Chantraine
Jean-Pierre Gérôme nous a quittés

Nous avons appris ce mercredi le décès, à l’issue de deux mois d’une implacable maladie, du graveur et peintre Jean-Pierre Gérôme.
Sa notoriété et sa légitime réputation avaient largement franchi les limites de sa ville de Chantraine dont il était très fier. A la fois pour son cadre de vie mais aussi parce que ses aïeux y vivaient depuis cinq générations. Jean-Pierre Gérôme avait bien entendu une préférence pour le quartier de la Tabagie et du groupe Ellen où il habitait depuis 40 ans.
Né le 27 février 1945 à Épinal, il avait grandi rue Maurice-Barrès et Notre-Dame-de-Lorette. Après avoir fréquenté les bancs de « l’Indus », il avait obtenu un bac en fonderie. Très vite, il a pris une autre direction en devenant démarcheur pour le Crédit Agricole puis chef de rayon aux Coopérateurs de Lorraine. Après avoir travaillé à la Ciprev, il avait franchi le pas en ouvrant sa boutique de graveur et de peintre rue de la Basilique à Épinal en 1989.
Plus d’une dizaine d’années plus tard, il avait transféré cette dernière rue Varroy à Chantraine avant de partir en 2002, rue de Grandrupt à Golbey. Il y a trois ans, il avait cessé toute activité professionnelle pour profiter d’une retraite bien méritée.
Il avait épousé Chantal, artiste de talent comme lui, le 30 octobre 1982 à Chantraine. Il était le papa de Frédérique et de Yann, papa d’Élisa, 9 ans. Laquelle était pour Jean-Pierre Gérôme une joie immense. Ainsi avait-il pris l’habitude de lui préparer des bandes dessinées personnalisées chaque fin d’année.
Pour lui, la maison du Bailli était un peu une seconde maison tant il y avait exposé de gravures mais aussi de pastels, d’huiles et acryliques.
Longtemps il avait été un pilier de l’académie d’Arts plastiques d’Épinal et ses œuvres lui avaient valu de nombreux prix. C’était un homme de conviction et de caractère, il avait eu un engagement syndical au cours de sa vie professionnelle. La peinture était devenue au fil du temps son mode d’expression favori.
Le groupe Ellen et particulièrement le dernier étage où il habitait étaient pour lui un lieu d’observation privilégié sur l’agglomération et sur la vie en général. Il avait d’ailleurs présidé le conseil syndical durant de nombreuses années, particulièrement lors du 50e anniversaire. Son éternel sourire et son
coup de patte vont manquer à beaucoup.
[Vosges Matin, 1er février 2013]