Jean-Baptiste AUBRY

[ Deyvillers (88), 26/04/1736 – Commercy (55), 04/10/1809 ]

ecclésiastique

Biographie vosgienne

1820 — Biographie nouvelle des contemporains

AUBRY (Jean-Baptiste), né à Daviller, près d’Epinal (Vosges), en 1736, mort à Commercy (Meuse), en 1809.

Élevé par les jésuites, il refusa de faire partie de leur congrégation, et se détermina, par goût pour la retraite, à entrer dans l’ordre de Saint-Benoît, au monastère de Saint-Vannes, à Moyen-Moutier. Comme presque tous les hommes qui appartenaient aux principaux ordres monastiques de France, il était instruit et laborieux.

On a de lui plusieurs ouvrages qui annoncent une lecture réfléchie, beaucoup de jugement, et qui obtinrent l’approbation de plusieurs savans et littérateurs célèbres. D’Alembert disait de l’ouvrage qu’Aubry avait publié en 1776, sous le titre de l’Ami philosophe et politique, ouvrage où l’on trouve l’essence, les principes, les signes caractéristiques, les avantages et les devoirs de l’amitié, que c’était le livre d’un philosophe vertueux et citoyen.

L’abbé Riballier, l’abbé Berger, Lalande et d’Alembert ont accordé des éloges à ses Questions philosophiques sur la religion naturelle, imprimées en 1785. Le seul abbé Quinot, auteur des Leçons philosophiques, critiqua l’ouvrage, ce qui détermina l’auteur à faire paraître, pour sa défense, des Lettres critiques sur plusieurs questions de la métaphysique moderne.

Avant la composition de ces ouvrages, Aubry et un de ses confrères ayant été chargés, à la mort de Remy Cellier (arrivée en 1761), auteur de l’Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques, de continuer cet ouvrage, qui comptait déjà 23 vol. in-4°, et n’allait que jusqu’à Saint Bernard, les continuateurs furent bientôt en état de faire paraître un volume, qu’ils soumirent à plusieurs savans de la congrégation de Saint-Maur. Le jugement était favorable ; mais le volume ne fut point imprimé, les propositions de l’éditeur ayant paru insuffisantes aux auteurs.

Aubry publia, outre les ouvrages déjà cités :
- Leçons métaphysiques à un lord incrédule, sur l’existence et la nature de Dieu (1790) ;
- Questions aux philosophes du jour, sur l’âme et la matière (1791) ;
- L’Anti-Condillac, ou Harangue aux idéologues modernes (1801) ;
- Nouvelle théorie des êtres (1804) ;
- Aubade, ou Lettres apologétiques et critiques à MM. Geoffroy et Mongin (en réponse au Journal des Débats, qui avait maltraité la Nouvelle théorie des êtres).

Le nouveau Mentor (1807), s’écarte du genre ordinaire des ouvrages de l’auteur ; il offre des élémens clairs, précis et intéressans des sciences, belles-lettres et beaux-arts. Aubry a produit des ouvrages utiles et savans, plus moraux qu’agréables.

Il écrivait plus sous l’influence des préjugés que de la philosophie. Contre l’usage de ceux qui reproduisent les idées des autres, en les dénaturant pour se les approprier, il savait cependant se rendre justice, et avouait avec franchise que ce n’était guère qu’avec des livres qu’il faisait des livres.


[in Biographie nouvelle des contemporains, ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité....- Par Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Etienne de Jouy, J. Norvins, etc.- Paris : Librairie historique, 1820.- Volume 1, pages 283-284].

1829 — Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel

AUBRY Jean-Baptiste.- Ancien prieur bénédictin, membre de l’académie de Nancy, ville qu’il a fort longtemps habitée ; né à Deyvillers (Vosges), en 1736 ; mort en 1809.

On a de lui plusieurs ouvrages, qui obtinrent l’approbation de littérateurs célèbres :
- L’ami philosophe (dédié au prince Charles de Lorraine), Nancy, 1775 ;
- Questions philosophiques sur la religion naturelle, 1783 ;
- Lettres critiques sur plusieurs questions de la métaphysique moderne, etc.
- Questions aux philosophes du jour, sur l’âme et la matière, 1791 ;
- L’Anti-Condillac, etc., 1801 ;
- Nouvelle théorie des êtres, 1804 ;
- Lettres apologétiques et critiques à Geoffroy et Mongin ;
- Le Nouveau Mentor, 1807.

