Françoise Thérèse Antoinette LEGROING LA MAISONNEUVE

[ Bruyères (88) , 11/06/ 1764 – Paris (75) , 12/03/ 1837 ]

femme de lettres

Auteur vosgien Biographie vosgienne

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

LEGROING-LAMAISONNEUVE (Françoise-Thérèse-Antoinette), est née à Bruyères, le 11 juin 1764.

Cette dame, qui avait reçu une éducation distinguée, a consacré ses talents à l’instruction de la jeunesse, et a adopté avec succès le genre du roman moral.

Elle a publié :
- 1° Zénobie, reine d’Arménie, Paris, 1795, nouvelle édition, revue et corrigée, an VIII. Ce roman, où le goût se trouve heureusement uni à la grâce et à la facilité, mérite d’être lu non seulement par les jeunes personnes, mais encore par les mères de famille, qui y trouveront des situations intéressantes et des caractères tracés avec beaucoup de talent ;
- 2° Essai sur le genre d’instruction le plus analogue à la destination des femmes, Paris, an VII ; 2ème édition, an X, in-18 ; production peut-être plus recommandable encore que la précédente, sous le double rapport de la morale et de l’intérêt ;
- 3° Clémence, Paris, an X, 3 vol. in-12. Dans ce roman moral, l’auteur donne aux jeunes personnes dont le cœur est engagé, des leçons utiles et offre une foule d’exemples dont elles pourront profiter dans les différentes situations où elles se trouveraient. L’action est simple, attachante ; les sentiments naturels, et le style exempt d’afféterie.

Madame Legroing-Lamaisonneuve a fourni plusieurs excellents articles à la Bibliothèque française (1825).

1889 — Biographie vosgienne / Félix Bouvier

LEGROING-LAMAISONNEUVE (Françoise Thérèse Antoinette).- Née à Bruyères le 11 juin 1764, elle a écrit plusieurs ouvrages littéraires, spécialement des romans moraux, destinés à l’éducation de la jeunesse.

Elle mourut à Paris vers 1830.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

LEGROING LA MAISONNEUVE (Françoise Thérèse Antoinette, comtesse), femme de lettres

Bruyères, 11 juin 1764 – Paris, 12 mars 1837


Née au sein d’une famille descendant des anciens souverains de Logrono en Espagne, elle passe sa jeunesse en Auvergne et à l’âge de seize ans elle est admise au chapitre noble et séculier de La Veine. Elle rédige de nouvelles constitutions pour sa communauté ; elle étudie l’Antiquité et rédige une histoire romancée de Zénobie, reine de Palmyre, qui paraît, semble-t-il, sans son accord. Le succès est immédiat pour cette œuvre qui est comparée au Télémaque de Fénelon. Elle émigre à Bâle durant la Révolution et elle assure sa subsistance et celle de sa mère et de ses frères et sœurs en peignant et en brodant.

De retour en France sous le Consulat, elle se consacre à l’éducation et publie un livre sur l’éducation des femmes. Elle refuse le poste de surintendante de la maison de la Légion d’Honneur que lui fait proposer Napoléon 1er, par hostilité à Madame Campan qu’elle accuse d’avoir trahi le secret de la fuite du roi Louis XVI en 1791, et elle ouvre un pensionnat à Paris. Elle publie pour ses élèves un recueil de contes moraux et donne dans divers périodiques, le Mercure, l’Etoile, des articles de philosophie et de littérature et des poésies. Lors du retour de Louis XVIII, elle est inscrite comme pensionnaire de la liste civile ; elle tente en vain de rétablir le chapitre de La Veine. Elle bénéficie de l’indemnité accordée aux émigrés et vit alors sobrement de ce revenu tout en travaillant à écrire une grande histoire de France, inachevée en 1830.

Ont été publiés :
Zénobie (Paris, 1800),
Essai sur le genre d’instruction le plus analogue à la destination des femmes (Paris, 1801 rééd. Tours 1843),
Contes (Paris),
Clémence (Paris, 1802. 3 vol),
Retraite pour la première communion (Paris, 1804),
Histoire des Gaules et de la France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la fin du règne de Hugues Capet (Paris, 1830).


Bibl. : Hoefer.- Nouvelle biographie générale Didot, t. 30, p. 446.


[ Albert Ronsin ]

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