mars 2004 le 15° Prix Simone-Genevois pour le meilleur ouvrage cinématographique de l’année), où figurent - bien entendu - quelques pages vosgiennes.
2004
Décès à Lausanne, le 24 avril, d’une hémorragie cérébrale.

A l’occasion du retour de Robert Enrico dans les Vosges en février 1994, plusieurs articles ont été publiés dans la presse locale. L’occasion de se souvenir...

En avril 1965 par exemple, Robert Enrico déclarait à La Liberté de l’Est : "Je veux réaliser un film qui soit une manière de western français dans un contexte français. Il n’est pas question pour nous d’une réalisation folklorique. Et encore moins question de traiter le sujet à l’américaine. L’action et la poésie, si bien servie par vos sites merveilleux, doivent réaliser leur osmose sur la pellicule."

Il disait encore : "Nous avons trouvé partout des collaborateurs bénévoles et enthousiastes. Des concours se sont spontanément offerts. Il n’est pas jusqu’à la municipalité de Gérardmer qui, bien qu’à peine installée, ne nous ait laissé espérer une assistance en personnes et en matériel. Le patriotisme local est à l’œuvre. Là réside l’une de nos chances les plus efficaces et les plus émouvantes". (Propos rapportés par La Liberté de l’Est, le 30 octobre 1994).

35 ans après, sur un projet de Philippe Crave, une équipe tourne un "making of" sous la direction de Roger Viry-Babel, producteur et réalisateur bien connu en Lorraine. Deux fois 26 minutes qui sont diffusées sur France 3 au printemps 2001... Le titre : Sur la route des Grandes Gueules...



Nouvelle recherche