Philippe DE FROLOIS DE LUDRE

[ ??, 1274 – , // ]

chevalier

Année de naissance approximative....

Biographie vosgienne

1847 — Biographie universelle ancienne et moderne / Michaud

LUDRE (Ferry de Frolois de) fut la tige d’une branche cadette de la famille des premiers ducs souverains de Bourgogne qui, établie en Lorraine depuis le 13e siècle, peut être regardée comme l’une des plus anciennes et des plus illustres de France.

Ferry descendait de Miles de Frolois (1), qui lui-même était petit-fils d’un puîné de Robert, duc de Bourgogne, frère du roi de France Henri 1er. Miles de Frolois était donc issu en ligne directe de Hugues Capet (2). Il fut l’un des témoins de la fondation de la célèbre abbaye de Cîteaux, faite par Eudes 1er, duc de Bourgogne, en 1098, et assista en 1106, avec Hugues II, successeur d’Eudes, à la consécration de l’église de Dijon par le pape Pascal II.

Parmi ses descendants, on cite :

- Eudes de Frolois, connétable de Bourgogne en 1228 ; Jean II, seigneur de Frolois, qui fut choisi par Agnès, veuve du duc Robert II, pour aller à Paris défendre les droits de la fille de Marguerite de Bourgogne à la couronne de France.

- Ludre (Ferry de), fils de l’un des sires de Frolois, alla s’établir en Lorraine pendant la seconde moitié du 13e siècle, y acheta des domaines considérables, et, en 1283, devint propriétaire de la terre de Ludre dont il prit le nom et qui s’est conservée jusqu’à nos jours dans les mains de sa famille.

- Philippe de Frolois de Ludre, son fils, à la tête de la chevalerie lorraine, emporta d’assaut, vers 1314, la ville d’Épinal.

- Ferry de Ludre, fils de Philippe, épousa Marguerite, princesse de Lorraine, arrière-petite-fille du duc Mathieu 1er et de Berthe, princesse de Souabe, et assista à la fameuse bataille de Crécy avec son cousin Raoul de Lorraine qui y perdit la vie. A son retour en Lorraine, il trouva l’oubli de cette fatale journée dans une brillante expédition contre le duc de Luxembourg.


(1) On trouve écrit : Froloix ou Frollois, Frelois, Fronoit, Farnois, Farneis, Frelay, Frelind, suivant les pays et les époques.

(2) Les preuves de cette filiation se trouvent dans des documents historiques d’une authenticité incontestable, imprimés dès la fin du 16e siècle dans les historiens de France et de Bourgogne, dans plusieurs dépôts publics et particulièrement des archives du royaume. Vers le milieu du siècle dernier, elles furent soumises à l’examen de la chambre des comptes de Lorraine, qui proclama leur validité par un arrêt du 16 Juin 1760.


[in Biographie universelle, ancienne et moderne, ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes. Nouvelle édition revue, corrigée et considérablement augmentée d’articles omis ou nouveaux. Ouvrage rédigé par une société de gens de lettres et de savants. Seconde édition. Publiée sous la direction de M. Michaud.- Paris : chez Madame C. Desplaces, s.d.- Tome 25, page 454].

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