Avant la composition de ces ouvrages, Aubry et un de ses confrères furent chargés, à la mort de Remy Cellier (voy. ce nom), de continuer l’histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques : ils composèrent un volume qui ne fut pas imprimé. Aubry a encore laissé plusieurs manuscrits, une espèce de catéchisme de morale, etc. M. Psaume a fait son éloge.

Note 1 : D’Alembert, Lalande, Feller, Psaume, Bergier, Mougenot, Grégoire, etc : Aubry était en correspondance suivie avec ce dernier. A l’égard de l’ami philosophe, d’Alembert écrivit à l’auteur : Je vous suis très obligé de cet ouvrage qui me parait digne d’estime par son objet et par la manière dont il est traité : c’est le livre d’un philosophe vertueux et citoyen. Le seul abbé Quinot (voy. ce nom), critiqua les questions philosophiques. Il ne paraît pas que les rieurs aient été de son côté.
- Bergier (l’abbé) est né en Lorraine ; il s’est distingué par les talents qu’il consacra à la défense de la religion : son désintéressement était si grand, que Monsieur, dont il était le confesseur, voulant lui faire donner un abbaye, il la refusa en disant : Je suis assez riche, et cependant il ne jouissait que d’un modique revenu.
- D. Mougenot, Lorrain également, apôtre très zélé des jansénistes, et en grande réputation, fut vicaire de l’évêché de Saint-Dié : il est mort vers 1803. Dans ses derniers moments, comme son estomac ne pouvait rien digérer, il l’apostropha ainsi : Mon cher estomac, je ne t’ai jamais rien refusé, et cependant tu me refuses tes fonctions.

1835 — Annuaire administratif et statistique des Vosges 1835 / Charles Charton

AUBRY Jean-Baptiste.- 4 octobre 1809. Dom Jean-Baptiste Aubry, ancien prieur bénédictin de l’ordre de Saint-Vanne, né en 1736 au village de Deyvillers près d’Épinal, décède à Commercy.

Il a composé plusieurs ouvrages de métaphysique et de morale. Dom Aubry, dit M. Psaume, dans l’éloge qu’il a fait de ce savant (in-8°, Paris 1810), tâchait de rendre par ses écrits la religion attrayante et aimable, autant que beaucoup de fanatiques s’efforçaient de la rendre hideuse et rebutante ; sa piété était celle de Las Cases, de Saint-Vincent-de-Paul et de Fénelon, c’était le digne imitateur de leurs vertus ; il ne calculait pas son attachement sur les principes politiques ou religieux d’un individu, mais sur ses qualités personnelles.

1841 — Dictionnaire encyclopédique de la France

AUBRY (Jean-Baptiste), né à Deyvillier, près d’Epinal,en 1736, bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, devint prieur de la maison de Commercy, où il resta après la suppression des ordres monastiques. C’est dans cette ville qu’il est mort à la fin de 1809, emportant les regrets de tous ceux qui l’ont connu.

Né d’un caractère doux et affable, il se fit aimer dans le cloître comme dans le monde, et y mérita l’estime générale. Le trait suivant prouve combien il fut humble et modeste. Ayant sollicité près du garde des sceaux, sans l’agrément de ses supérieurs, la permission de publier ses Questions philosophiques, permission qu’il obtint avec les éloges du censeur royal Riballier, il fut condamné à diner à genoux, au réfectoire, avec du pain et de l’eau, et ce religieux eut le courage d’accomplir cette pénitence ridicule.

