Christophe CACHET

[ Neufchâteau (88) , 25/11/ 1572 – Nancy (54) , 30/09/ 1624 ]

médecin

Conseiller et premier médecin des ducs de Lorraine.

Biographie vosgienne

1829 — Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel

CACHET Christophe, conseiller, fut premier médecin des ducs Charles III, Henri II, François II et Charles IV, né en 1572, et mort à Nancy en 1624 ; médecin de beaucoup d’érudition, qui, malgré les ténèbres du péripatétisme dont le siècle était couvert, eut le bon sens de s’attacher à la doctrine d’Hippocrate, et de la soutenir contre les rêveries des alchimistes : il s’acquit une grande réputation, et fit un grand nombres d’ouvrages, que le peu de temps que lui donna sa profession ne lui permit pas de donner au public en totalité.

On a de lui :
- Pandora Bacchica furens medicis armis oppugnata, in-12, 1614 ;
- Apologia in hirmetici cujusdam anoymi scriptum de curatione calculi, in-12, 1617 ;
- Vrai et assuré préservatif de petite vérole et rougeole, 3 parties in-8°, 1617 et 1623 ;
- enfin, Epigrammata, Elegiae, in-8°, 1622.


1845 — Le Département des Vosges / Henri Lepage, Charles Charton

CACHET (Christophe), conseiller et premier médecin des ducs Charles III, Henri II, François II et Charles IV, né en 1572 [à Neufchâteu], mort à Nancy en 1624.


[Tome 2, p. 359].

1848 — Biographie vosgienne / François Vuillemin

CACHET Christophe.- Né à Neufchâteau, le 26 novembre 1572, fit ses premières études sous les jésuites de Pont-à-Mousson ; il étudia ensuite la médecine à Padoue, et le droit à Fribourg. Il était très versé dans la physique, la connaissance des lois et surtout la médecine, qu’il défendit avec talent contre le charlatanisme.

Il devint successivement conseiller et premier médecin des ducs Charles III, Henri II, François II et Charles IV. Il a publié plusieurs ouvrages traitant de divers points de sa science de prédilection, entre autres, un traité complet de petite vérole qui eut un remarquable succès [Note].

Cachet est mort à Nancy, en 1624.

 

Note : En tête de cet ouvrage, intitulé : Vray et asseuré préservatif de petite vérole et rougeole, divisé en trois livres, on lit les vers suivants, adressés par Mousin à l’auteur :
Tu nous dit tout, Cachet, et ne nous cache rien,
Que peut-on adjouter à ce docte volume !
Rien plus clair, plus discret, plus profond que la plume ;
Bien plus beau, plus util que son doux entretien.


 

[Les CACHET étaient quatre frères : Christophe, Paul, Jean Nicolas et Claude].

1850 — Annuaire administratif et statistique des Vosges 1850 / Charles Charton

CACHET Christophe.- Conseiller et premier médecin des ducs Charles III, Henri II, François II et Charles IV, né en 1572, mort à Nancy en 1624.

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

CACHET (Christophe), célèbre médecin, né à Neufchâteau, le 29 octobre 1572. Il était frère de Paul et de Jean-Nicolas Cachet.

Après avoir fait ses études chez les jésuites de Pont-à-Mousson, il alla étudier la médecine à Padoue. Il vit les autres villes d’Italie, et demeura quelque temps à Rome. Son esprit, qui avait été nourri de la dispute scolastique, ne trouva pas un champ assez vaste dans la médecine pour s’exercer ; il apprit encore le droit à Fribourg. Il se borna cependant dans la suite à la médecine, dans laquelle il acquit une grande réputation.

La multitude de malades qui le demandaient à la ville et à la campagne l’empêcha de publier un plus grand nombre d’ouvrages que nous citons plus bas. On y voit beaucoup d’érudition, surtout des poètes grecs et latins, une juste critique des erreurs des médecins ignorants, et une digne répréhension de l’abus qui régnait dans le pays de se servir d’apothicaires pour la guérison des maladies. Si les magistrats mêmes en sont parfois mal servis, à eux la faute, ou pour n’y avoir pas donné l’ordre, ou pour avoir empêché qu’il ne s’y donnât.

Au reste, il en est de Cachet, comme de presque tous les auteurs médecins de son temps ; il est plus attaché au raisonnement qu’à l’observation. Dans le grand nombre de questions qu’il se propose sur chaque matière, il rappelle rarement à son expérience pour les décider ; cependant il l’avait suffisante et bien dirigée, comme on en peut juger par le peu, qu’il en cite. On doit imputer ce défaut à la philosophie péripatéticienne qu’il avait sucée et dont on n’était pas encore revenu dans les écoles du pays.

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

CACHET, quatre frères nés à Neufchâteau :
- Christophe, médecin et conseiller des ducs de Lorraine, mort en 1623 ;
- Jean Nicolas, jésuite, auteur de vies de saints et d’ouvrages de dévotion, 1634 ;
- Paul, bénédictin, auteur d’une monographie sur l’abbaye de Saint-Mihiel, 1652 ;
- Claude, maître des comptes du duché, 1670.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

CACHET (Christophe).- Médecin et jurisconsulte éminent, Cachet, né à Neufchâteau le 26 novembre 1572, occupa de hautes situations, tant comme conseiller que comme médecin, auprès de plusieurs ducs de Lorraine, de Charles-le-Grand et du fougueux Charles IV, en particulier.

Il mourut à Nancy en 1624.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

CACHET (Christophe), médecin
(Neufchâteau, 25 novembre 1572 - Nancy, 30 septembre 1624)

Frère de Paul, il fit ses études chez les Jésuites de Pont-à-Mousson, puis alla étudier la médecine à Padoue. Il séjourna longtemps en Italie, puis partit étudier le droit à Fribourg. Son activité se partagea entre les voyages, le soin des malades et la publication dès 1607 d’écrits sur la médecine et les médecins, écrits profondément marqués par la scolastique (il s’est plus attaché au raisonnement qu’à l’observation, note dom Calmet).

En 1617, il fit paraître un Vrai et assuré préservatif de la petite vérole et rougeole et plusieurs autres ouvrages.

Sa profonde dévotion à l’égard de la famille de Lorraine s’exprima dans ses épigrammes équestres composés lors de ses voyages, et dédiés à Charles IV, à ses frères, et à quelques prélats du duché (1622).

Christophe Cachet fut inhumé aux Cordeliers de Nancy.


Bibl. : Calmet (Dom).- Bibliothèque lorraine, col. 175-176.
D.B.F., tome VII, col. 779.


[Jean-François Michel].

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