Henry NAJEAN

[ Epinal (88), 06/03/1889 – Epinal (88), 14/06/1975 ]

avocat

Auteur vosgien Biographie vosgienne

1889
Naissance le 6 mars à Épinal : il est le fils de Gustave Najean.

Études à Épinal, puis à Nancy.

Ami de Maurice Barrès, Jean Lurçat, René Perrout, et surtout de François Blaudez (qu’il surnommera toujours le chacal et qui partageait avec lui des liens très étroits avec le Théâtre du Peuple des Pottecher).

Il effectue son service militaire au 15° Bataillon de Chasseurs à Pied de Remiremont.
1914-1918
Il est blessé deux fois à l’automne 1914, puis une troisième fois lors des combats de Notre-Dame-de-Lorette, le 9 mai 1915 : il sera décoré de la Croix de guerre avec palme avec quatre citations, officier de la Légion d’honneur à titre militaire. Après une paralysie de plusieurs mois et une convalescence subie, il s’engage en 1917 dans une unité de chars.
1919
Il entre au Barreau d’Épinal où il plaidera jusqu’au 1er juillet 1969 (il sera trois fois bâtonnier).

Cette même année 1919, il intègre également le Conseil Municipal d’Épinal. Il sera constamment réélu jusqu’en 1953, longtemps adjoint au maire.
1920
Il soutient sa thèse de doctorat, à l’Université de Nancy, sur la législation antialcoolique pendant la guerre de 1914-1918.

La musique, bien plus que la littérature, sera la grande passion de sa vie. En 1920, il crée l’Orchestre Cosmopolite. Sept années durant, il dirige cet orchestre à ses moments de loisirs : 23 concerts, 60 instrumentistes, et des invités prestigieux comme Alfred Cortot ou Marguerite Long.
1931
Henry aura le bonheur d’avoir trois fils : Jacques (d’un premier lit), officier supérieur, puis Yves, professeur de médecine, écrivain, (né en 1931), et Serge, avocat (né en 1933).
1939-1944
Henry Najean succède à Léon Schwab aux fonctions de maire d’Épinal. Il se fait limoger au bout d’une année de mandat pour refus de signer une déclaration approuvant la politique de Vichy. Il dirige la défense passive de l’agglomération d’Épinal.
1944
Le dimanche 24 septembre, c’est lui qui accroche le drapeau tricolore sur la façade de l’Hôtel de ville, Épinal étant libéré. A la demande du Comité de Libération, il exerce à nouveau provisoirement le mandat de maire jusqu’aux élections de 1945.
1953
Il cesse toutes fonctions municipales.
1969
Il prend sa retraite, après cinquante-six années de barreau, pour mieux se consacrer à sa passion : l’histoire locale.

Membre de la Société d’émulation des Vosges, il en sera vice-président. Son épouse anime l’association des Concerts classiques et celle des Amis des Arts.
1971
Il reçoit le Prix Erckmann-Chatrian pour Le Diable et les sorcières chez les Vosgiens, publié en 1970. Il est le 4ème Spinalien à le recevoir depuis 1945 (après Paul Testart, Léon Fresse et Robert Javelet).
1975
Décès à Épinal le 14 juin, à l’âge de 86 ans.

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