Arches
Jules Perrigot, inventeur du code de la route
Vingt et unième propriétaire de la papeterie d’Arches, maire de notre commune de 1904 à 1919, Jules Perrigot fut aussi l’inventeur, en 1905, du 1er code de la route.

Cet homme est né le 3 novembre 1861 à Vimoutiers en Basse Normandie. Chevalier de la Légion d’Honneur, licencié en droit, diplômé des Arts et Manufactures et ingénieur des brevets d’inventions, Jules Perrigot a aussi été propriétaire de la papeterie d’Arches de 1888 à 1936.
Il fait la connaissance à Paris de Claire Masure, celle qui allait devenir son épouse. Elle est la fille de Léon Masure, directeur et propriétaire des papeteries d’Arches. Le mariage sera célébré le 11 février 1888 à Arches ; la papeterie constituera la dot de Claire par son contrat de mariage.
Il a laissé le souvenir d’un homme à l’activité stupéfiante, tant à la papeterie que dans d’autres affaires industrielles. Il s’est imposé à la présidence de la Chambre de Commerce des Vosges. Il fut également administrateur des Chemins de fer de l’Est et membre fondateur de la Société des Eaux de Vittel. Il créa en 1905 l’Automobile club vosgien.
Face au trafic de plus en plus important sur les routes et après avoir eu, lui-même plusieurs accrochages, il publie en 1905 un
règlement de bonne conduite. Ce sera le 1er code de la route composé de dix articles. Il sera adopté en France, mais aussi par tous les Automobiles clubs d’Europe et d’Afrique du Nord. En 1906, il fait imposer un examen dit de
Connaissances à tous les chauffeurs de maître, puis devient commissaire des conflits routiers.
Jules Perrigot décède le 19 mai 1942 à Vevey, en Suisse. Son corps repose à côté de celui de son épouse à Arches, depuis 1958. L’ancien stade qui jouxtait la papeterie portait son nom. Sa fille, devenue plus tard Mme Carrelet fut la 1ère femme à obtenir son permis de conduire.
Les prémices des règles de conduite

Voici, quelques extraits du code de la route inventé par Jules Perrigot :
- La vitesse sera même ramenée à celle d’un homme au pas si l’état de la route est tel que le croisement soit difficile.
- Dans tout virage où une portion quelconque de la route est masquée, on doit ralentir de façon à pouvoir stopper en 10 mètres.
- Dans les villages, la vitesse devra toujours être assez réduite pour que l’on puisse arrêter en dix mètres si la route est large et en trois mètres si la route est étroite.
- Si, en arrivant à un croisement, deux voitures se découvrent tout à coup et risquent de se heurter, chaque conducteur doit invariablement virer sur sa droite, même si cette mesure lui fait quitter momentanément sa route.
- Si les animaux manifestent de la frayeur, on doit sans exception ralentir et, si cela est nécessaire, arrêter la voiture et même le moteur...
[Vosges Matin, 16 août 2011 - Article non signé, publié dans la rubrique Arches]