Jacques STROHL

[ Brumath (67), 18/09/1921 – St-Dié-des-Vosges (88), 11/02/2008 ]

secrétaire général du groupe Boussac

Biographie vosgienne

2008 — La Liberté de l’Est

Décès de Jacques Strohl

Les Aulnois ont appris avec beaucoup de tristesse le décès, survenu le 11 février à l’hôpital Saint-Charles de Saint-Dié où il avait été admis la veille, de Jacques Strohl.



Né à Brumath (Bas-Rhin) en 1921, il aurait eu 87 ans le 18 septembre. Après avoir effectué ses études secondaires à Metz, il avait entrepris des études supérieures à la faculté de lettres de Nancy où il avait rencontré Alyette Grandclaude, native d’Anould, qui devenait son épouse en 1942. De cette union sont nés quatre enfants : Jean-Claude, qui vit à Cannes ; Josette, épouse de Tom Morel, qui habite à Chicago (USA) ; Yvan, en région parisienne ; Alain, à Hagondange. Huit petits-enfants puis sept arrière-petits-enfants avaient au fil des années élargi le cercle familial pour le plus grand bonheur de leur aïeul.

Entré dans la vie active en 1943, à la préfecture de Nancy, Jacques Strohl avait rejoint en 1945 le siège spinalien du groupe Boussac pour y remplir la charge de secrétaire général, une fonction qu’il exerça jusqu’en 1979. Parallèlement, il assumait de nombreuses responsabilités dans les instances patronales textiles et interprofessionnelles et dans de nombreux organismes économiques et sociaux, notamment à la Sécurité sociale et dans des caisses de prévoyance et de retraite tant à Épinal qu’à Saint-Dié. C’est ainsi qu’il avait siégé en qualité de membre titulaire à la CCI de Saint-Dié dont, pendant deux mandats, il fut trésorier.

Ces importantes responsabilités, qui lui avaient valu d’être élevé au grade de chevalier de l’ordre du Mérite, ne l’avaient pas empêché de s’intéresser au patrimoine culturel du département et à ce titre il avait été vice-président du conseil d’administration du musée et des Amis du musée d’Épinal.

Passionné de philatélie, il était devenu un spécialiste de la marcophilie, non seulement des Vosges mais aussi de la Lorraine. A l’heure de la retraite en 1980, il s’était installé avec son épouse dans la coquette maison de la route de Saint-Dié où il menait une existence paisible et où il aimait réunir ses enfants et petits-enfants. C’est dans l’intimité familiale qu’un culte protestant a été célébré pour lui hier à 14 h, à Sainte-Marguerite.

[Vosges Matin, 17 février 2008]

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