D. Aubry, quoique d’une foible constitution, se livra de bonne heure au travail, avec beaucoup d’assiduité. Il venoit de recevoir la prêtrise à l’époque de la mort de D. Ceillier, lorsqu’il fut chargé de continuer l’Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques, que le prélat de Flavigny n’avoit pu achever. D. Aubry s’acquitta de sa commission avec zèle, et bientôt il présenta la matière d’un volume qui fut soumise à l’examen de plusieurs savans de la congrégation de Saint-Maur. Ces juges éclairés en rendirent le compte le plus avantageux ; cependant ce volume ne fut point imprimé, pour des raisons d’économie, dit-on, mais bien plutôt à cause de l’esprit d’insouciance et de relâchement dans lequel tomba peu à peu cet ordre antique, si justement célèbre dans la république des lettres.

D. Aubry se livra à un autre genre d’études, et quelques années après il fit paroître L’Ami philosophe, imprimé à Nanci en 1775 ; production qui fut très bien accueillie du public et qui valut à son auteur une lettre flatteuse de la part du prince Charles de Lorraine, à qui l’ouvrage étoit dédié. D’Alembert ayant lu ce traité de l’amitié écrivit à son auteur : « L’ami philosophe est digne d’estime par son objet et par la manière dont cet objet est traité. C’est le livre d’un philosophe vertueux et citoyen. »

Le même auteur publia ensuite ses Questions philosophiques sur la religion naturelle, dont Bergier a parlé aussi avantageusement que le censeur Riballier. Il fit imprimer successivement plusieurs autres brochures, écrites d’un style pur et naturel, quoiqu’il descende souvent dans le labyrinthe obscur de la métaphysique. Quelques manuscrits laissés à un de ses amis prouvent qu’il consacra sa vie entière à défendre par ses écrits la religion chrétienne.

Les autres ouvrages publiés par ce bénédictin sont :
I. Théorie de l’âme des bêtes et de celle qu’on attribue à la mallere organisée.
II. Questions métaphysiques sur l’existence et la nature de Dieu.
III. Questions aux philosophes du jour.
IV. L’anti—Condillac, ou harangues aux idéologues modernes.
V. La nouvelle théorie des êtres.
VI. Aubade, ou lettres apologétiques, etc.

In Dictionnaire encyclopédique de la France, tome 3 (BIL-CAI). Par M. Philippe LE BAS, membre de l’Institut.- Paris : Firmin Didot frères, 1841.

1845 — Le Département des Vosges / Henri Lepage, Charles Charton

Jean—Baptiste AUBRY, ancien prieur bénédictin, né en 1736, mort en 1809.

Il a publié divers ouvrages :
- L’Ami philosophe ;
- Questions philosophiques sur la religion naturelle ;
- Lettres critiques sur plusieurs questions de la métaphysique moderne ;
- Questions aux philosophes du jour sur l’âme et la matière ;
- L’Anti—Condillac,
- etc.


[Tome 2, p. 160-161].

1847 — Annuaire administratif et statistique des Vosges / 1847 / Charles Charton

AUBRY Jean-Baptiste.-Bénédictin. Né à Deyvillers, près Épinal, en 1736, et mort à Commercy (Meurthe) en 1809, fut élevé par les Jésuites, mais refusa de faire partie de leur congrégation, et se détermina, par goût pour la retraite, à entrer dans l’ordre de Saint-Benoît, au monastère de Saint-Vanne, à Moyenmoutier.

Comme presque tous les hommes qui appartenaient aux principaux ordres monastiques de France, il était instruit et laborieux. On a de lui plusieurs ouvrages qui annoncent une lecture réfléchie, beaucoup de jugement, et qui obtinrent l’approbation de plusieurs savants et littérateurs célèbres. D’Alembert disait de l’ouvrage qu’Aubry avait publié en 1776, sous le titre de L’Ami philosophe et politique, ouvrage où l’on trouve l’essence, les principes, les signes caractéristiques, les avantages et les devoirs de l’amitié, que : « C’était le livre d’un philosophe vertueux et citoyen ». L’abbé Riballier, l’abbé Berger, Lalande et d’Alembert ont accordé des éloges à ses Questions philosophiques sur la religion naturelle, imprimées en 1783. Le seul abbé Quinot, auteur des Leçons philosophiques, critiqua l’ouvrage, ce qui détermina l’auteur à faire paraître, pour sa défense, des Lettres critiques sur plusieurs questions de la métaphysique moderne.

