Pierre Antoine Victor HUOT DE GONCOURT

[ ??, 29/06/1783 – Sommerécourt (52), 12/07/1857 ]

capitaine d’artillerie

Député des Vosges (1848-1851).

Biographie vosgienne

1858 — Annuaire administratif et statistique des Vosges 1858 / Charles Charton

HUOT DE GONCOURT Pierre Antoine Victor.- La ville de Neufchâteau vient de perdre un de ses plus honorables citoyens, M. Huot de Goncourt (Pierre-Antoine-Victor), fils de M. Huot de Goncourt, député du Bassigny à l’Assemblée constituante de 1789.

Soldat de l’Empire, capitaine d’artillerie, décoré sur le champ de bataille de Wagram, M. Huot de Goncourt, qui avait longtemps commandé notre garde nationale après 1830, fut élu représentant du Peuple à l’assemblée constituante de 1848, puis réélu à l’assemblée législative. Militaire, citoyen, législateur, M. Huot de Goncourt a toujours mérité l’estime générale ; aussi le nombreux cortége qui l’a suivi jusqu’au champ de repos prouvait-il les regrets que lui valaient ses hautes capacités, la noblesse de son caractère et son inépuisable charité.

[Extrait de L’Abeille des Vosges].

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

HUOT de Goncourt (Pierre-Antoine-Victor), soldat de l’Empire, capitaine d’artillerie, décoré sur le champ de bataille de Wagram, se retira à Neufchâteau où il vécut entouré de l’estime de tous et de la plus grande considération ; commandant de la garde nationale, représentant du peuple à l’assemblée constituante, puis réélu au corps législatif, il fut partout digne du mandat que ses concitoyens lui confièrent.

Il est mort à Neufchâteau, en 1858.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

HUOT DE GONCOURT (Pierre Antoine Victor).- Né à Bourmont (Haute-Marne), le 29 juin 1783, il était fils d’un membre de la Constituante de 1789, mort à Neufchâteau, à 80 ans, en septembre 1832. Élève de l’École polytechnique en 1799, sous-lieutenant au 5e d’artillerie à pied en 1802, il combattit à Austerlitz, à Dantzig, à Eckmühl, devint capitaine d’artillerie et fut décoré sur 1e champ de bataille de Wagram.

En 1811, il quitta le service et se retira à Neufchâteau, où il fut nommé entreposeur des tabacs. Mais ayant voulu, en 1814, lutter à Metz contre l’invasion, il fut destitué. En 1815, il chercha de nouveau à défendre les défilés des Vosges, et, destitué une seconde fois, vécut à l’écart pendant toute la Restauration.

En juillet 1830, il fut élu à l’unanimité commandant de la garde nationale de Neufchâteau et resta pendant tout le règne de Louis-Philippe à la tête de la milice citoyenne néocastrienne. Le 23 avril 1848, il fut élu représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Constituante, le 10e sur 11, par 40 330 voix, et vota avec les libéraux. Le 13 mai 1849, il fut réélu représentant des Vosges à l’Assemblée Législative, le 3e sur 9, par 33 777 voix. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il vécut dans la vie privée. Il est mort à Neufchâteau, le 11 juillet 1857.

C’est l’oncle de MM. Edmond et Jules de Goncourt, les brillants écrivains nés à Nancy.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

HUOT DE GONCOURT (Pierre Antoine Victor), représentant du peuple

?, 29 juin 1783 - Château de Sommérécourt, 12 juillet 1857


Pierre Victor Huot, député des Vosges en 1848. Pierre Antoine Victor Huot est le second enfant de Jean Antoine Huot, avocat, subdélégué de l’Intendance de Lorraine au bailliage du Bassigny, puis député du Tiers-État à l’assemblée nationale et juge du district à Bourmont, et de Marguerite Rose Diez.

A l’issue de ses études secondaires, il entre à l’École polytechnique en 1799. Il en sort en 1802 sous-lieutenant et il est affecté au 5ème régiment d’artillerie à pied. Il combat à Austerlitz, à Dantzig et à Eckmühl. Promu capitaine d’artillerie, il est décoré sur le champ de bataille de Wagram. En 1811, il quitte le service et se retire à Neufchâteau où il est nommé entrepositaire des tabacs. Il est destitué en 1814 parce qu’il a tenté d’entraver la marche des armées alliées dans la région de Metz. Il est rétabli au début des Cents Jours.

Trois mois plus tard, il rassemble une troupe de partisans et défend les cols vosgiens. Il est à nouveau destitué quand Louis XVIII remonte sur le trône. Pendant la Restauration, il vit à l’écart de la scène politique, mais en juillet 1830 il est élu commandant de la garde nationale de Neufchâteau. Il est enfin élu représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Constituante le 23 avril 1848, puis à l’Assemblée Législative le 13 mai 1849. Le Coup d’État du 2 décembre 1851 le rend à la vie privée.

Il ne joue plus aucun rôle politique jusqu’à sa disparition. Il a habité durant de nombreuses années un remarquable hôtel construit au XVIII° siècle à Neufchâteau qui constitue actuellement un des ornements de la place Jeanne-d’Arc.

Il a épousé Virginie Henrys qui lui a donné une fille Bathilde Antoinette Auguste Huot (1815-1871), épouse de Léonidas Labille, avocat à Bar-sur-Seine, puis juge suppléant.

Marc Pierre Huot, dit de Goncourt (1787-1834), frère du précèdent et chef d’escadron dans les armées de Napoléon 1er est le père des célèbres frères Edmond et Jules Huot de Goncourt, fondateurs de l’Académie Goncourt.


Bibl. : Poull (G.).- La Famille Huot de Goncourt, in Les Cahiers d’histoire, de biographie et de généalogie, N° 1, 1965, p. 48 à 52.
Robert.- Dictionnaire des parlementaires 1789-1889, tome VII, p. 377.


[Georges Poull]

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