Pierre ROTHIOT
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Thaon-les-Vosges (88) , 20/06/
1907 –
Pessac (33) , 05/06/ 1997 ]
Auteur vosgien
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1907
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Naissance le 20 juin à Thaon-les-Vosges. Son père, après une courte carrière militaire, était devenu contremaître et chef de service à la BTT. Pierre racontera son enfance thaonnaise dans son livre L’Enfant du Void de la Rose.
Il fréquente l’école primaire de Thaon, passe le certificat d’études en 1919, puis entre à l’EPS de Thaon.
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1920
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Son père meurt en août des suites de blessures de guerre.
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1923-1926
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Il est élève à l’École Normale d’Instituteurs de Mirecourt.
Maître d’école à Chavelot, puis à Igney et à Épinal, rue Lormont, il souhaite continuer les études et fréquente avec succès la Faculté des lettres de Nancy. Il est alors nommé professeur au Cours complémentaire de Senones, se marie et sa fille Josette naît en 1932.
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1931
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Ses premières activités politiques datent de ce moment : il adhère à la SFIO en 1931, et en 1936 il fait campagne à Senones pour Paul Elbel, le candidat radical du Front populaire, qui, blessé par des fascistes est dans l’incapacité de faire des réunions.
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1939
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En septembre, il est nommé directeur du Cours complémentaire de Bruyères. Mobilisé, il combat dans le secteur de Wissembourg en juin 1940 (il raconte ses combats dans 150 ans au service du peuple, tome II, p. 67 à 77).
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1940
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Après l’armistice, il est considéré comme prisonnier et envoyé dans des OFLAG en Westphalie de juillet 1940 à avril 1945.
Il refuse la défaite et crée un groupe de résistants gaullistes et laïques (voir le récit de sa captivité dans 150 ans au service du peuple, tome II, p. 135 à 158). Il suit des cours à l’université créée dans le camp et passe des diplômes universitaires qui seront ensuite validés. Il écrit aussi des poèmes qu’il publiera bien plus tard (Poèmes de la Nuit, Résistance 1940-1944, Liberté 6 avril 1945).
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1945
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De retour en France, il devient à la rentrée de septembre 1945, directeur du Cours complémentaire de Mirecourt.
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1946
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Veuf, il se remarie en août avec Françoise Munier, dont il aura cinq enfants.
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1949
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Après avoir fait fonction d’inspecteur primaire dans la circonscription de Neufchâteau, il est nommé professeur à l’École Normale de Mirecourt et y enseigne jusqu’à sa retraite en 1969, les lettres en seconde et première, la psychologie de l’enfant et la pédagogie du français en quatrième année, formant des générations d’enseignants vosgiens.
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1959
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Installé avec sa famille à Vittel, il reprend des activités politiques en montant une liste "républicaine d’action sociale" aux élections municipales de Vittel en 1959 et obtient un résultat fort honorable.
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1960
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Président de l’Amicale laïque des anciens élèves de l’École Normale de Mirecourt, de 1960 à 1980, il réunit et publie deux tomes de témoignages sur l’histoire des Écoles Normales des Vosges (150 ans au service du peuple).
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1965
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À partir de cette année-là, il participe à la reconstruction du parti socialiste dans la "Convention des institutions républicaines".
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1968
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Aux élections législatives de juin, il est candidat contre le député Albert Voilquin et il double alors les voix de la gauche socialiste.
Pierre Rothiot est présent dans toutes les campagnes électorales, soutenant les candidats de la gauche et participant à leurs succès : aux cantonales de 1976, puis aux législatives de 1981 avec Serge Beltrame. En 1983, 1989 et 1995 à chaque élection municipale de Vittel, il anime, dirige ou soutient une liste de gauche qui obtient des élus à chaque scrutin. Il crée les Murmures du Petit Vair, journal d’abord d’action politique puis surtout culturel. Un journaliste le qualifiait peu de temps avant sa mort de "socialiste historique de la plaine".
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1987
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La retraite venue, il écrit ses souvenirs d’enfance : L’Enfant du Void de la Rose (1987). Passionné par l’histoire locale il rédige, avec son fils Jean-Paul, Vie journalière et Révolution dans la plaine des Vosges, Vittel, Mirecourt et son bailliage 1788-1791, puis en 1995, Vittel dans la tourmente et Libération, et avec Françoise, Un seigneur vosgien sous la Terreur, Jean-Joseph Urguet de Valleroy, 1725-1805, publié après sa mort en 1998.
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1997
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Après une courte maladie, il s’éteint à Pessac, le 5 juin.
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