Avant la composition de ces ouvrages, Aubry et un de ses confrères ayant été chargés, à la mort de Remy Cellier (arrivée en 1761), auteur de l’Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques, de continuer cet ouvrage qui contenait déjà 23 vol. in 4°, et n’allait que jusqu’à Saint-Bernard, les continuateurs furent bientôt en état de faire paraître un volume, qu’ils soumirent à plusieurs savants de la congrégation de Saint-Maur. Le jugement était favorable ; mais le volume ne fut point imprimé, les propositions de l’éditeur ayant paru insuffisantes aux auteurs.

Aubry publia, outre les ouvrages déjà cités :
- Leçons métaphysiques à un lord incrédule, sur l’existence et la nature de Dieu, 1790.
- Questions métaphysiques du jour sur l’âme et la matière, 1791.
- L’Anti-Condillac, ou Harangue aux idéologues modernes, 1801.
- Nouvelle théorie des êtres, 1804.
- Aubade ou lettres apologétiques et critiques à MM. Geoffroy et Mangin (en réponse au Journal des Débats, qui avait maltraité la Nouvelle théorie des êtres).
- Le Nouveau Mentor (1807) s’écarte du genre ordinaire des ouvrages de l’auteur ; il offre des éléments clairs, précis et intéressants des sciences, belles-lettres et beaux-arts.

Aubry a produit des ouvrages utiles et savants, plus moraux qu’agréables. Il écrivait plus sous l’influence des préjugés que de la philosophie. Contre l’usage de ceux qui reproduisent les idées des autres, en les dénaturant pour se les approprier, il savait cependant se rendre justice, et avouait avec franchise que ce n’était guère qu’avec des livres qu’il faisait des livres.

[Notice signée : F. V.].

1848 — Biographie vosgienne / François Vuillemin

AUBRY Jean-Baptiste.- Prieur bénédictin, né à Deyvillers, près d’Épinal, en 1736, fit profession à l’abbaye de Moyenmoutier, après de longues études faites chez les jésuites. Il est auteur d’un grand nombre d’ouvrages philosophiques qui se recommandent par la pureté du style ; ils ont obtenu l’approbation de plusieurs savants littérateurs du dernier siècle ; nous citerons notamment Ribailler le censeur, Bergier, d’Alembert, Lalande, Grégoire, etc. D’Alembert lui écrivait, à l’occasion de l’une de ses productions : L’Ami philosophe et politique, publiée en 1776 : Je vous suis très obligé de cet ouvrage, qui me paraît digne d’estime par son objet et par la manière dont il est traité ; c’est le livre d’un philosophe vertueux et citoyen.

Après l’Ami philosophe, Aubry publia :
2°- Théorie sur l’âme des bêtes, 1780 ; nouvelle édition, 1790.
3°- Questions philosophiques sur la religion naturelle, 1783. L’auteur réunit toutes les objections des philosophes et les réfute séparément avec beaucoup de force. Plusieurs écrivains très remarquables du dernier siècle ont fait l’éloge de cet ouvrage.
4°- Questions aux philosophes du jour sur l’âme et la matière ; 1791.
5°- L’Anti-Condillac ou Harangue aux idéologues modernes ; 1804.
6°- Nouvelle théorie des êtres ; 1804.
7°- Le nouveau Mentor, 1807 ; ouvrage dans lequel l’auteur donne, d’une manière très succincte, de bonnes notions sur les sciences, les lettres et les arts.

Aubry avait écrit, en outre, en collaboration avec un de ses confrères en religion, un volume pour faire suite à l’Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques de dom Cellier, ouvrage resté incomplet à cause de la mort de l’auteur. Ce volume avait été soumis à quelques savants de la congrégation de Saint-Maur, qui engagèrent vivement les auteurs à le livrer à l’impression ; malgré ces encouragements, il n’a point été publié, parce que l’éditeur en offrit un prix trop modique. C’est à Aubry que l’on doit cette expression : Faire des livres avec des livres ; il s'en servait en parlant de lui-même, avec une franchise bien rare chez les savants. Il est mort à Commercy, le 4 octobre 1809.

