2013 —
Vosges Matin
Francis-Henri Courroy nous a quittés
Nous avons appris le décès de Francis-Henri Courroy survenu à l’âge de 84 ans au centre hospitalier de Golbey.
Francis Courroy, qui se renommait Francis-Henri lors des expositions qu’il organisait, est né le 8 juin 1929 à Toul. Après des études à la Filasse, l’école de textile spinalienne, il en est sorti avec son diplôme d’ingénieur en poche. Il a mené l’essentiel de sa carrière à la chambre de Commerce et de l’Industrie d’Épinal.
Il fut longtemps le président de la Société d’émulation des Vosges avant d’en devenir président émérite. Francis-Henri Courroy a également été administrateur du musée départemental d’art ancien et contemporain.
Toutefois, Francis-Henri Courroy était surtout connu pour ses innombrables collections, qu’il avait débutées très jeune. Ces objets, qu’il possédait en nombre incalculable, étaient sa passion qu’il partageait avec le grand public sous forme d’expositions thématiques. Ce qui l’intéressait, c’était de faire raconter quelque chose aux objets présentés, afin d’inclure l’histoire locale dans l’Histoire. Sa première exposition fut consacrée à la Première Guerre mondiale racontée par la déco. Une cinquantaine suivirent jusqu’à la dernière, présentée il y a quelques mois à la bibliothèque multimédia intercommunale (BMI) autour des véhicules des grands de ce monde, présentés en modèles réduits. Ses expositions éclectiques, organisées avec l’aide de ses disciples Philippe Javelot et Fabrice Henriot, et dont il rédigeait lui-même des catalogues très documentés, étaient toujours très pédagogiques. Même durant son hospitalisation récente à Golbey, il préparait un dernier projet autour des menus officiels et des cartons d’invitation.
Pour l’apport de son oeuvre au monde de la culture et pour la défense du patrimoine historique, il fut décoré de la Légion d’honneur. Il a également été fait chevalier des Arts et des Lettres et officier des Palmes académiques. Il était également chevalier de l’ordre hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem. Féru de généalogie, il avait réussi à faire remonter l’arbre familial jusqu’en 1692.
Dynamique et bienveillant, il laisse l’image d’un homme passionné et volubile, reconnu pour son savoir-vivre et son sens du protocole, lui qui faisait de la politesse la définition de la simplicité.
Ses obsèques seront célébrées le mardi 17 septembre en l’église Notre-Dame-au-Cierge.
[Vosges Matin, 14 septembre 2013].