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

AUBRY (Jean-Baptiste), prieur et principal du collège bénédictin de Commercy, naquit, en 1736, à Deyvillers, canton d’Épinal, et mourut à Commercy en 1809 (4 octobre).

Après avoir terminé ses études chez les jésuites, il entra dans la congrégation des bénédictins de Saint-Vannes, et composa un grand nombre d’ouvrages savants et utiles, dans lesquels cependant les préjugés de son état ne sont pas toujours d’accord avec la véritable philosophie.

Dom Aubry, dit M. Psaume, dans l'Éloge historique qu'il a fait de ce philosophe chrétien (in-8°, Paris, Colas, 1810), tâchait de rendre la religion attrayante et aimable autant que beaucoup d’autres s’efforçaient de la rendre hideuse et rebutante. Sa piété était celle de Las Cases, de Vincent de Paul, de Fénelon ; c’était le digne imitateur de leurs vertus. Il ne calculait pas son attachement sur les principes politiques ou religieux d’un individu, mais sur ses qualités personnelles. Avec un si beau caractère, ajoute M. Psaume, un si beau naturel, il devait avoir beaucoup d’amis. Aussi, en eut-il un bon nombre et dans toutes les classes de la société. Pour ne parler que des gens de lettres, je citerai le chevalier de Solignac, l’abbé Bexon, l’abbé Remi, le botaniste Willemet, etc..

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

AUBRY (Jean-Baptiste).- Le père Aubry, bénédictin, s’est fait connaître par de nombreux ouvrages philosophiques.

Né à Deyvillers en 1736, il fit ses études chez les jésuites, entra dans les ordres à l’abbaye de Moyenmoutier, devint prieur. Chassé par la Révolution, il continua ses études philosophiques et mourut à Commercy, le 4 octobre 1809.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

AUBRY (Dom Jean Baptiste), prieur du Breuil à Commercy, écrivain
(Deyvillers, 26 avril 1736 - Commercy, 4 octobre 1809)

Après des études chez les Jésuites, il fait profession dans l’ordre bénédictin à l’abbaye Saint-Hydulphe de Moyenmoutier le 7 octobre 1753 et il est désigné par ses supérieurs en raison de ses aptitudes intellectuelles pour achever l’ouvrage de dom Remi Cellier : Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques dont 23 vol. ont parus de 1729 à 1763.

Il est ensuite nommé prieur du Breuil à Commercy.

Lors de la suppression de l’ordre des Jésuites en Lorraine (1766-1767), les bénédictins continuent l’enseignement qui était dispensé dans le collège installé dans leurs murs et J.-B. Aubry en exerce la fonction de principal.

Il conserve sa charge de prieur jusqu’en 1791, refuse la constitution civile du clergé et se retire à Commercy, consacrant son temps à la rédaction de ses livres.

Alors que ses confrères s’adonnent plutôt aux études historiques, Aubry est attiré par les questions philosophiques.

De son vivant paraissent 11 de ses livres :

- L’ami philosophe et politique.- Nancy, 1776.
- Questions philosophiques.- Paris, 1782.
- Lettres critiques sur plusieurs questions de la métaphysique.- Bruyères, 1783.
- Théorie de l’âme des bêtes.- Paris, 1790.
- Questions aux philosophes du jour.- Paris et Metz, 1791.
- Leçons métaphysiques à un milord incrédule sur l’existence et la nature de Dieu.- Paris, 1790.
- Anti-Condillac.- Paris, an IX.
- Nouvelle théorie des êtres suivie des erreurs de Condillac.- Commercy, an XII.
- Aubade ou lettres apologétiques et critiques.- Commercy, an XII.
- Le Nouveau Mentor.- Nancy, 1807.

A sa mort, il lègue à son ami C.-F. Denis quatre manuscrits non publiés. Il était membre associé de l’Académie de Nancy.


Bibl. : Michaud.- Biographie universelle.
D.B.F., tome IV, col. 270-274.
Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastique.
Godefroy.- Bibliothèque des Bénédictins de Saint-Vanne, p. 4-6.
Vuillemin.- Biographie Vosgienne, p. 28-30.


[Albert Ronsin].

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